Le Genevois est un «Gunner» à vie
Johan Djourou garde un très bon souvenir de son ancien coéquipier Mikel Arteta

Arsenal a enfin retrouvé le sommet de la Premier League après plus de vingt ans d’attente. Ancien Gunner, Johan Djourou savoure ce titre et croit aussi aux chances européennes du club, samedi face au PSG (18h).
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Johan Djouru a porté le maillot d'Arsenal à 144 reprises.
Photo: PA Images via Getty Images
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Bastien FellerJournaliste Blick

«Ce que ça me fait de voir Arsenal champion d'Angleterre? Ça me fait énormément plaisir», sourit Johan Djourou. Il faut dire que le Genevois a disputé 144 rencontres pour le club londonien (2004-2014), soit plus qu'avec n'importe quelle autre équipe durant sa carrière. Son attachement est toujours bien présent.

Il n'était ainsi pas forcément étonnant de le croiser à l'aéroport, pour prendre un vol en direction de Budapest, vêtu d'un maillot des Gunners. «Ce n’était qu'une question de temps, je pense. Cela faisait plusieurs saisons qu’Arsenal terminait deuxième. Les voir enfin franchir la ligne d’arrivée, même si on a peut-être eu un peu peur par moments, cela fait vraiment plaisir», poursuit-il.

La question du style? Johan Djourou la balaie. «Quand on ne gagne pas, on est critiqué. Et quand on gagne, on peut aussi être critiqué. Après, tout dépend de la comparaison que l'on fait. Si on compare Arsenal à Manchester City ou à d’autres grandes équipes, il existe différentes méthodes pour gagner.»

Gagner, peu importe la manière

Les Gunners ont choisi la voie du pragmatisme. «Ils ont aussi été plus efficaces que par le passé. Arteta a compris une chose: pour gagner, il faut parfois prendre un peu moins de risques et avoir un peu moins de créativité. Et cela a suffi. Je pense que c’est surtout cela qu’il faut retenir.»

L'ancien international suisse connaît bien le technicien espagnol d'Arsenal. Le défenseur central et le milieu de terrain ont été coéquipiers lors de la saison 2011-2012, avec l'occasion de partager le terrain à 18 reprises. «C’était un bosseur. Quelqu’un de très structuré dans sa manière de jouer. Il parlait plusieurs langues, c’était un très bon gars avec qui on pouvait échanger et rigoler», se souvient le Genevois.

Photo: Arsenal FC via Getty Images

«Pour moi, c’était déjà quelqu’un de très mature par rapport à son âge, notamment grâce à son expérience de la Premier League. Après, dire que je savais qu’il allait devenir un entraîneur de cette renommée-là, ce serait mentir», admet-il.

Une nouvelle finale, vingt ans après

Après avoir remporté la Premier League, la 14e de son histoire, Arsenal s'attaque désormais à la Ligue des champions. Samedi à Budapest, 20 ans après son unique apparition en finale (défaite 2-1 face à Barcelone), le club londonien défiera le PSG, tenant du titre. «Le parallèle, c’est évidemment le fait d’atteindre la finale. Mais cette saison-là, nous avions terminé quatrièmes en championnat. En revanche, notre campagne européenne avait été exemplaire, avec très peu de buts encaissés. Et c’est un peu le cas de l’Arsenal actuel», juge Johan Djourou, qui estime que les Gunners ont toutes leurs chances.

Surtout, le Genevois, qui ne souhaite pas s'aventurer à donner un pronostic («Tout ce que j’ai envie de dire, c’est que j’espère qu’Arsenal va gagner»), ne verrait pas une défaite face aux Parisiens comme un échec. L'essentiel se trouve, selon lui, ailleurs. «La Ligue des champions serait la cerise sur le gâteau. Mais le plus important pour Arsenal, c’était de regagner le championnat. Quand on parle de plus de vingt ans d’attente, des trois dernières saisons terminées à la deuxième place, et quand on entendait encore cette année qu’Arsenal allait s’écrouler, gagner la Premier League a une saveur particulière.»

Ajouter une Champions League au palmarès ferait toutefois à coup sûr exploser les papilles.

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