La Nati féminine reprend la compétition ce mardi soir à Lausanne, avec un match déjà important en vue de la Coupe du monde 2027. Si elle entend voir le Brésil, la Suisse doit en effet sortir vainqueure d'un parcours de qualifications compliqué et qui pourrait l'emmener jusqu'en barrage intercontinental en mars prochain.
Un peu moins de 4000 billets vendus
Ce mardi, un peu moins de 4000 billets ont été vendus à la Tuilière, un nombre qui peut encore augmenter d'ici au coup d'envoi à 19h, et Rafel Navarro, le nouveau sélectionneur de la Nati, ne s'attend pas à une victoire facile, même si la Suisse vient d'être reléguée en division B du football européen.
«On fera face à une équipe d'Irlande du Nord qui aime presser haut et est redoutable en contre-attaque. Elles se projettent vite vers l'avant et, en même temps, elles ont la taille nécessaire pour nous embêter sur coup de pied arrêté», prévient le Catalan, lequel a scindé la semaine d'entraînement en deux à Lausanne.
Un stage scindé en deux axes
«Les trois derniers jours ont été consacrés à notre plan de jeu spécifique contre l'Irlande du Nord, en prenant en compte les particularités de l'adversaire. Les trois premiers jours, nous avons parlé de notre propre système de jeu, nous avons pris le temps de corriger les erreurs aperçues à Jerez de la Frontera lors du premier stage», a-t-il détaillé, s'appuyant sur les deux matches perdus en Andalousie face au Pays de Galles et à la Belgique.
Ces deux rencontres n'avaient aucune valeur comptable, mais avaient permis au sélectionneur de voir l'ampleur du chantier qu'il s'est choisi, celui de changer le style de sa nouvelle équipe. Sous la direction de Pia Sundhage, la Suisse voulait jouer un «hard-rock» football, fait de percussion et de jeu direct, tandis que lui, le disciple de l'école catalane, veut la voir maîtriser le ballon. Le temps dira s'il possède les joueuses nécessaires pour y arriver, surtout en défense. Lui assure que c'est le cas et que sa philosophie peut être implantée en Suisse, et le défi n'est pas petit.
L'absence de Smilla Vallotto, un problème pour la créativité
En l'absence du génie créatif de sa meneure de jeu Smilla Vallotto, qui se remet d'une opération des amygdales et devrait sans doute cruellement manquer à son équipe face à un bloc bas comme celui de l'Irlande du Nord, la Suisse va devoir trouver des solutions dans les petits espaces. Sydney Schertenleib a les armes pour y arriver, d'autres aussi, et cette entame de parcours qualificatif sera particulièrement intéressante à observer de ce point de vue.
Rafel Navarro en est conscient, les deux premiers matches de son mandat n'ont pas été satisfaisants, mais il dispose évidemment de circonstances objectivement atténuantes. Déjà, il avait manqué plusieurs séances d'entraînement en raison du décès de son père. Et, bien sûr, il venait d'arriver et un changement de style de jeu ne se fait pas en une semaine, ni même en deux. Ses joueuses ont de nouveaux préceptes à assimiler, tout en gardant à l'esprit que ce mardi soir à Lausanne, puis samedi à Malte, il faudra gagner avant tout.
«Bien sûr que le résultat est important. D'un côté, on peut dire que l'essentiel ne sera pas la beauté du jeu, mais le résultat. On veut être une équipe compétitive. Mais en même temps, je suis convaincu que la manière de jouer nous permettra d'avoir plus d'options pour l'emporter», répond-il à ce sujet.
Que doit améliorer son équipe par rapport aux deux premiers matches? «Etre plus compactes, trouver un équilibre entre l'attaque et la défense, mieux garder la balle, nous procurer plus de chances de marquer que l'adversaire, gagner du terrain. Mais aussi, je le redis, nous méfier des contre-attaques adverses», détaille-t-il, fidèle aux principes énumérés en interview avec Blick plus tôt dans la semaine: attaquer, c'est déjà penser à défendre.
La gardienne titulaire, un choix encore secret
En ce qui concerne le poste de gardienne, il explique avoir tranché entre Elvira Herzog, Irina Fuchs et Livia Peng. «Je sais qui jouera, mais je ne vais rien dire. Vous le saurez une heure avant le match.» Celle qui jouera sera-t-elle sa numéro 1 jusqu'à nouvel avis? «Non. Personne n'a de garantie. Nos gardiennes seront évaluées à chaque performance.»
