Trump qualifie Alex Pretti d'«agitateur» et «peut être insurgé»
Le président américain Donald Trump a qualifié ce vendredi l'infirmier Alex Pretti, tué par deux policiers samedi à Minneapolis, d'«agitateur et peut-être insurgé», sur son réseau Truth Social.
Le président fait référence à une vidéo montrant Alex Pretti, onze jours avant sa mort, se rebeller lors d'une interpellation par des policiers, également à Minneapolis, ville du nord des Etats-Unis secouée depuis le début du mois par des manifestations contre les raids de la police de l'immigration.
Source: AFP
Donald Trump porte plaine contre le fisc américain à propos de ses déclarations d'impôts
Donald Trump a porté plainte jeudi contre le fisc américain et demandé 10 milliards de dollars de dommages et intérêts pour n'avoir pas su bloquer la fuite de ses déclarations d'impôts lors de son premier mandat. Le président américain a toujours refusé de publier ses déclarations de revenus, à l'inverse d'une longue tradition de ses prédécesseurs.
La plainte qu'il a déposée jeudi avec ses deux fils et son entreprise, de manière privée et non en tant que président, affirme que sa propre administration fiscale n'a pas su protéger sa vie privée en laissant l'employé d'un sous-traitant du fisc rendre sa déclaration publique via des médias. Cet employé, Charles Littlejohn, avait été condamné en janvier 2024 à cinq ans de prison pour ces faits.
Mais les avocats de Donald Trump estiment aujourd'hui que le fisc américain (IRS) et le Trésor américain, les deux institutions visées dans la plainte, «avaient l'obligation de protéger» sa déclaration de revenu mais ont «échoué à prendre des mesures de protection obligatoires». Ce faisant, estiment les avocats, le fisc a provoqué «des préjudices financiers et sur sa réputation, une humiliation publique» et a «nui à la stature publique du président Trump».
Source: AFP
L'agresseur présumé de l'élue démocrate Ilhan Omar inculpé au niveau fédéral
L'homme arrêté pour avoir agressé à la seringue l'élue démocrate Ilhan Omar, cible régulière des attaques personnelles de Donald Trump, est poursuivi par la justice fédérale pour «agression» et «intimidation» d'un représentant de l'Etat américain, selon des documents judiciaires publiés jeudi.
Mardi soir, alors qu'Ilhan Omar, élue à la Chambre des représentants américaine, venait dans une réunion publique à Minneapolis (nord) de réclamer la démission de la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, un homme dans l'assistance s'est levé et l'a aspergée d'un liquide nauséabond non identifié avant d'être maîtrisé. Selon de premières analyses, le liquide en question était composé d'eau et de vinaigre de cidre, apprend-on dans ces documents judiciaires datés de mercredi.
Arrêté par la police locale et détenu depuis pour coups et blessures, le suspect, Anthony Kazmierczak, 55 ans, est désormais également inculpé au niveau fédéral notamment pour «agression» et «intimidation» d'un représentant d'un des trois pouvoirs de l'Etat américain dans l'exercice de ses fonctions.
Par le passé, il a partagé avec un proche des opinions très hostiles à Ilhan Omar, estimant que «quelqu'un devrait la tuer», selon un témoignage recueilli par un agent du FBI, la police fédérale américaine, cité dans ces documents judiciaires. Anthony Kazmierczak a un casier judiciaire, notamment pour conduite en état d'ivresse, et a publié sur ses réseaux sociaux des messages favorables à Donald Trump, soulignent les médias américains.
Source: AFP
La présence de l'ICE à Minneapolis est une «invasion contre notre démocratie», dénonce le maire
Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a dénoncé jeudi la présence de la police de l'immigration dans sa ville du nord des Etats-Unis comme une «invasion contre notre démocratie», après la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux au cours des dernières semaines.
«C'est une invasion contre notre démocratie, contre notre république, et contre chacun d'entre nous», a déclaré l'élu démocrate lors d'une conférence de maires américains à Washington.
Source: AFP
L'ONU appelle les autorités américaines à la «retenue»
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé jeudi les autorités américaines à la «retenue après la mort de deux citoyens américains à Minneapolis sous les balles de la police fédérale en charge de l'immigration.
«Nous estimons que le droit de manifester est un droit fondamental» et «il est essentiel que la police et les autres forces fassent preuve de la retenue nécessaire afin d'éviter que des manifestants ne paient de leur vie leur engagement», a déclaré le chef de l'ONU lors d'une conférence de presse à New York.
«Quoi qu'il en soit, nous espérons que dans le cadre d'une société démocratique, les enquêtes qui ont été annoncées pourront aboutir à des conclusions», a-t-il conclu.
Source: AFP
L'émissaire de Trump promet pour «bientôt» une réduction du déploiement sécuritaire à Minneapolis
L'administration Trump va «bientôt» réduire son déploiement anti-immigration à Minneapolis, où 3000 agents fédéraux opèrent depuis quelques semaines, mais l'opération qui a mis la ville sous tension va se poursuivre, a annoncé jeudi Tom Homan, l'émissaire envoyé sur place par Donald Trump.
«Nous allons nous assurer de mener des opérations de contrôle ciblées et je le répète: nous ne renonçons en aucun cas à notre mission. Nous la menons simplement de manière plus intelligente», a insisté Tom Homan, dépêché après la mort d'un deuxième Américain sous les balles d'agents fédéraux dans cette métropole du Midwest en moins de trois semaines.
Source: AFP
L'émissaire de Trump admet la nécessité d'«améliorations» dans les opérations anti-immigration
L'émissaire de Donald Trump à Minneapolis a déclaré jeudi que le président américain admettait que «certaines améliorations» étaient nécessaires dans les opérations anti-immigration menées par les agences fédérales. Le chef de l'Etat veut que la situation à Minneapolis soit «réglée», a-t-il ajouté, assurant que les agents qui ne respectent pas les règles «seront sanctionnés».
Source: AFP
Un juge fédéral interdit la détention de réfugiés en situation légale
Un juge fédéral américain a interdit mercredi à l'administration Trump de placer en détention des réfugiés encore dépourvus du statut de résident permanent, mais qui résident légalement dans l'Etat du Minnesota.
Dans son ordonnance publiée mercredi et consultée par l'AFP, le juge fédéral John Tunheim a considéré que l'administration pouvait poursuivre «l'application légale des lois sur l'immigration» et l'examen du statut des réfugiés. Mais elle doit le faire «sans arrêter ni détenir» ces personnes légalement admises sur le sol américain. Le juge a donc demandé la libération des réfugiés actuellement dans cette situation.
Refuge des libertés individuelles
«Les réfugiés ont le droit d'être aux Etats-Unis, le droit de travailler, le droit de vivre paisiblement et surtout le droit de ne pas être soumis à la peur d'être arrêtés et détenus sans mandat ni motif chez eux, en se rendant à des services religieux ou lorsqu'ils vont faire des courses», a fait valoir le juge.
«L'Amérique sert de refuge pour les libertés individuelles dans un monde trop souvent rempli de tyrannie et de cruauté. Nous abandonnons cet idéal lorsque nous soumettons nos voisins à la peur et au chaos». L'ordonnance exige que tout réfugié détenu dans le cadre du réexamen de son statut soit «immédiatement remis en liberté».
Elle rappelle que ces réfugiés «ont subi des contrôles d'antécédents et des vérifications rigoureuses» par plusieurs agences fédérales avant d'avoir l'autorisation de venir aux Etats-Unis. «Le sabotage judiciaire de la démocratie est sans fin», a réagi sur son compte X Stephen Miller, très influent et très radical conseiller de Donald Trump.
Source: AFP
Le petit garçon arrêté par l'ICE «déprimé et triste», selon un parlementaire
Un représentant démocrate a affirmé mercredi que le petit garçon arrêté à Minneapolis par la police de l'immigration, dont la photo a fait le tour du monde, était «déprimé et triste», après lui avoir rendu visite dans le centre où il est détenu avec son père.
L'arrestation le 20 janvier de Liam Conejo Ramos, 5 ans, a ému au-delà des Etats-Unis. Une photo, devenue virale, le montre apeuré et coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un cartable tenu par un agent vêtu de noir.
Joaquín Castro, représentant démocrate du Texas, a rendu visite mercredi au petit garçon équatorien et à son père, Adrián Conejo Arias, dans le centre de détention pour familles de migrants de Dilley dans cet Etat. «Son père dit qu'il n'est plus le même, qu'il dort beaucoup parce qu'il est déprimé et triste», a-t-il décrit dans une vidéo sur X. Le député a indiqué que Liam dormait lorsqu'il s'est rendu sur place.
«Je m'inquiète pour sa santé mentale», a ajouté l'élu, ajoutant que selon son père l'enfant «veut retourner à l'école». Joaquín Castro soutient que la famille se trouve dans le pays en situation régulière et qu'ils doivent tous deux être libérés.
Source: AFP
Une manifestation pacifique contre l'expulsion d'un enfant dispersée au gaz lacrymogène
Une manifestation pacifique organisée au Texas pour la libération d'un enfant de cinq ans détenu par la police aux frontières américaine a été dispersée mercredi à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre, a constaté l'AFP. Une centaine de personnes se sont rassemblées devant un centre de détention pour familles de migrants à Dilley, dans le sud des Etats-Unis, où un petit Équatorien de cinq ans avait récemment été conduit avec son père.
L'arrestation de Liam Conejo Ramos le 20 janvier à Minneapolis (nord) avait ému au-delà des Etats-Unis, notamment en raison d'une photo montrant le petit garçon, bonnet à oreilles de lapin sur la tête et cartable sur le dos, interpellé par un agent vêtu de noir, visiblement apeuré. La justice américaine a depuis bloqué l'expulsion du petit garçon et de son père.
«L'ICE terrorise et criminalise les enfants» ou encore «Abolition de l'ICE» figuraient sur des pancartes brandies mercredi à Dilley par des manifestants opposés à l'administration de Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration une priorité de son second mandat. Après avoir ordonné à la foule de reculer, des agents anti-émeutes dépêchés sur place ont tiré des gaz lacrymogènes et arrêté au moins deux personnes, selon un journaliste de l'AFP.
Des manifestants ont été victime d'irritations des yeux et de toux persistantes. Un vidéaste de l'AFP a lui aussi été affecté par le gaz. «Là où je vis, les gens ont peur. (...) je connais des gens qui ont été arrêtés, qui sont citoyens américains, qui ont été persécutés», a confié James Castillo, un étudiant de 18 ans habitant à Houston, grande ville démocrate texane.
Source: AFP
Une nouvelle vidéo montre Alex Pretti aux prises avec des agents de l'ICE
Une nouvelle vidéo montre un affrontement physique entre Alex Pretti et des agents de la police fédérale de l'immigration à Minneapolis, survenu une semaine avant que ce dernier ne soit mortellement abattu par des agents de l'ICE. Un représentant de la famille d'Alex Pretti a confirmé à CNN qu'il s'agit bien de lui dans la vidéo.
Dans celle-ci, diffusée à l'origine par le média The News Movement, le manifestant crie sur les agents de l'ICE et frappe le feu arrière de leur véhicule alors qu'ils s'éloignent. Les agents s'arrêtent alors, sortent de leur véhicule et le plaquent au sol. L'altercation ne dure que quelques secondes avant qu'Alex Pretti ne se relève.
Une arme semble être dissimulée dans sa ceinture, mais on ignore si les agents l'ont remarquée. Ils ne le désarment pas et s'éloignent. Les circonstances exactes avant et après l'incident restent floues.
Selon des sources de CNN, Alex Pretti avait souffert d'une côte cassée après avoir été plaqué au sol lors d'une manifestation contre les arrestations répétées de personnes d'origine étrangère. On ignore encore si cet incident correspond à la séquence filmée. «Rien de ce qui s'est passé une semaine avant sa mort ne peut justifier son assassinat le 24 janvier», a déclaré Steve Schleicher, avocat de la famille d'Alex Pretti.
Source: CNN