Le SLO est en feu
Stade-Lausanne-Ouchy, à pleine vitesse

Le FC Stade-Lausanne-Ouchy domine la Challenge League après sept journées et a encore un obstacle à franchir, Wil vendredi, avant de défier Yverdon Sport chez lui pour terminer le premier tour. Avec un atout majeur: sa vitesse impressionnante en attaque.
Vasco Tritten, Ronaldo Freitas et Malko Sartoretti: le SLO rigole en ce début de saison.
Photo: Roger Albrecht/freshfocus
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Une scène assez étonnante a eu lieu lors de la première période du match de Challenge entre Kriens et le FC Stade-Lausanne-Ouchy, vendredi dernier au Kleinfeld.

Dans les détails: Les Lausannois étaient déjà devant au score, grâce au but de Bastien Conus, et leur gardien Laurent Seji avait le ballon dans les pieds, dans sa surface de réparation. Il temporise, le pied sur la balle, qu'il contrôle de la semelle.

Cinq secondes passent, puis dix, puis vingt. Aucun joueur du SC Kriens ne l'attaque ou ne vient le presser. Trente secondes. Une minute. Le public du Kleinfeld commence à siffler. Le SCK, mené au score, ne vient à aucun moment le faire jouer.

Kriens ne voulait laisser absolument aucun espace!

Après 90 interminables secondes, un attaquant lucernois vient enfin au pressing, Laurent Seji dégage, le SLO gagne le deuxième ballon et met en place une séquence de passes à mi-terrain. Pourquoi donc les locaux se sont-ils montrés aussi réticents à aller embêter le gardien stadiste? Tout simplement car ils craignaient plus que tout de laisser des espaces aux supersoniques joueurs de couloir des visiteurs. Et ont préféré perdre près de deux minutes de temps de jeu effectif plutôt que de se découvrir un peu et risquer d'être désorganisés!

Le jeune ailier espagnol Cobel Sow, prêté au SLO par le FC Bâle, a des jambes de feu.
Photo: Pascal Muller/freshfocus

Il faut dire que le jeu du SLO a eu le temps d'être étudié par tous ses adversaires de Challenge League et que la version 2026/27 des Stadistes est très prometteuse. Le championnat n'est vieux que de sept rencontres, mais les joueurs de Dalibor Stevanovic ont déjà eu le temps de marquer les esprits, que ce soit par les résultats (cinq victoires face à Nyon, Rapperswil, Xamax, Carouge et Kriens, deux nuls à Aarau et Winterthour) que par la vitesse qu'ils parviennent à donner à leur jeu, que ce soit sur pelouse naturelle ou synthétique.

Cobel Sow, un avion de chasse de 19 ans à droite

Même sans Keasse Bah, lequel laissait tout le monde derrière lorsqu'il accélérait en Challenge League, ni pour l'instant Issa Kaloga, qui digère son transfert raté à Courtrai, ce FC SLO va tout de même à mille à l'heure, notamment sur le côté droit où Cobel Sow est en train de se tailler une jolie réputation. Le petit ailier espagnol de 19 ans, prêté par le FC Bâle, peut évoluer soit comme piston dans le 3-4-2-1 et de Dalibor Stevanovic, soit en soutien de l'attaquant de pointe. Et dans les deux cas, sa vitesse fait des ravages. Théo Bouchlarhem est moins dynamique de l'autre côté, mais son expérience et sa technique en font également un joueur redoutable à ce niveau.

Des rôles clairs, assimilés et connus

En soutien de l'attaquant, Vasco Tritten et le nouveau venu Ronaldo Freitas, encore une très bonne pioche, sont eux aussi très explosifs. La recette du SLO n'est pas révolutionnaire, mais elle est parfaitement exécutée: un trio défensif ultra-costaud protégé par deux joueurs très travailleurs (dont Nehemie Lusuena), des avions de chasse sur les côtés et en soutien de l'attaquant, et une pointe efficace. Tous les rôles sont connus, assimilés, et les joueurs peuvent évoluer librement dans ce schéma naturellement flexible et faire parler leurs qualités naturelles.

Attention, Wil ne convient pas au SLO

La seule question est la suivante: jusqu'où peuvent aller les Stadistes? Impossible de le dire après sept matches, mais les cris de joie entendus dans leur vestiaire du Kleinfeld vendredi ne laissent aucune place au doute: ces Lions ont faim. Très faim. Ce vendredi, s'ils négocient bien la réception de Wil, ce qui n'a rien d'une évidence sur le papier face à un adversaire qui leur convient mal (deux nuls et deux défaites la saison dernière...), ils aborderont le grand choc à Yverdon en position de force le dimanche suivant. Et là, après neuf journées, ils auront joué une fois contre tout le monde. Il sera alors bien temps d'en savoir un peu plus sur la hiérarchie réelle de cette nouvelle saison de Challenge League.

Challenge League 2026/27
Équipe
J.
DB.
PT.
1
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0
0
0
2
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0
0
0
3
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0
0
0
4
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0
0
0
5
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0
0
0
6
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0
0
0
7
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0
8
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0
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9
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10
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