Coup de sang après Qatar - Suisse
Fou de rage, un expert s'en prend à «la dictature de la FIFA»

Gary Neville, consultant à la TV britannique, s'est emporté après le match Qatar - Suisse. La raison de son courroux? L'absence d'images qui, selon lui et à tort, aurait été causée par la dictatoriale FIFA.
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Photo: Getty Images
Blick Sport

Bien avant l'égalisation qatarie dans les arrêts de jeu, une action a retenu l'attention lors du match entre le Qatar et la Suisse, durant la première période L'arbitre hondurien Said Martinez n'hésite pas une seconde: penalty pour la Suisse, le gardien qatari Mahmoud Abunada a fauché Remo Freuler lancé dans la surface. Breel Embolo se charge de la sentence et envoie le portier du mauvais côté.

Sauf que les ralentis sèment le doute: Freuler semble parti d'une position de hors-jeu sur la déviation d'Embolo, juste avant le contact. La VAR vérifie longuement... et confirme le penalty. Sans jamais tracer la moindre ligne à l'écran.

Le hors-jeu possible de Remo Freuler n'a jamais affiché à l'écran ni même les lignes de la VAR. De quoi faire exploser Gary Neville, consultant pour le compte de la chaîne britannique ITV: «Pourquoi ne nous le montrent-ils pas? Ils l'ont fait lors du dernier tournoi. Les supporters se méfient déjà de la FIFA et de la technologie. C'est très discutable, car pour moi, il y a hors-jeu jusqu'à preuve du contraire.»

«C'est un scandale»

L'ancien défenseur international n'en est pas resté là: «C'est comme une dictature. L'idée qu'ils gardent ces preuves en interne et ne les montrent pas aux supporters des pays qui participent aux tournois est tout simplement ridicule. Franchement, ne pas montrer la preuve du hors-jeu… Prouvez-nous qu’il y a hors-jeu. Montrez-le tout de suite. Pourquoi ce manque de transparence?»

Sur le plateau, Ian Wright est parti sur les mêmes grands chevaux: «Avec la ligne d’arbitrage quasi automatique, pourquoi n’avons-nous rien vu? On le voit toutes les semaines en Premier League. Il a l’air hors-jeu. Je ne comprends pas. Ils font ce qu’ils veulent tranquillement installés dans leurs bureaux. C’est un scandale!»

Une simple panne technique

Sauf que la FIFA a depuis livré sa version, et elle douche la thèse du complot. Dans un communiqué diffusé sur ses canaux officiels, l'instance explique qu'une brève panne technique, dans la région de la baie de San Francisco, a empêché la génération du graphique d'animation avant le penalty accordé à la 14e minute. Le souci a été réglé rapidement.

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Mais plus important encore, le travail de la VAR n'a, lui, pas été affecté: la procédure habituelle a été suivie, et les lignes tracées pour contrôler la position des joueurs n'ont révélé aucun hors-jeu sur les deux situations qui précèdent immédiatement la décision. Autrement dit, Remo Freuler était bel et bien onside, animation à l'écran ou pas.

Le vrai drame helvétique est d'ailleurs ailleurs. Largement dominatrice, la Suisse a oublié de tuer le match et s'est fait rejoindre dans le temps additionnel sur une tête de Khoukhi et deux points envolés. La polémique fait les gros titres à Londres. À Berne, on pestera surtout contre une équipe qui s'est sabordée toute seule.

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