«On a envoyé quelqu'un»
Didier Tholot prépare Chiètres avec le même respect que l'Ajax

Pas question de prendre le FC Chiètres de haut avant de défier l'Ajax, assure Didier Tholot. L'entraîneur du FC Sion a envoyé un émissaire observer et analyser le club fribourgeois, son adversaire de dimanche en Coupe de Suisse.
Didier Tholot et le FC Sion vont défier Chiètres en Coupe de Suisse, puis deux fois l'Ajax en Conference League.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Non, Sion n'a pas raté son début de match face au FC Noah jeudi en Conference League, en tout cas à en croire Didier Tholot. «Je ne suis pas d'accord avec cette analyse. Oui, on a encaissé le premier but et on a peiné à se montrer dangereux. Mais cela tient surtout à la qualité de notre adversaire. On a été mis en difficulté par une équipe qui avait un plan et qui l'a bien appliqué», a assuré l'entraîneur du FC Sion, lequel a vu son équipe être menée d'un but à la pause à la suite d'un penalty concédé par Ali Kabacalman, puis s'imposer 2-1 au final.

«Noah, c'est une équipe habituée aux compétitions européennes, qui était en phase de groupe les deux dernières années. Et pas par hasard! En début de match, ils étaient à un contre un partout sur le terrain. Ils nous ont bougé, mais en jouant ainsi, ils ont laissé beaucoup d'énergie et de force», enchaîne Didier Tholot, qui n'a pas souhaité changer beaucoup de choses à la mi-temps.

«Il faut être prudent à la pause»

Le technicien bordelais a ainsi envoyé les onze mêmes joueurs à l'assaut de la deuxième période, malgré l'urgence, et la suite lui a donné raison. «Les dix dernières minutes de la première période étaient meilleures, on avait la possession. Bien sûr que j'ai réfléchi à changer quelque chose, mais déjà contre Vaduz, j'aurais pu changer et je ne l'ai pas fait. Il faut être prudent à la pause, bien jauger le pour et le contre. L'idée, c'était de se servir de la pause pour recadrer tout le monde, donner une nouvelle énergie, mais sans déstabiliser personne», explique-t-il.

Et hop, les barrages contre l'Ajax!
Photo: Pascal Muller/freshfocus

Sion, avec les mêmes joueurs, a été flamboyant dans le premier quart d'heure de la deuxième période, marchant sur une équipe de Noah dépassée. «On a été bien meilleurs, tout simplement. Devant, les quatre étaient trop statiques en première période. Dès qu'on a mis plus de mouvement, on a mis Noah en difficulté.» Winsley Boteli a égalisé, Baltazar a donné l'avantage à Sion, sur deux assists de Rilind Nivokazi, mais même au-delà de ces deux buts, Sion a été très entreprenant, se créant beaucoup d'occasions. Ces trois joueurs ont d'ailleurs mérité les félicitations de leur coach après le match, même sans avoir tout fait juste.

«Winsley travaille énormément. Bien plus qu'avant. Il fait les efforts défensifs, il est capable de revenir et de jouer dos au jeu maintenant. Il n'est plus dans le stéréotype de l'attaquant qui ne fait que marquer», a analysé le coach au sujet du Genevois, lequel a inscrit un but lors de chacun des quatre matches de Conference League. Son avis sur Rilind Nivokazi: «Nivo, qui n'est pas dans une passe exceptionnelle, est décisif deux fois. Je suis très content pour lui». Et Baltazar? «Un homme de l'ombre, toujours là pour récupérer des ballons, qui inscrit un but qui le met bien en valeur.»

«On ne prend personne de haut»

Avant de penser à recevoir l'Ajax jeudi en barrages de la Conference League, Sion s'en va défier Chiètres en Coupe de Suisse dimanche. Si le prochain match est toujours le plus important, une exception pourrait être faite, non? Comment se concentrer sur une équipe de 2e ligue lorsqu'un géant du football européen arrive quatre jours plus tard? «Il faut toujours respecter les équipes en face. On a envoyé quelqu'un analyser Chiètres, on ne prend personne de haut», répond Didier Tholot, qui devrait tout de même faire passablement tourner.

L'Ajax? «On est face à un mur»

Ensuite, place à l'Ajax. Avec quel discours? L'an dernier, Peter Zeidler avait affirmé dès le tirage au sort que son Lausanne-Sport allait éliminer Besiktas. Les faits lui avaient donné raison. Et Didier Tholot, que dit-il du géant néerlandais? «On est face à un mur. On n'a rien à perdre. Si on avait été éliminés contre Noah, le discours aurait été qu'on avait échoué, moi le premier. Mais là on a beaucoup à gagner. Dans l'esprit des joueurs, l'approche du match va être différente.» Un discours à l'ambition moins assumée que celui du LS l'an dernier. Mais qui ne veut pas dire que Sion partira battu d'avance, loin de là...

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