«Nathanaël Saintini? Nous le comparons à Jules Koundé!» Ce journaliste arménien a tenu à dire à Blick le bien qu'il pensait de l'ancien défenseur du FC Sion, visiblement bien intégré en Arménie. Son entraîneur Sandro Perkovic est lui aussi très enthousiaste au sujet d'un joueur qui ne faisait pas l'unanimité en Valais. «C'est un joueur fantastique pour nous. Je suis heureux de l'avoir, il nous a beaucoup aidé la saison dernière et ce sera le cas cette saison aussi.»
Le coach croate a-t-il demandé à son défenseur de lui parler des secrets du FC Sion? «Pas plus que ça honnêtement. Je ne voulais pas trop le solliciter, mais je lui ai tout de même posé quelques questions sur des sujets spécifiques qui m'intéressaient, sur les joueurs notamment... Je vais utiliser ces aspects pour la préparation du match, mais ce n'est rien de bien spectaculaire sincèrement.»
Le vestiaire du FC Noah parle en partie français
Le grand défenseur français sera titulaire ce jeudi à l'Abovyan Stadium, lui qui peut échanger dans sa langue natale avec plusieurs joueurs de l'effectif, dont le milieu offensif ou attaquant Gor Manvelyan. Àgé de 24 ans et international arménien, il a été formé au FC Nantes et a répondu avec plaisir aux questions de Blick à la veille d'affronter le FC Sion.
«J'avais une très bonne relation avec Tim Fayulu, qui était là la saison dernière, et c'est la même chose avec Nathanaël. On s'entend bien, on parle souvent ensemble», explique Gor Manvelyan, impatient d'affronter le FC Sion jeudi.
Noah veut retrouver la Conference League
«C'est une très belle équipe, mais nous avons une chance, bien sûr! Jouer une phase de groupe est très important pour le club et nous allons tout faire pour», assure-t-il, alors que Noah vient de disputer les deux dernières Conference League avec un certain succès. Buteur et passeur décisif au tour précédent face au Zimbru Chisinau, le vif joueur offensif sera un homme à surveiller pour les hommes de Didier Tholot. Mais de loin pas le seul.
Le FC Noah est en effet une équipe à prendre extrêmement au sérieux, ce dont le staff du FC Sion, qui l'a visionné sur place lors des deux matches face au club moldave, a pu se rendre compte. Mais le club arménien est lui aussi prêt et son entraîneur Sandro Perkovic sait tout du FC Sion, de son effectif actuel comme de son histoire.
Le coach du FC Noah sait tout du FC Sion
Le Croate s'est ainsi amusé à apprendre aux journalistes arméniens en pleine conférence de presse que Sion avait gagné treize finales de Coupe d'affilée et que son président avait l'habitude de changer régulièrement d'entraîneur. «Mais aujourd'hui, monsieur Tholot est en place depuis trois ans, c'est nouveau à Sion! Ils ont un noyau d'équipe qui se connaît depuis trois, quatre ou cinq saisons, ils sont redoutables.» 10 sur 10.
Une autre anecdote sur le FC Sion, gospodin Perkovic? «Forcément, ils ont eu un entraîneur croate, une légende», répond-il, taquin. Fait-il référence à Ciro Blazevic, en poste dans les années 70 en Valais? Le clin d'oeil fait office de réponse affirmative.
L'entraîneur du FC Noah n'a pas hésité à déplacer la pression sur le FC Sion. «C'est une très bonne équipe, ce sera un gros défi pour nous. Le point qui m'inquiète le plus, c'est l'intensité. La Super League suisse est le deuxième meilleur championnat européen sur ce plan! Est-ce qu'on va pouvoir rivaliser dans ce secteur? Si oui, nous avons une chance... Nous sommes une bonne équipe et avons confiance en nous et en nos qualités, mais nous savons quel adversaire nous affrontons.»
Le FC Noah a battu l'Ararat-Armenia 4-0 la saison dernière en championnat, mais n'a pas été assez régulier pour remporter le titre. Alors que son rival bataille en Champions League, et s'y montre impressionnant puisqu'il est qualifié pour le troisième tour (contrairement au champion de Suisse) et est déjà assuré de jouer une phase de groupe européenne (contrairement à tous les clbus suisses), le FC Noah devra battre Sion, puis l'Ajax ou Shelbourne pour y parvenir. Un chemin compliqué, mais Sandro Perkovic y croit.
Les clubs arméniens font une bonne campagne européenne
«Si nous avons la pression? Non. Au FC Noah, nous avons une pression de performance, pas de résultat. Nous voulons nous qualifier, bien sûr, mais ce sera un défi difficile», répond-il. Que pense-t-il du développement du football arménien? «La ligue est compétitive, avec des joueurs expérimentés et d'autres à fort potentiel. Il y a des bons entraîneurs aussi. Les quatre clubs engagés en Europe ont fait des bons résultats cette saison et ce championnat est en développement, avec un grand potentiel. Personne ne me croyait quand je disais ça l'année dernière avant de venir, mais aujourd'hui, mes propos sont confirmés et vérifiés.» Une victoire face à Sion ce jeudi viendrai les renforcer encore plus.
