Quatre scénarios s'offrent à lui
La situation est de plus en plus critique pour Gianni Infantino

La pression s'accentue autour de Gianni Infantino. Deux nouveaux proches collaborateurs du président haut-valaisan ont pris leurs distances avec lui. Voici les quatre scénarios qui s'offrent au patron de la FIFA pour le futur.
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Gianni Infantino est soumis à une pression de plus en plus forte à la tête de la FIFA.
Photo: IMAGO/DeFodi.de
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Christian Finkbeiner

Depuis une semaine, Gianni Infantino est sous le feu des critiques après l’échec de son projet de cession de certaines parts de la FIFA. Il apparaît de plus en plus clairement que le Haut-Valaisan, président de la FIFA, s’était lancé seul dans cette tentative de vendre à des investisseurs privés des parts d’une filiale créée dans le but de commercialiser et d’organiser les phases finales de la Coupe du monde.

Après Kevin Lamour, directeur des opérations de la FIFA, c’est désormais au tour du secrétaire général Mattias Grafström, le plus proche confident de Gianni Infantino au sein de l’instance, d’assurer qu’il n’avait aucune connaissance des projets liés à FIFA Forward Enterprise (FFE), comme le rapporte «The Athletic». Mardi, dans un message adressé au personnel de la FIFA – encore majoritairement en vacances d’été après les semaines éprouvantes de la Coupe du monde –, Mattias Grafström a écrit que la semaine écoulée avait été exceptionnelle et difficile pour tous les collaborateurs. «Nous avons tous été pris dans une tempête difficile à comprendre et à accepter», a-t-il déclaré.

Que se passera-t-il le 18 mars 2027?

Arsène Wenger, directeur du développement du football à la FIFA depuis 2019, prend lui aussi ses distances avec Gianni Infantino. L’ancien entraîneur d’Arsenal affirme dans un communiqué qu’il n’était pas au courant de la création de FFE et qu’il en a pris connaissance par les médias. «La décision de retirer le projet était absolument nécessaire et incontestable», estime le Français. Vendredi, le conseiller Carlos Cordeiro avait déjà été le premier proche de Gianni Infantino à se désolidariser du président de la FIFA en présentant sa démission.

Alors que l’UEFA poursuit sa stratégie offensive, en menaçant notamment d’étendre la Ligue des nations à l’échelle mondiale, et que certaines fédérations, comme celles du Pays de Galles ou de la Serbie, affichent publiquement leur opposition à Gianni Infantino, le président de la FIFA, dont la position vacille, conserve surtout le soutien de plusieurs fédérations africaines (notamment le Maroc), du Moyen-Orient (Qatar, Émirats arabes unis et Koweït) ainsi que d’autres associations asiatiques, comme le Bhoutan. Selon le «Times», Gianni Infantino a convoqué une réunion de crise au Maroc ce mercredi. Son ordre du jour reste inconnu.

Une chose est sûre: toutes ces prises de position publiques n’ont aucune valeur contraignante. L’élection se tiendra le 18 mars 2027 lors du Congrès de la FIFA à Rabat. Le candidat qui obtiendra la majorité des 211 voix de l’Assemblée générale présidera la FIFA pour les quatre années suivantes. À ce stade, quatre scénarios sont envisageables.

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Gianni Infantino démissionne

Depuis les révélations sur cet accord négocié en coulisses, Gianni Infantino a perdu une grande partie de sa crédibilité et de la confiance de nombreux membres. Pour l’UEFA en particulier, qui a qualifié cet accord de «sordide, négocié à huis clos et opaque», le Valaisan est devenu inacceptable, notamment en raison de son rapprochement avec Donald Trump et de l’affaire Balogun.

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Gianni Infantino est contraint de quitter ses fonctions

Pour engager une procédure de destitution, 20% des 211 fédérations membres doivent, conformément à l’article 25 des statuts de la FIFA, demander la convocation d’un congrès extraordinaire. Une autre possibilité serait qu’une majorité des 37 membres du Conseil de la FIFA convoque une réunion d’urgence et demande à Gianni Infantino de démissionner. Parmi les membres les plus connus figurent notamment les présidents des confédérations continentales, le président de la DFB Bernd Neuendorf, l’ancien international monténégrin Dejan Savićević et le président de la fédération argentine Claudio Tapia.

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Gianni Infantino est destitué

Le 18 mars, à Rabat, Infantino pourrait être battu lors de l’élection à la présidence de la FIFA. Pour cela, ses opposants devront s’accorder sur un candidat capable de réunir au moins 106 voix. L’Europe (55 membres), ainsi que l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud (35 membres), seules confédérations à s’être clairement positionnées contre Gianni Infantino jusqu’à présent, devront convaincre plusieurs autres fédérations de soutenir leur candidat. Les candidatures devront être déposées au plus tard quatre mois avant le scrutin.

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Gianni Infantino reste président de la FIFA

Si Gianni Infantino se représente et obtient la majorité des 211 voix, il conservera son poste. Il entamerait alors officiellement un troisième mandat, qui serait aussi le dernier autorisé par les statuts de la FIFA pour l’ancien secrétaire général de l’UEFA. S’il va au terme de ce mandat, il quittera la présidence en 2031, après quinze années à la tête de la FIFA.

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