Trump rallie huit pays à sa cause dans son «Conseil de paix»
Ryad et sept autre pays à majorité musulmane, dont le Qatar et la Turquie, médiateurs à Gaza, ont accepté l'invitation de Donald Trump à siéger au «Conseil de paix» qu'il veut créer pour oeuvrer au règlement des conflits dans le monde, a annoncé mercredi la diplomatie saoudienne.
Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères annonce une «décision commune» des ministres saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, mais aussi turc, indonésien et pakistanais pour que leurs pays rejoignent l'instance voulue par le président Trump, saluant ses «efforts en faveur de la paix».
Un substitut des Nations unies
La Maison Blanche avait au départ annoncé la création d'un «Conseil de paix» présidé par le président américain dans le cadre de son plan pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et piloter sa reconstruction.
Mais selon le projet de «charte» de cette instance, son mandat est bien plus vaste, semblant ambitionner d'en faire un substitut des Nations unies. Le projet prévoit également un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accepté l'invitation à siéger au conseil, a annoncé mercredi son cabinet.
Mais en ce qui concerne le plan Trump pour la bande de Gaza, il s'est opposé à la participation du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et du diplomate qatari, Ali Al-Thawadi, au Comité exécutif de Gaza censé opérer sous l'égide du «Conseil de paix». Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président des Emirats arabes unis Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane avaient déjà annoncé accepter de rejoindre le «Conseil de paix».
Source: AFP
Chine: Xi veut défendre «le rôle central» de l'ONU avec le Brésil
Le président chinois Xi Jinping a appelé vendredi le Brésil à défendre avec la Chine «le rôle central» des Nations unies dans le système international, lors d'un entretien avec son homologue Luiz Inacio Lula da Silva rapporté par les médias d'Etat.
Les deux chefs d'Etat se sont entretenus vendredi matin par téléphone, ont indiqué les médias d'Etat. Cette conversation a eu lieu le lendemain de l'inauguration par le président américain Donald Trump de son «Conseil de paix» censé oeuvrer à la résolution des conflits et largement considéré comme concurrent de l'ONU.
Bien que la Chine et le Brésil aient reçu une invitation à participer au «Conseil de paix», le compte rendu de l'entretien entre les présidents Xi et Lula n'évoque pas cette organisation.
Source: AFP
Trump retire son invitation à Carney pour rejoindre son «Conseil de paix»
Donald Trump a annoncé jeudi retirer son invitation adressée au Premier ministre canadien, Mark Carney, pour rejoindre son «Conseil de paix».
«Veuillez considérer la présente lettre comme une notification du retrait par le Conseil de paix de son invitation à participer à ce qui sera le Conseil de dirigeants le plus prestigieux jamais réuni», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Après avoir bousculé l'ordre mondial et s'être retiré de plusieurs instances de l'ONU, Donald Trump s'essaie à la création d'une institution internationale avec son "Conseil de paix" autoproclamé, qui laisse certains experts sceptiques.
Source: AFP
L'UE a de «sérieux doutes» sur le «Conseil de paix» de Donald Trump
L'Union européenne a de «sérieux doutes» sur le «Conseil de paix» lancé par Donald Trump, en particulier sur sa compatibilité avec les Nations Unies, a indiqué tôt vendredi le président du Conseil européen Antonio Costa.
«Nous avons de sérieux doutes quant à un certain nombre d'éléments de la charte du Conseil de paix concernant son champ d'action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies», a déclaré Antonio Costa, à l'issue d'un sommet des Vingt-Sept à Bruxelles.
Le président américain a inauguré jeudi à Davos son nouveau «Conseil de paix», en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays ayant rallié cette instance placée sous sa coupe.
Source: AFP
La présidente du Venezuela dit aborder «sans crainte» le dialogue avec les Etats-Unis
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a déclaré mercredi qu'elle entamait un processus de dialogue avec les Etats-Unis «sans aucune crainte» alors que la Maison Blanche a annoncé vouloir l'inviter à une date restant à définir.
«Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les Etats-Unis, sans aucune crainte, pour affronter les divergences, les difficultés, les plus sensibles et les moins sensibles, pour les aborder par la voie de la diplomatie», a indiqué, lors d'une réunion avec des gouverneurs et des maires, Delcy Rodriguez, investie présidente le 5 janvier, deux jours après la capture du président Nicolas Maduro au coeur de Caracas par l'armée américaine.
Source: AFP
L'Egypte a accepté l'invitation de Trump pour le «Conseil de paix»
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accepté une invitation de Donald Trump à siéger au «Conseil de paix», que veut créer le président américain pour oeuvrer au règlement des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU.
L'Egypte «annonce accepter l'invitation et s'engage à remplir les procédures juridiques et constitutionnelles nécessaires», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, exprimant son soutien à la «mission» du Conseil visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza voisine.
Le «Conseil de paix» avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais le projet de «charte», qui accorde des pouvoirs très étendus à Donald Trump, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.
La Norvège ne participera pas au «Conseil de paix» de Trump
La Norvège, dont les relations se sont nettement dégradées avec Donald Trump irrité de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix, ne participera pas au «Conseil de paix» proposé par le président américain, a indiqué mercredi le cabinet du premier ministre.
«La proposition américaine soulève un certain nombre de questions qui nécessitent un dialogue plus approfondi avec les États-Unis. La Norvège ne se joindra donc pas aux dispositions proposées pour le Conseil de paix et ne participera donc pas à la cérémonie de signature à Davos», a dit le secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, Kristoffer Thoner, dans un message transmis à l'AFP.
Netanyahu a accepté une invitation à siéger au «Conseil de paix» de Trump
Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son «Conseil de paix», a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien.
«Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix, qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier», indique un bref communiqué de son bureau.
Le «Conseil de paix» avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas, mais le projet de «charte» présenté par Donald Trump accorde à ce dernier des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes: celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde
Source: AFP
Trump menace de «rayer» l'Iran de la carte si Téhéran l'assassine
Le président américain Donald Trump a annoncé mardi que l'Iran serait «rayé» de la carte si Téhéran orchestrait son assassinat, en réponse aux menaces d'un officier supérieur iranien. «J'ai donné des ordres très clairs. Si quoi que ce soit arrive, ils les rayeront de la surface terrestre», a-t-il dit dans une interview à la chaîne News Nation diffusée mardi.
Plus tôt dans la journée, le général iranien Abolfazl Shekarchi avait menacé le dirigeant américain de mort si Washington s'en prenait à la personne de l'ayatollah Ali Khamenei. «Trump sait que si on porte la main sur notre dirigeant, nous ne couperons pas seulement cette main, et ce ne sont pas des paroles en l'air», avait dit cet officier aux médias d'Etat.
Le président américain a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation du 28 décembre, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
Plusieurs voix dans la diaspora iranienne, dont celle de la prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, ont suggéré que Washington mène des «actions hautement ciblées», notamment contre Ali Khamenei. Peu après son arrivée à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump avait déjà menacé d'«anéantir» l'Iran si Téhéran attentait à sa vie.
Source: AFP
Le Parlement européen gèle la ratification de l'accord commercial avec les Etats-Unis
Le Parlement européen a décidé de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, à la suite des dernières menaces en date de Donald Trump, ont confirmé mardi ses principaux groupes politiques.
Il y a un «accord majoritaire» des groupes politiques pour geler l'accord commercial conclu l'an dernier entre les Etats-Unis et l'UE, a assuré la présidente du groupe S&D (social-démocrate), Iratxe Garcia Perez, devant des journalistes.
Le PPE (droite), le groupe le plus important du Parlement européen, a également confirmé ce gel des discussions autour de cet accord. Conclu à l'été, il prévoit des droits de douane de 15% sur les exportations européennes vers les Etats-Unis, mais leur suppression en ce qui concerne les exportations américaines vers l'UE.
«Un levier extrêmement puissant»
Ne pas permettre aux entreprises américaines d'accéder sans droit de douane au marché européen est «un outil très puissant», a assuré mardi le patron du groupe PPE, Manfred Weber. C'est «un levier extrêmement puissant. Je ne crois pas que les entreprises soient d'accord pour renoncer au marché européen», a abondé Valérie Hayer, la présidente du groupe centriste Renew.
En revanche, une partie de l'extrême droite s'est prononcée contre le gel de cet accord. «Nous pensons que c'est une erreur», a indiqué le coprésident du groupe ECR, Nicola Procaccini.
Contrairement au groupe des Patriotes, présidé par l'eurodéputé français Jordan Bardella, favorable à la «suspension» de cet accord. C'est désormais le «rapport de forces» qui s'impose face aux Etats-Unis de Donald Trump, a jugé Jordan Bardella devant les eurodéputés.
«Un bazooka» économique
Le gel des discussions au sein du Parlement européen empêche la ratification de cet accord et donc son application. Les différents groupes politiques sont en revanche plus désunis sur les autres réponses possibles face aux menaces de Donald Trump d'annexer le Groenland, territoire arctique sous souveraineté du Danemark, pays membre de l'UE et de l'Otan.
Le PPE par la voix de son président a ainsi appelé à la «désescalade», refusant la mise en oeuvre du mécanisme européen anticoercition, qui permettrait par exemple de limiter l'accès des entreprises américaines aux marchés publics européens. Idem pour ECR dont le vice-président Nicola Procaccini s'est également prononcé contre devant la presse.
Le recours à ce que certains ont surnommé le «bazooka» économique européen est en revanche soutenu par les autres familles politiques du Parlement européen.
Source: AFP
Paris juge «inacceptables» les menaces de taxes américaines sur les vins «pour influencer sa politique étrangère»
Les menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français sont «inacceptables» et «inefficaces», a réagi mardi l'entourage d'Emmanuel Macron auprès de l'AFP.
«Comme nous l'avons toujours souligné, les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces», a indiqué cet entourage. Les menaces de Donald Trump font suite au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son «Conseil de paix», un projet encore flou du président américain qui semble vouloir créer une sorte d'alternative à l'ONU.
«C'est une menace, à ce stade, inadmissible, d'une brutalité inouïe et évidemment, qui ne peut pas rester sans réaction non seulement de la part de la France mais de la part de l'Union européenne toute entière», a réagi de son côté la ministre de l'Agriculture Annie Genevard sur TF1.
«Cette menace cible un secteur particulier qui est celui de la viticulture, qui n'en a pas besoin parce qu'il connaît des difficultés et qui est un fleuron de l'agriculture française», a-t-elle dénoncé.
Source: AFP