«Nous savions que nous aurions pu gagner ce match.» Pour la première fois depuis le Mondial, Breel Embolo s'est exprimé sur son expulsion contre l'Argentine en quarts de finale du Mondial. «Cela a fait très mal. Bien sûr, nous étions en colère. Nous aurions eu de bonnes chances de passer si on était resté à onze», a confié le nouvel attaquant d'Atlanta United au «New York Times».
Le plus difficile à accepter, selon lui, n’est pas l’expulsion en elle-même. «Quand on sait à quel point il est difficile d’arriver jusque-là, de se retrouver dans cette situation et de construire une telle équipe, c’est dur à digérer», explique-t-il. Breel Embolo sait qu’une telle occasion ne se représentera peut-être pas avant quatre ans. Voire jamais. «C’est ça, le plus dur à accepter. Pas le fait qu’il y ait eu carton rouge ou non.»
Cela fait «partie du sport»
Le fait que les instances de l’International Football Association Board (IFAB) aient reconnu, quelques jours après la finale, que la règle de la «mistake identity» avait été employée à tort ne change rien à son constat. «Nous avons perdu», résume l’attaquant. Pour lui comme pour toute la Suisse, cette erreur d'arbitrage a été un immense coup dur. Mais avec quelques semaines de recul, Breel Embolo estime aussi qu’elle fait simplement «partie du sport».
Ce rouge contre l’Albiceleste restera sans doute, côté helvétique du moins, comme l’un des moments les plus marquants du Mondial 2026. Ce jour-là, l'arbitre vidéo avait prétexté l'emploi de la «mistake identity» pour annuler l'avertissement contre Leandro Paredes, qui n'avait pas été touché par Embolo. A la place, c'est l'attaquant international helvétique qui avait été sanctionné pour être tombé avant d'avoir reçu le coup du boucher argentin. Un deuxième carton jaune qui a tout changé, alors que la troupe de Yakin avait le match en main. La Nati s'était alors retrouvée à 10 contre 11 face aux champions du monde en titre. Elle avait finalement craqué lors de la seconde période des prolongations.

