Projet réalisé «en secret»
Gianni Infantino perd un nouveau soutien de poids

Sandor Csanyi, vice-président du conseil de la FIFA et patron de la fédération hongroise de football, prend ses distances avec le Haut-Valaisan. Notamment en raison du départ de Kevin Lamour.
Le renvoi de Kevin Lamour a été la goutte qui a fait déborder le vase.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le Hongrois Sandor Csanyi, un des huit vice-présidents du conseil de la FIFA, a annoncé retirer son soutien au président de l'instance mondiale Gianni Infantino, sous le feu des critiques depuis son projet, finalement abandonné, d'ouverture à des investisseurs privés.

Dans une lettre à Infantino et consultée mercredi par l'AFP, Sandor Csanyi, également patron de la fédération hongroise de football, dit avoir «perdu la confiance précédemment placée» dans le président de la FIFA.

Pour justifier sa position, Sandor Csanyi évoque «des décisions servant des intérêts politiques plutôt que ceux du football», notamment lors du Mondial 2026, ainsi que le plan d'ouverture de l'instance mondiale à des investisseurs privés, un projet réalisé «en secret, sans en avoir informé le Conseil de la FIFA».

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Le départ de Kevin Lamour

«La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été le licenciement inattendu de Kevin Lamour», le No 3 de la FIFA, ajoute-il. «Ma conviction que vous êtes capables de diriger la FIFA avec succès et efficacement a été sapée», conclut le Hongrois à l'adresse du dirigeant haut-valaisan.

Lundi, la FIFA a annoncé le départ de Kevin Lamour, directeur général des opérations d'où il supervisait des secteurs administratifs clés, comme le juridique, la communication et le personnel. Il avait été l'une des voix les plus haut placées au sein de la FIFA à critiquer le projet de Gianni Infantino, candidat à sa réélection en mars 2027, dénonçant «le projet d'une seule personne».

«Non seulement ce projet ne doit pas voir le jour... mais le moment est désormais venu pour les dirigeants du monde du football de se poser les bonnes questions et de prendre les bonnes décisions», avait-il écrit dans un communiqué envoyé à l'agence de presse AP et publié le 31 juillet.


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