«Ils ont été vraiment super»
Au final, Jean-Michel Viquerat a plus qu'apprécié les fans du Servette FC

Jean-Michel Viquerat était très inquiet avant de recevoir le Servette FC et ses supporters en Coupe de Suisse samedi. Au final, le président du FC Bavois a été ravi de l'expérience, au point de sympathiser avant, pendant et après le match avec les fans grenat.
Les supporters genevois ont eu droit à un joli après-midi dans le Nord vaudois.
Photo: Pascal Muller/freshfocus
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Déjà avant le coup d'envoi du match entre son FC Bavois et le Servette FC samedi, Jean-Michel Viquerat s'approche de «Blick». «N'hésitez pas à écrire que tout se passe très bien, ils ont été très corrects», lâche le président du FC Bavois. «Ils», ce sont les supporters du Servette FC qui venaient d'arriver au stade des Peupliers via l'arrêt de train (très) voisin.

Environ 300 fans genevois sont descendus du train et ont longé les champs de maïs avant de s'arrêter respectueusement devant la caisse du secteur visiteurs et de payer leur ticket d'entrée sans rechigner, malgré le prix jugé un peu trop élevé (25 francs) par certains. Jean-Michel Viquerat et le staff du FC Bavois s'imaginaient déjà devoir courir après les fraudeurs au milieu des cultures, tant il était possible de contourner le dispositif et les barrières, les Peupliers étant littéralement situés au milieu des champs. Mais rien de tout ça.

La «Section Grenat» était seule

Le FC Bavois, fortement incité par la Gendarmerie, avait prévu plusieurs secteurs pour les fans genevois au cas où la «Section Grenat» et «Les Plus Malins» se retrouvent tous deux dans le Nord vaudois. Pas question de les voir se croiser, les récents événements du Letzigrund étant encore dans tous les esprits. Mais «Les Plus Malins» n'ont pas entrepris le déplacement dans le Nord vaudois et la famille du Servette FC était donc unie ce samedi. Et c'est peu dire que tout s'est bien passé. La «Section Grenat» voulait-elle montrer que lorsqu'elle est seule, tout se passe bien? Si c'est le cas, alors la démonstration a été plus que réussie.

Photo: Pascal Muller/freshfocus

«Je suis allé parler avec des responsables avant le match pour sentir l'état d'esprit», explique Jean-Michel Viquerat, pas vraiment le genre à se défiler lorsqu'il se trouve sur son territoire, aux Peupliers. A-t-il été bien reçu? «Très bien! Ils m'ont dit qu'ils allaient lancer deux ou trois pétards, mais qu'ils feraient attention au terrain et qu'ils allaient être très attentifs à ne commettre aucune dégradation. Et ils ont tenu parole», se réjouit le président, visiblement ravi de son immersion de quelques minutes dans le milieu ultra. «Vraiment, ils ont été super. Et mon responsable des buvettes m'a dit que tout s'était bien passé aussi.»

«Franchement, ils reviennent quand ils veulent!»

«Ils nous ont même dit qu'ils espéraient revenir l'année prochaine, que tout était bien organisé», glisse un bénévole des buvettes visiteurs, qui confirme l'extrême amabilité des fans genevois. «Il y en a un ou deux qui ont gueulé parce qu'on mettait trop de temps pour tirer une bière, mais c'est bien le seul moment où il y a eu de la tension», rigole ce même bénévole, qui a passé lui aussi un bel après-midi au milieu des fans grenat. «Franchement, ils reviennent quand ils veulent!»

Photo: keystone-sda.ch

La satisfaction du FC Bavois est même allée jusqu'à l'après-match. «Le staff de Servette a commandé des pizzas à notre restaurant pour les manger dans le bus du retour, ça nous a fait plaisir, c'est un geste qui compte», assure Jean-Michel Viquerat, qui souligne que Bâle n'a pas eu la même classe en venant jouer un match de préparation face à Sochaux. Vraiment, Servette a fait l'unanimité ce samedi aux Peupliers. Et les inquiétudes de l'avant-match en termes de sécurité, bien réelles, se sont vite évaporées devant la réalité des faits.

La Gendarmerie, elle, peut oublier sa facture

La question financière, elle, n'a pas bougé. Bavois a accueilli 1303 spectateurs, en dessous de ce qui était espéré, et le devis de la Gendarmerie (40'000 francs) est toujours une menace qui plane au-dessus du club. Et là, pas question de flancher, le club nord-vaudois reste sur sa position: cette facture restera longtemps en bas de la pile, jusqu'à finir dans la corbeille à papier.

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