Il aurait agi seul
Nous en savons plus sur le tueur présumé de Charlie Kirk

La police américaine a arrêté le principal suspect dans l’affaire du meurtre de Charlie Kirk, militant conservateur tué par balle lors d’un débat public en Utah. Le FBI qualifie l’acte de «ciblé» et affirme disposer de vidéos de l’agresseur présumé.
1/4
21225517-v0-102081173-15086467-image-a-36-1757683646871-1.jpg
Photo: facebook


Une chasse à l'homme est en cours jeudi pour retrouver le meurtrier du militant conservateur américain Charlie Kirk, fidèle allié du président Donald Trump tué par balle en plein débat public dans un pays qui déplore un regain de la violence politique. Le porte-drapeau de la jeunesse trumpiste, âgé de 31 ans, a été tué d'une balle dans le cou alors qu'il participait à une réunion devant environ 3000 personnes dans une université de l'Utah, dans l'ouest des Etats-Unis.

Si les motivations du meurtrier sont pour l'heure inconnues, il s'agit d'un acte «ciblé» qui a choqué des Etats-Unis déjà déchirés par les crispations politiques, a dit le FBI. Les autorités ont annoncé jeudi avoir retrouvé l'arme du crime et disposer de «bonnes images vidéo» du tireur.

La police fédérale a également publié des photos d'un suspect sur X, montrant un homme portant une casquette et des lunettes de soleil noires. Le FBI compte sur «l'aide du public pour identifier cette personne qui intéresse les enquêteurs en lien» avec le meurtre. Une prime pouvant aller jusqu'à 100'000 dollars est en outre promise à celles et ceux qui pourraient transmettre des informations permettant de mettre la main sur le ou les coupables.

«Je peux vous dire que nous avons retrouvé ce que nous considérons comme l'arme utilisée hier. C'est un fusil puissant», a précisé Robert Bohls, le directeur de l'antenne locale du FBI, la police fédérale, assurant que les autorités «faisaient tout pour retrouver» le meurtrier. Deux personnes ont été interpellées avant d'être relâchées, selon la même source.

Contenu tiers
Souhaitez-vous voir ces contributions externes (par exemple Instagram, X et d'autres plateformes) ? Si vous acceptez, des cookies peuvent être installés et des données peuvent être transmises à des fournisseurs externes. Cela permet l'affichage de contenus externes et de publicités personnalisées. Votre décision s'applique à l'ensemble de l'application et peut être révoquée à tout moment dans les paramètres.

Le président Trump a mis en cause mercredi «la gauche radicale» pour le meurtre de celui qu'il a qualifié de «martyr de la vérité et de la liberté». «C'est un moment sombre pour l'Amérique», a-t-il estimé, avant d'annoncer qu'il remettrait «bientôt» à la victime la médaille présidentielle de la Liberté à titre posthume. Le vice-président JD Vance, attendu dans l'Utah jeudi pour rencontrer la famille de l'influenceur conservateur, a lui rendu hommage à «un véritable ami».

Drapeaux mis en berne

La violence politique semble s'intensifier aux Etats-Unis ces dernières années. Donald Trump a lui-même été victime de deux tentatives d'assassinat lors de la campagne électorale de 2024. Cette année, Melissa Hortman, élue démocrate au parlement du Minnesota et son époux ont été tués par un auteur qui a aussi grièvement blessé un autre élu local. La maison du gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro, élu de confession juive, a été la cible d'un incendie. Le gouverneur républicain de l'Utah, Spencer Cox, a qualifié le meurtre d'«assassinat politique», rappelant que «la peine de mort (était) toujours en vigueur ici, dans l'Etat de l'Utah».

Plusieurs figures trumpistes ont décrit Charlie Kirk en «martyr» tombé pour la défense des valeurs conservatrices et chrétiennes. Des dirigeants étrangers de tous bords ont également condamné ce meurtre, plusieurs le qualifiant de «politique». «C'est très effrayant», a confié à l'AFP près du campus Samuel Kimball, un étudiant en ingénierie informatique de 18 ans qui n'a pas assisté à l'intervention de Charlie Kirk mais se sent «aligné avec ses valeurs». «Cela me donne l'impression que je devrais faire très attention lorsque j'exprime mes opinions politiques», a-t-il ajouté. «Si j'étais quelqu'un qui songeait à faire de la politique, j'aurais peur de me faire tirer dessus».

«Pas sa place»

Le président Trump a ordonné la mise en berne des drapeaux américains en hommage à celui qui avait été un rouage important de sa dernière campagne présidentielle. A gauche, la candidate malheureuse à l'élection de 2024, Kamala Harris, a estimé que «la violence politique n'a(vait) pas de place en Amérique». L'ancien président Joe Biden a lui appelé à ce que ce type de violence «cesse immédiatement», à l'unisson d'autres figures de la gauche: Barack Obama, Bernie Sanders ou encore le gouverneur de Californie Gavin Newsom.

Originaire de la banlieue de Chicago, chrétien et défenseur du port d'armes à feu, Charlie Kirk, père de deux enfants avait abandonné ses études pour se consacrer au militantisme. Il était à la tête d'un mouvement de jeunesse, Turning Point USA. Cofondée en 2012 par l'influenceur alors âgé de 18 ans, cette association est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux Etats-Unis. Elle comprend une armée de militants enthousiastes, dont certains avaient été envoyés en bus à Washington à la manifestation du 6 janvier 2021 qui avait débouché sur l'invasion du Capitole.

Médaille présidentielle

Parallèlement, Donald Trump a annoncé jeudi pendant une cérémonie au Pentagone commémorant les attentats du 11-Septembre, qu'il remettra «bientôt» à Charlie Kirk la médaille présidentielle de la Liberté à titre posthume. Et pendant ce temps, l'enquête semble avancer. Les autorités américaines ont annoncé jeudi avoir retrouvé l'arme qui aurait été utilisée dans le meurtre de l'influenceur conservateur et disposer de «bonnes images vidéo» du meurtrier présumé.

«Le fusil a été retrouvé dans une zone boisée où le tireur avait fui», a déclaré Robert Bohls, le directeur de l'antenne locale du FBI, la police fédérale, lors d'une conférence de presse à Orem, dans l'Utah (ouest), soulignant qu'il ferait l'objet d'analyses, de même que des empreintes de pied et de main du meurtrier présumé.

Articles les plus lus