Le BATE Borisov balayé 4-0
Le FC Sion régale, Didier Tholot tempère l'euphorie

Après avoir demandé à ses joueurs d'être plus «tueurs», Didier Tholot a vu le FC Sion balayer le BATE Borisov (4-0). Mais le technicien retient surtout le clean sheet et pointe encore des axes de progression.
Didier Tholot et le FC Sion ont balayé le BATE Borisov jeudi soir à Tourbillon.
Photo: keystone-sda.ch
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Bastien FellerJournaliste Blick

Didier Tholot demandait avant le match retour face au BATE Borisov à ses joueurs d'aborder la rencontre avec un esprit davantage «tueur». Le technicien français a été entendu puisque Winsley Boteli a pu ouvrir la marque face aux Biélorusses dès la cinquième minute de jeu. De quoi rapidement enlever un poids des épaules des Sédunois.

«On a été réalistes tout de suite, ce qu’on n’a pas été là-bas», se réjouit le coach du FC Sion, pour qui le plus important était forcément d'être au rendez-vous du troisième tour qualificatif. «Et surtout de ne pas prendre de but après les quatre encaissés dimanche à Berne face à Young Boys», ajoute Didier Tholot qui, malgré la claque infligée au BATE Borisov (4-0), ne se montre pas plus heureux que ça de la prestation de son équipe. «On a été sérieux et appliqués, mais ce n’est pas notre plus grand match dans le jeu. Même si c'est compliqué face à une équipe qui vient pour défendre.»

«Ce duo doit s'améliorer»

Comme attendu, la formation de Vitali Rogozhkin n'a rien proposé ou presque, malgré une possession de balle bien supérieure à celle affichée lors du match aller (47% contre 34%). Cinq tirs, aucun cadré, même si une lourde frappe d'Erick Puerto a fait trembler la barre transversale du but d'Anthony Racioppi à la 78e minute, alors que le score était déjà de 4-0. Sion a donc pu valider un clean sheet bienvenu après le match face à YB. «Cela fait vraiment du bien», confirme Jan Kronig, apparu très énervé au Wankdorf dimanche. «La saison dernière, on a réalisé beaucoup de clean sheets et c'est l'ambition de tout le monde maintenant.»

Offensivement, les joueurs de Didier Tholot ont donc été plus tranchants. Mais aussi plus intelligents. Le Bordelais demandait à ses deux attaquants, Rilind Nivokazi et Winsley Boteli, de davantage travailler de sorte à se libérer mutuellement. Le premier but en est d'ailleurs une bonne illustration puisque le Kosovar créait un espace dans son dos dont l'international suisse M21 a pu profiter. «Mais ce duo doit quand même s'améliorer dans le jeu», estime le Bordelais, exigeant, mais malgré tout content d'avoir été entendu. «On avait montré les images, on savait qu'ils étaient en difficulté sur les côtés et qu'il fallait être présent sur les centres.»

Sion doit-il changer de tireur de penalty?

Seule ombre au tableau valaisan, le nouveau penalty manqué par Ali Kabacalman. Un fait devenu récurrent pour le capitaine, qui affiche un faible taux de réussite depuis début 2025 (3 sur 7, soit 43%). «Il les avait pratiquement tous mis durant les matches amicaux et les exercices qu'on a faits. Je n'ai pas l'habitude de retirer ma confiance, mais on va réfléchir et prendre une décision. Je préfère qu'il le rate aujourd'hui et qu'il le mette quand c’est décisif.»

Une réflexion qui pourrait rapidement devenir concrète, dès le troisième tour qualificatif face aux Arméniens du FC Noah. Un adversaire qui a été observé depuis le stade, comme lors du tour précédent avec le BATE Borisov. «Mais on va déjà penser à dimanche (ndlr: la venue du FC Lucerne), on veut ouvrir le compteur en championnat.»

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