Loin du «rêve de finale»
La presse turque démolit Galatasaray après la claque de Francfort

Après une campagne de transferts très offensive, le Galatasaray Istanbul débutait sa Ligue des champions avec de grandes ambitions. Mais pour son entrée en lice, le club s'est toutefois fait écraser 5-1 par Francfort. Les critiques fusent.
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Photo: IMAGO/Ulrich Hufnagel

Le fier Galatasaray d’Istanbul s’est fait exploser par 1-5 lors de l’ouverture de la Ligue des champions. Et pas par Manchester City, Paris SG ou Barcelone. Mais par l’Eintracht Francfort.

Deux chiffres illustrent l’embarras que représente ce résultat pour le club turc: 134 millions et 68 millions. Alors que Galatasaray a enregistré un déficit de 134 millions d’euros lors de la fenêtre de transfert estivale, Francfort a généré un plus de 68 millions sur le marché des joueurs, selon Transfermarkt.

En comparaison sportive, cette énorme différence de plusieurs millions n’était toutefois pas visible sur le terrain. Malgré l’ouverture du score préparée très tôt par l’ancienne star du Bayern Leroy Sané, l’équipe turque n’a finalement eu aucune chance. Certes, l’attaquant vedette Victor Osimhen, recruté pour 75 millions d’euros au Napoli, était absent, mais le résultat final équivaut à une révélation.

La presse turque parle de «fiasco»

«Nous avons fait des erreurs très simples», s’est énervé Ilkay Gündogan, qui avait rejoint Istanbul en provenance de Man City, dans une interview accordée à Dazn. Jusqu’au 1-1, on était la meilleure équipe, mais ensuite, on a senti sur le terrain que les têtes baissaient», explique l’Allemand. Ce résultat est «extrêmement dommage».

Dans la presse turque, le club se fait démolir pour cette claque inaugurale. Le journal «Cumhuriyet» parle d’un «début cauchemardesque». Le «Yeni Safak» qualifie la performance d'«énorme fiasco». Le club s’était pourtant fixé de grands objectifs après une offensive de transfert rendue possible par la vente du terrain d’entraînement et une augmentation de capital.

Avant le match de Francfort, l’entraîneur Okan Buruk avait lui aussi fixé les huitièmes de finale comme objectif minimum. Le président, Dursun Özbek, avait également évoqué un «rêve de finale».

Gündogan reste optimiste

Avec ce premier échec, la situation des Turcs est déjà inconfortable. En effet, de plus grands calibres comme Liverpool, l’Atlético Madrid ou Manchester City sont encore au programme.

Le capitaine Gündogan reste toutefois optimiste. «C’était le premier match, il nous en reste sept.» Le meneur de jeu reste convaincu de la qualité de l’équipe. «Nous avons beaucoup de joueurs qui peuvent jouer à un très haut niveau. Nous devons réussir à mettre cela en commun sur le terrain en tant que groupe.»

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