Donald Trump Jr. n’est ni président, ni ministre, ni représentant officiel. Il est venu à Zurich pour un événement privé réservé à quelques privilégiés capables de payer très cher leur ticket d’entrée, révèle le «Tages Anzeiger». Mais lorsque les VIP se gavent, c'est toujours la population qui trinque.
Des rues fermées. Des trams perturbés. Des policiers mobilisés. Des moyens publics engagés. Et la facture? Elle finit chez le contribuable. L'infirmière qui termine son service de nuit. Le mécanicien. L'enseignante. Le retraité. La caissière. Tous ceux qui ne seront jamais invités à ce genre de soirées exclusives.
Pour justifier cette aberration, Fedpol évoque la «réputation de la Suisse». Pourtant, la réputation de la Suisse ne se construit pas dans des salons reservés à quelques millionnaires. Elle se construit avec les gens qui travaillent, paient leurs impôts et respectent les règles.
C'est avant tout une question de principe. Ici, les profits sont privés. Les invités sont privés. Les affaires conclues sont privées. Mais les dépenses sont socialisées. Les organisateurs encaissent. Les participants réseautent. Et la collectivité règle la note.
Rendez l'argent
Le plus incroyable? Personne ne dit combien cela coûte réellement. Aucun chiffre précis. Aucun décompte détaillé. Aucun contrôle démocratique digne de ce nom. On demande simplement aux citoyens d'ouvrir leur porte-monnaie et de se taire.
A un moment, il faut appeler les choses par leur nom. Lorsqu'un événement privé nécessite un dispositif de sécurité exceptionnel, ceux qui l'organisent devraient le financer. Sinon, ce n'est plus de la sécurité publique. C'est un privilège financé par les contribuables. Et les contribuables ont déjà assez de factures à payer sans devoir subventionner les mondanités des puissants.