Le FC Sion a découvert l'imposante Johan Cruijff ArenA ce mercredi après-midi. Les plus de 51'000 places du stade en configuration européenne seront toutes occupées jeudi soir, ce qui démontre un intérêt de la part des supporters néerlandais pour la rencontre. Comme pour tous les matches de l'Ajax d'ailleurs (53'531 spectateurs de moyenne la saison dernière), quel que soit l'adversaire, qu'il se nomme Feyenoord, PSV ou Cambuur.
Il en est cependant tout autre concernant la presse néerlandaise. En effet, si une bonne dizaine de journalistes locaux étaient présents lors de la conférence de presse des Ajacides, il n'était que deux lorsque Didier Tholot et Franck Surdez se sont présentés face à la presse deux heures plus tard. Les reporters néerlandais n'étaient pas très intéréssés, gardant leur tête sur leur écrans d'ordinateur respectif et ne posant aucune question.
«À sa place, je prononce les mêmes mots»
Deux heures avant le passage des Sédunois, Davy Klaassen mettait des mots sur la confiance des Ajacides avant cette rencontre retour («Si nous foirons notre match, alors Sion aura une chance»), après la victoire 2-4 de l'aller. «Si je suis à sa place, je prononce les mêmes mots. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une atteinte à nos qualités. Le résultat du match aller fait qu’ils se trouvent dans une position très favorable», réagit Didier Tholot lucide face à la montagne qui se dresse face à équipe.
Jeudi soir, il lui faudra remonter un déficit de deux buts. Le clan valaisan croit tout de même l'exploit. «C’est une situation difficile, mais dans le football, il y a toujours des possibilités de renverser la situation, toujours des possibilités d’exister. C’est donc ce que nous venons faire ici», assure le Bordelais, qui s'attend à un début de match compliqué dans cette Johan Cruijff ArenA. «Il faudra être solides, courageux et justes techniquement parce que, lorsque nous aurons le ballon, cela les empêchera d’attaquer.»
Sion peut-il faire douter l'Ajax?
La clé de la rencontre résidera sans doute dans la capacité pour le FC Sion d'emballer la rencontre. Inscrire le premier but, et donc instaurer un début de doute dans les têtes amstellodamoises, pourrait être déterminant. «Ce qui va surtout être important, cela sera d'être solide. Quand on voit leur potentiel offensif, il faudra être solide et profiter des moindres situations pour les mettre en difficulté. Cette équipe est plus portée sur l'offensive», contre Didier Tholot, qui n'aura pas besoin de motiver ses joueurs avant la rencontre («Quand tu exerces ce métier et que tu viens jouer un match comme celui-ci, il faut être à 120%»), et qui espère s'appuyer sur la bonne heure de jeu de ses joueurs à Tourbillon.
«Pendant une bonne partie du match, nous avons réussi à les regarder dans les yeux.» À Amsterdam, les Valaisans ne seront d’ailleurs pas seuls à y croire: plus de 800 supporters sédunois sont attendus dans une ArenA qui, elle, ne semble pas encore envisager que l’impossible puisse se produire.
