Le FC Sion est reparti frustré de son long voyage en Azerbaïdjan. Et pour cause: dominateurs durant la majeure partie de la rencontre, les Sédunois n'ont pas réussi à venir à bout du BATE Borisov (1-1). «On n'a pas grillé nos chances de qualification», positivait Didier Tholot après la rencontre, lui qui a perdu Benjamin Kololli (gêne au mollet) durant l'échauffement et qui pouvait regretter un certain manque de réalisme dans les 30 derniers mètres pour expliquer ce nul (16 tirs à 6, 6 cadrés à 1).
«Je trouve qu'on fait une très bonne première mi-temps et on est mal payés à la pause. On est un peu plus en difficulté en deuxième, même s'ils n'ont pas vraiment eu d'occasions. On avait un peu moins de jus, un peu plus de déchet. Mais, sur l'ensemble des deux mi-temps, je pense qu'on se crée quatre ou cinq occasions par période. Il nous a manqué de la justesse, un peu de réussite et certainement un peu de peps ou de jus pour mettre le ballon au fond. Il faut continuer dans ce qu'on est en train de faire. On a, je crois, 66 ou 67 % de possession», détaillait-il, ajoutant avoir été gêné par une chose: le but encaissé. Forcément.
Stade vide et terrain compliqué
«Parce qu'on est en train de discuter une décision arbitrale et qu'on doit, sur ce plan-là, se replacer plus vite.» Ce qui n'a donc pas été le cas et Vladislav Varaksa, en plus de son talent, a pu en profiter pour ouvrir la marque contre le cours du jeu (16e). De quoi compliquer la tâche du FC Sion, déjà confronté à un bloc bas, en plus de devoir composer avec une ambiance étrange, dans un stade vide puisque huis clos, et une pelouse compliquée.
«On a vu que pas mal de joueurs glissaient. On le savait, on l'avait constaté la veille. Maintenant, c'était la même chose pour les deux équipes. Oui, cela ne favorise peut-être pas ceux qui veulent faire le jeu, mais plutôt ceux qui défendent. En tout cas, on sait que, dans une semaine, on aura une très bonne pelouse», positivait ensuite Didier Tholot.
«C'est de bon augure pour la suite»
Même son de cloche du côté de Numa Lavanchy. Le latéral valaisan, peu mis à contribution défensivement, s'est montré, comme très souvent, actif sur son couloir droit, combinant à plusieurs reprises avec Ilyas Chouaref. Une activité qui lui a coûté de l'énergie en fin de match, lorsque les Sédunois cherchaient à tout prix à quitter l'Azerbaïdjan avec la victoire. Et le constat vaut pour toute l'équipe.
«C'est le premier match, c'est comme ça, il faut reprendre le rythme. C'est vrai qu'on est partis très fort. Au fil de la rencontre, c'était un peu plus compliqué et, à la fin, il y avait un peu plus de déchet dans les choix et dans les gestes parce que c'est forcément éprouvant. Mais, comme je l'ai dit, c'est un très bon match. On peut le prendre de manière positive, même si on aurait dû le gagner pour se donner un petit avantage avant le retour», soufflait-il, confiant avant le match retour prévu jeudi prochain.
«On a les moyens de passer. On a vu qu'ils se créent une occasion et marquent, alors que nous, on fait le jeu, on a le ballon et on développe de belles choses. C'est de bon augure pour la suite.» Confirmation attendue à Tourbillon.
