Tourbillon retrouve l'Europe
Sion veut transformer sa domination en qualification

Le FC Sion retrouve Tourbillon pour un rendez-vous européen attendu depuis dix ans. Face au BATE Borisov, les Valaisans devront cette fois concrétiser leur domination pour poursuivre leur aventure continentale.
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Sion retrouve le BATE Borisov ce jeudi, après le nul 1-1 du match aller.
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Bastien FellerJournaliste Blick

Dix ans après, l'Europe fera ce jeudi son grand retour à Tourbillon. L'adversaire se nommait Braga en 2016, il se nommera BATE Borisov en 2026. Une équipe sur le papier bien plus modeste que les Portugais, que les Valaisans connaissent, puisqu'ils l'ont affrontée jeudi dernier, lors du match aller du deuxième tour qualificatif de la Conference League.

Les Sédunois étaient rentrés d'Azerbaïdjan avec un match nul à huis clos frustrant (1-1), malgré une nette domination. «Ils ont deux occasions et ils marquent un but», rappelle Didier Tholot ce mercredi. Entre les deux manches de Conference League, les Valaisans se sont inclinés dimanche à Berne face à Young Boys (4-2), une défaite qui laisse, trois jours plus tard, elle aussi un goût amer. «En foot, tu ne peux pas prendre quatre buts. C'est un gros point noir du match, surtout qu’il y a trois coups de pied arrêtés dans le lot. C'est une question de mentalité, on n'a pas été assez guerriers», analyse le Français, qui veut se servir, en partie, de ce revers pour la venue des Biélorusses.

Le BATE proposera-t-il autre chose?

«On en tient compte. On sait que les matches de Coupe d’Europe se jouent à peu de choses. Il faudra être bons défensivement et meilleurs offensivement qu’à l’aller», assure-t-il. Quoi qu'il en soit, la physionomie de la rencontre aller doit permettre au FC Sion et à ses supporters d'aborder la manche retour avec confiance. Sion avait eu le ballon la majeure partie de la rencontre (66 % de possession) et n'avait pratiquement rien concédé, si ce n'est cette ouverture du score tombée sur une frappe lointaine.

Tourbillon retrouvera ce jeudi la Coupe d'Europe.
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«Je ne pense pas qu’ils puissent révolutionner leur style de jeu. Ce sera un bloc bas, dont les principales armes seront le jeu long et les attaques rapides», estime-t-il, espérant que ses joueurs feront preuve de davantage d'efficacité face au but biélorusse. À Sumgayit, les Sédunois avaient tenté 23 frappes (8 cadrées), sans toutefois pousser le portier adverse dans ses retranchements.

«On sait ce qu'on doit faire»

«Tant qu’on n’est pas tueurs, on va leur donner le droit d’espérer. Il faudra faire la décision rapidement. Il faudra être organisés pour ne pas leur laisser la moindre opportunité», appuie Didier Tholot, qui rappelle qu'Ali Kabacalman (4e) et Ilyas Chouaref (5e) avaient eu l'occasion d'ouvrir la marque rapidement en Azerbaïdjan. Mais aussi que les transitions pourraient faire mal. «On sait ce qu’on doit faire, on ne doit pas prendre l’adversaire à la légère. On sait qu’on est capables de résister et de les faire plier.»

Cela avec l'aide d'un public qui poussera les Sédunois jusqu'à la dernière minute, mais aussi d'un terrain de jeu en bien meilleur état que celui proposé en Azerbaïdjan. «À huis clos, ce n'est jamais facile. Je me souviens de l'époque COVID, c’était difficile de trouver une motivation supplémentaire. Là, on n’aura aucune difficulté à vite entrer dans le match», assure-t-il encore. De quoi légitimement espérer prolonger l'aventure européenne avec un déplacement en Arménie ou en Moldavie la semaine prochaine.

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