«Nous sommes comme des sœurs.» La rencontre entre Servette Chênois et l’OL Lyonnes, mercredi à la Praille (18h45), marquera les retrouvailles entre Daïna Bourma et Selma Bacha. «On a joué dans les mêmes équipes étant petites, poursuit l’internationale française. Mais mercredi, elle sera mon adversaire et on ne se fera pas de cadeaux.» Il pourrait toutefois y avoir du chambrage à l'issue de ce premier match de la phase de ligue de Champions League.
«J’ai grandi avec Selma, détaille la capitaine servettienne, formée à Lyon. On a fait une grande partie de notre formation ensemble il y a dix ans. On a retrouvé des photos de nous deux où on s’était fait la même coupe de cheveux. Pour moi, c’est plus qu’une amie. Voir son parcours aujourd’hui avec l’OL, c’est une grande fierté.» Et Daïna Bourma de poursuivre: «Je suis également extrêmement fière de tout ce qu’on a accompli avec Servette.» Mercredi au coup d’envoi, il n’y aura aucun doute: son cœur sera 100% grenat.
«On sait ce que l’on est l’une pour l’autre»
Les liens sont très forts entre les deux footballeuses lyonnaises, qui aiment plaisanter. «C’est vrai qu’on est toutes les deux des chambreuses», avoue Selma Bacha, sans vouloir trop s’étendre sur la question. «J’espère que c’est moi qui pourrai la chambrer à la fin du match, répond la capitaine grenat. Mais on sait ce que l’on est l’une pour l’autre et ça ne sera que du fun.» Une amitié qui va bien au-delà du ballon rond.
Même si Daïna Bourma, arrivée au bout du lac à l’été 2021, a désormais «beaucoup plus de souvenirs» en grenat qu’à Lyon, un nom ressort du lot quand on lui parle de l’OL: Wendie Renard, huit C1 à son palmarès, ainsi que 19 titres de championne nationale et 13 Coupes de France. «Quand j’étais petite, elle était déjà là. Aujourd’hui, elle est toujours dans l’équipe, explique la latérale grenat. La voir continuer à fouler les pelouses et performer, c’est quelque chose de magnifique.» Un exemple à suivre, qu’elle espère aussi incarner pour les jeunes Genevoises «afin d’offrir un meilleur avenir pour le football féminin».
Noémie Carage, l'autre Lyonnaise du SFCCF
Cette rencontre sera également spéciale pour Noémie Carage, qui a grandi à Lyon et a fréquenté l'académie de l’OL. «Je les regarde depuis toute petite. Forcément, être footballeuse professionnelle et disputer la Champions League, j’en ai un peu rêvé grâce à elles. Quand on voit ce que Lyon accomplit, c’est juste incroyable. Nous avons besoin de clubs comme celui-là pour faire évoluer les choses.»
Lyon a marqué l’histoire du football féminin comme aucun autre club. «C’était l’équipe à suivre, la référence», confirme Amina Muratovic, qui a commencé à jouer au foot à 9 ans, alors que l’OL remportait Champions League sur Champions League, détenant le record de titres dans la compétition (8 sacres). Et ce n’est pas fini: avec la présidente et propriétaire Michele Kang, qui fait beaucoup pour l’équipe féminine, Lyon n'a visiblement pas fini de marquer l’histoire.