Un tribunal allemand lui donne raison
Une femme porte plainte contre une agence de voyage car la plage est trop loin

Une agence de voyages de luxe a été contraint de passer à la caisse par le tribunal d'instance de Munich. La raison? La distance entre l'hôtel et la plage ne correspondait pas à la description du tour opérateur: le chemin était beaucoup trop long!
Publié: 25.06.2024 à 21:44 heures
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Parce que l'hôtel dans lequel elle passait ses vacances au Costa Rica était trop éloigné de la plage, une touriste a porté plainte contre le voyagiste.
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Janine Enderli

Un beau complexe hôtelier, des chambres confortables et une distance de «quelques minutes à pied seulement de magnifiques plages». En 2022, une touriste allemande se réjouissait de passer ses vacances au Costa Rica. Elle avait choisi un hôtel-boutique auprès d'un voyagiste, en raison de la bonne situation géographique énoncée.

Mais une fois arrivée dans ce paradis tropical, la jeune mère a dû se rendre à l'évidence: L'hôtel se trouve à 1,3 kilomètre de la plage. Pour se rendre sur la côte, la femme et sa fille de 9 ans ont dû marcher 25 minutes. A la réception de l'hôtel, on lui a conseillé de prendre un taxi pour s'y rendre.

Le voyagiste se fait condamner!

Après une discussion avec le tour-opérateur local, la mère a pu réserver un hôtel de remplacement, comme le rapporte «Focus». Elle a réclamé le remboursement de ces frais et des dommages et intérêts à l'agence de voyage. Elle a même porté l'affaire devant les tribunaux! La femme s'estime flouée par le voyagiste et lui reproche d'avoir fait de la publicité avec des informations trompeuses.

Les juges du tribunal d'instance de Munich ont finalement donné raison à la mère de famille. Ils ont estimé qu'un hôtel situé à 1,3 kilomètre ne pouvait pas être qualifié de «à quelques minutes à pied» de la plage. Le voyagiste doit donc passer par la caisse. Il doit payer 1795 euros à l'Allemande. Cela comprend les frais d'un hôtel de remplacement et des dommages et intérêts.

Le tribunal a estimé que les 1,3 kilomètres jusqu'à la plage ne pouvaient être parcourus en cinq minutes qu'à une vitesse de marche d'environ 15,6 kilomètres à l'heure. C'est «un rythme ambitieux, même pour des coureurs expérimentés», selon le magazine «Focus» qui cite les juges compétents.

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