Yverdon a la cote
«Il y a beaucoup de joueuses qui souhaitent rejoindre le projet»

Yverdon Sport Women a réussi sa mission de remonter en Super League. Mais ce n'est que le début du projet de développement du club nord-vaudois. Le point avec l'entraîneur-manager Arnaud Vialatte.
Les Nord-Vaudoises, ici avant le match contre Thoune, devront réussir à conserver leur cohésion malgré la promotion.
Photo: keystone-sda.ch
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Florian PaccaudFlorian Paccaud - Journaliste Blick

«Cette saison a été très constructive.» Au moment de tirer le bilan de cette première année du projet sur sept ans pour le développement de la section féminine d’Yverdon Sport, Arnaud Vialatte était plus que satisfait. «Je ne sais pas encore exactement ce que nous réserve la suite, poursuit l'entraîneur nord-vaudois. Mais nous avons une très bonne base de travail.» Peu après la promotion des coéquipières d’Ilona Guede Redondo en Women’s Super League, un premier changement est survenu.

Yverdon Sport féminin s’appelle désormais Yverdon Sport Women. «Nous souhaitons franchir une nouvelle étape en donnant à notre équipe féminine une identité plus claire, plus forte et plus facilement identifiable, explique le club dans un communiqué en début de semaine. Plus qu’un changement de nom, cette évolution marque une volonté simple: continuer à grandir, ensemble, avec une identité claire, assumée et tournée vers l’avenir.» Un nouvel habillage visuel et un nouveau logo accompagnent cette mue. Le socle est posé, il faut maintenant le développer.

Ce dont l’entraîneur est le plus fier cette saison? «Le fait que les joueuses aient continué à suivre la direction que nous avions fixée. C'était important après la saison dernière, où nous avions commis des erreurs. Nous les avons acceptées et nous avons travaillé dessus.» Si Yverdon a prouvé qu’il évoluait un cran au-dessus des autres équipes de LNB (19 succès, 3 nuls, 0 revers en saison régulière), ce tour de promotion/relégation a montré qu’il n’avait pas beaucoup d'avance sur les cancres de l’élite. «Le chemin est encore long pour atteindre nos objectifs finaux», souligne Arnaud Vialatte.

«Ce qu’ils disent, ils le font»

Pour rappel, le projet YSF Impact, qui cherche à positionner le club comme une référence majeure dans le football suisse, vise à atteindre les objectifs suivants: 50% de footballeuses sous contrat professionnel pour sa première équipe; la moitié de l’effectif de la première équipe composée de joueuses issues de la région; plus de 900 filles au sein du mouvement féminin; une moyenne de 2000 spectateurs par match en saison régulière, et 3500 durant les play-off. Cette première saison a montré qu’il ne s’agissait pas que de belles paroles. «Ce qu’ils disent, ils le font, a confirmé Tanja Bodenmann, qui a rangé ses crampons après onze ans de bons et loyaux services. Il y a tout pour bien faire maintenant.»

Yverdon Sport Women vise un fort ancrage local. A ce niveau, cette saison a été un succès. «Je pense qu'il y a un véritable esprit de famille qui s'est créé, relève le coach. On le voit avec les gens qui viennent nous soutenir. Ce n'est pas uniquement lié aux résultats. Il y a aussi la proximité entre les joueuses et le public.» A la fin de chaque match, même en cas de défaite, les Vertes prennent du temps pour signer des autographes, saluer le public et prendre des selfies.

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«Il y a beaucoup de demandes de la part de joueuses qui souhaitent rejoindre le projet.»
Arnaud Vialatte
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«C'est encourageant et gratifiant d'avoir cette «12e femme» à nos côtés», avait confié Chloé Le Franc après le match à domicile contre Lucerne. En termes de spectateurs, on voit une belle évolution depuis que le projet a été mis en place.» La mayonnaise commence à prendre. «En interne également, les personnes qui travaillent dans le marketing, la communication et autour du club jouent un rôle important dans ce développement», ajoute Arnaud Vialatte. Cet ensemble d’éléments provoque un engouement pour le Nord vaudois.

Pour continuer à grandir, Yverdon Sport Women va continuer à se renforcer. «Il y a beaucoup de demandes de la part de joueuses qui souhaitent rejoindre le projet, avoue l’entraîneur-manager. A nous de bien les sélectionner.» Un défi majeur pour réussir à performer dans l’élite. «Il faudra choisir des personnes prêtes à se battre pour ce plan.» Faire en sorte que tout le monde accepte son rôle et mette la priorité sur le collectif tout en gardant cette énergie positive sera une lourde tâche. Arnaud Vialatte va-t-il conserver sa double casquette? «Joker.»


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