Tsimanouskays en sécurité
Plusieurs pays européens lui offrent l'asile

L'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya est en sécurité au Japon, a assuré le CIO, alors que la sprinteuse s'était dite menacée d'un retour forcé dans son pays pour avoir critiqué sa fédération.
Krystsina Tsimanouskaya est une sprinteuse, pas une coureuse de 400 m.
Photo: Petr David Josek

Après une journée de dimanche tendue, le calme semble être revenu autour de l'athlète biélorusse. «Le CIO et Tokyo 2020 ont parlé dimanche soir directemen t avec l'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya», a déclaré le directeur de la communication du CIO Mark Adams. «Elle nous a assuré qu'elle se sentait en sécurité. Elle a passé la nuit dans un hôtel de l'aéroport» et le CIO devait de nouveau s'entretenir avec elle lundi afin de connaître ses intentions et la «soutenir», a ajouté M. Adams.

Plusieurs pays européens ont proposé l'asile à la sprinteuse.

«Les autorités japonaises viennent de nous confirmer que l'athlète Krystsina Tsimanouskaya (24 ans) avait reçu notre offre d'asile,» a ainsi déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek sur Twitter. «Si elle décide de l'accepter, nous ferons au mieux pour l'aider. Les Jeux olympiques n'ont rien à voir avec la politique, les méthodes du régime (du président biélorusse Alexandre) Loukachenko sont absolument honteuses», a-t-il ajouté.

Les autorités polonaises ont également proposé un visa humanitaire à Tsimanouskaya pour qu'elle puisse poursuivre sa carrière dans leur pays, et le Premier ministre slovène Janez Jansa a aussi proposé d'accueillir l'athlète bélarusse.

Krystsina Tsimanouskaya avait affirmé dimanche avoir été forcée à suspendre sa participation aux JO de Tokyo par le sélectionneur de son équipe, avant d'être accompagnée à l'aéroport par des responsables du comité olympique national biélorusse pour rentrer dans son pays.

Quelques jours auparavant, elle avait violemment critiqué la Fédération biélorusse d'athlétisme, en affirmant avoir été forcée à participer au relais 4x400 mètres, alors qu'elle était censée initialement courir le 100 m et le 200 m, car deux autres athlètes n'avaient pas réalisé un nombre suffisant de contrôles antidopage, selon elle. Krystsina Tsimanouskaya a aussi confié au media en ligne by.tribuna.com avoir «peur» de se retrouver en prison si elle rentrait en Biélorussie.

(ATS)

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