«Conseil de la paix»
Trump veut remplacer l'ONU avec huit de ses étranges alliés

Depuis sa réélection au poste de président des Etats-Unis, Donald Trump ne cesse de bousculer la scène politique mondiale. Suivez en direct toute l'actualité américaine.
La rédaction de Blick
21.01.2026, 20:10 heures

Trump rallie huit pays à sa cause dans son «Conseil de paix»

Ryad et sept autre pays à majorité musulmane, dont le Qatar et la Turquie, médiateurs à Gaza, ont accepté l'invitation de Donald Trump à siéger au «Conseil de paix» qu'il veut créer pour oeuvrer au règlement des conflits dans le monde, a annoncé mercredi la diplomatie saoudienne.

Trump rallie huit pays à sa cause dans son «Conseil de paix»
Photo: keystone-sda.ch

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères annonce une «décision commune» des ministres saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, mais aussi turc, indonésien et pakistanais pour que leurs pays rejoignent l'instance voulue par le président Trump, saluant ses «efforts en faveur de la paix».

Un substitut des Nations unies

La Maison Blanche avait au départ annoncé la création d'un «Conseil de paix» présidé par le président américain dans le cadre de son plan pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et piloter sa reconstruction.

Mais selon le projet de «charte» de cette instance, son mandat est bien plus vaste, semblant ambitionner d'en faire un substitut des Nations unies. Le projet prévoit également un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accepté l'invitation à siéger au conseil, a annoncé mercredi son cabinet.

Mais en ce qui concerne le plan Trump pour la bande de Gaza, il s'est opposé à la participation du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et du diplomate qatari, Ali Al-Thawadi, au Comité exécutif de Gaza censé opérer sous l'égide du «Conseil de paix». Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président des Emirats arabes unis Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane avaient déjà annoncé accepter de rejoindre le «Conseil de paix».

Source: AFP

01:38 heures

La présidente du Venezuela dit aborder «sans crainte» le dialogue avec les Etats-Unis

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a déclaré mercredi qu'elle entamait un processus de dialogue avec les Etats-Unis «sans aucune crainte» alors que la Maison Blanche a annoncé vouloir l'inviter à une date restant à définir. 

Photo: AFP

«Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les États-Unis, sans aucune crainte, pour affronter les divergences, les difficultés, les plus sensibles et les moins sensibles, pour les aborder par la voie de la diplomatie», a indiqué, lors d'une réunion avec des gouverneurs et des maires, Delcy Rodriguez, investie présidente le 5 janvier, deux jours après la capture du président Nicolas Maduro au coeur de Caracas par l'armée américaine.

Source: AFP

21.01.2026, 12:38 heures

L'Egypte a accepté l'invitation de Trump pour le «Conseil de paix»

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accepté une invitation de Donald Trump à siéger au «Conseil de paix», que veut créer le président américain pour oeuvrer au règlement des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU.

Photo: keystone-sda.ch

L'Egypte «annonce accepter l'invitation et s'engage à remplir les procédures juridiques et constitutionnelles nécessaires», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, exprimant son soutien à la «mission» du Conseil visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza voisine.

Le «Conseil de paix» avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais le projet de «charte», qui accorde des pouvoirs très étendus à Donald Trump, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

21.01.2026, 12:28 heures

La Norvège ne participera pas au «Conseil de paix» de Trump

La Norvège, dont les relations se sont nettement dégradées avec Donald Trump irrité de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix, ne participera pas au «Conseil de paix» proposé par le président américain, a indiqué mercredi le cabinet du premier ministre.

Photo: IMAGO/ZUMA Press Wire

«La proposition américaine soulève un certain nombre de questions qui nécessitent un dialogue plus approfondi avec les États-Unis. La Norvège ne se joindra donc pas aux dispositions proposées pour le Conseil de paix et ne participera donc pas à la cérémonie de signature à Davos», a dit le secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, Kristoffer Thoner, dans un message transmis à l'AFP.

21.01.2026, 07:52 heures

Netanyahu a accepté une invitation à siéger au «Conseil de paix» de Trump

Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son «Conseil de paix», a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien.

«Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix, qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier», indique un bref communiqué de son bureau.

Photo: keystone-sda.ch

Le «Conseil de paix» avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas, mais le projet de «charte» présenté par Donald Trump accorde à ce dernier des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes: celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde

Source: AFP

21.01.2026, 05:23 heures

Trump menace de «rayer» l'Iran de la carte si Téhéran l'assassine

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi que l'Iran serait «rayé» de la carte si Téhéran orchestrait son assassinat, en réponse aux menaces d'un officier supérieur iranien. «J'ai donné des ordres très clairs. Si quoi que ce soit arrive, ils les rayeront de la surface terrestre», a-t-il dit dans une interview à la chaîne News Nation diffusée mardi.

Plus tôt dans la journée, le général iranien Abolfazl Shekarchi avait menacé le dirigeant américain de mort si Washington s'en prenait à la personne de l'ayatollah Ali Khamenei. «Trump sait que si on porte la main sur notre dirigeant, nous ne couperons pas seulement cette main, et ce ne sont pas des paroles en l'air», avait dit cet officier aux médias d'Etat.

Photo: keystone-sda.ch

Le président américain a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation du 28 décembre, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Plusieurs voix dans la diaspora iranienne, dont celle de la prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, ont suggéré que Washington mène des «actions hautement ciblées», notamment contre Ali Khamenei. Peu après son arrivée à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump avait déjà menacé d'«anéantir» l'Iran si Téhéran attentait à sa vie.

Source: AFP

20.01.2026, 16:28 heures

Le Parlement européen gèle la ratification de l'accord commercial avec les Etats-Unis

Le Parlement européen a décidé de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, à la suite des dernières menaces en date de Donald Trump, ont confirmé mardi ses principaux groupes politiques.

Il y a un «accord majoritaire» des groupes politiques pour geler l'accord commercial conclu l'an dernier entre les Etats-Unis et l'UE, a assuré la présidente du groupe S&D (social-démocrate), Iratxe Garcia Perez, devant des journalistes.

Le PPE (droite), le groupe le plus important du Parlement européen, a également confirmé ce gel des discussions autour de cet accord. Conclu à l'été, il prévoit des droits de douane de 15% sur les exportations européennes vers les Etats-Unis, mais leur suppression en ce qui concerne les exportations américaines vers l'UE.

«Un levier extrêmement puissant»

Ne pas permettre aux entreprises américaines d'accéder sans droit de douane au marché européen est «un outil très puissant», a assuré mardi le patron du groupe PPE, Manfred Weber. C'est «un levier extrêmement puissant. Je ne crois pas que les entreprises soient d'accord pour renoncer au marché européen», a abondé Valérie Hayer, la présidente du groupe centriste Renew.

En revanche, une partie de l'extrême droite s'est prononcée contre le gel de cet accord. «Nous pensons que c'est une erreur», a indiqué le coprésident du groupe ECR, Nicola Procaccini.

Contrairement au groupe des Patriotes, présidé par l'eurodéputé français Jordan Bardella, favorable à la «suspension» de cet accord. C'est désormais le «rapport de forces» qui s'impose face aux Etats-Unis de Donald Trump, a jugé Jordan Bardella devant les eurodéputés.

«Un bazooka» économique

Le gel des discussions au sein du Parlement européen empêche la ratification de cet accord et donc son application. Les différents groupes politiques sont en revanche plus désunis sur les autres réponses possibles face aux menaces de Donald Trump d'annexer le Groenland, territoire arctique sous souveraineté du Danemark, pays membre de l'UE et de l'Otan.

Le PPE par la voix de son président a ainsi appelé à la «désescalade», refusant la mise en oeuvre du mécanisme européen anticoercition, qui permettrait par exemple de limiter l'accès des entreprises américaines aux marchés publics européens. Idem pour ECR dont le vice-président Nicola Procaccini s'est également prononcé contre devant la presse.

Le recours à ce que certains ont surnommé le «bazooka» économique européen est en revanche soutenu par les autres familles politiques du Parlement européen.

Source: AFP

20.01.2026, 09:16 heures

Paris juge «inacceptables» les menaces de taxes américaines sur les vins «pour influencer sa politique étrangère»

Les menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français sont «inacceptables» et «inefficaces», a réagi mardi l'entourage d'Emmanuel Macron auprès de l'AFP.

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard dénonce une menace «inadmissible» appelant une réaction ferme de la France.
Photo: AFP

«Comme nous l'avons toujours souligné, les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces», a indiqué cet entourage. Les menaces de Donald Trump font suite au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son «Conseil de paix», un projet encore flou du président américain qui semble vouloir créer une sorte d'alternative à l'ONU.

«C'est une menace, à ce stade, inadmissible, d'une brutalité inouïe et évidemment, qui ne peut pas rester sans réaction non seulement de la part de la France mais de la part de l'Union européenne toute entière», a réagi de son côté la ministre de l'Agriculture Annie Genevard sur TF1.

«Cette menace cible un secteur particulier qui est celui de la viticulture, qui n'en a pas besoin parce qu'il connaît des difficultés et qui est un fleuron de l'agriculture française», a-t-elle dénoncé.

Source: AFP

20.01.2026, 09:07 heures

L'Europe doit arrêter de «subir ces bras de fer» avec Trump, dit le secrétaire général de la FNSEA

L'Europe doit arrêter de «subir ces bras de fer» avec Donald Trump, qui «est en train de détruire une partie de l'économie mondiale pour régner», a commenté ce mardi le secrétaire général de la FNSEA, Hervé Lapie, après la menace du président américain de taxer vins et champagnes français à 200%.

«On annonce 200%, je ne sais pas à combien ça va finir, mais globalement, il faut que l'Europe se réveille pour qu'elle puisse protéger aussi ses producteurs et ses consommateurs», a réagi Hervé Lapie interrogé sur Europe 1.

«Et qu'on arrête de subir ces bras de fer aujourd'hui avec le président Trump, qui défend son économie et qui en fait est en train de détruire une partie de l'économie mondiale pour régner», a continué le secrétaire général du premier syndicat agricole français.

Source: AFP

20.01.2026, 08:48 heures

La Chine dit avoir été invitée à rejoindre le «Conseil de paix» proposé par Trump

La Chine a dit mardi avoir été invitée par les Etats-Unis à rejoindre le «Conseil de paix», une initiative du président américain Donald Trump pour oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde.

«La partie chinoise a reçu l'invitation de la partie américaine», a indiqué lors d'une conférence de presse régulière Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Il n'a pas précisé si Pékin allait y répondre favorablement ou non.

La Chine apporte traditionnellement un soutien inconditionnel à l'ONU, qui comprend le Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la mission est déjà de préserver la paix et la sécurité internationales.

L'instance baptisée «Conseil de paix» par Donald Trump avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais son projet de «charte» ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne un objectif plus large, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

Source: AFP

20.01.2026, 07:00 heures

Trump confirme avoir invité Poutine à rejoindre le «Conseil de paix»

Le président américain Donald Trump a confirmé lundi avoir invité son homologue russe Vladimir Poutine à rejoindre le «Conseil de la paix», qu'il veut créer à sa main pour oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec l'ONU.

«Oui, il a été invité», a répondu Trump à un journaliste en Floride qui lui demandait s'il avait invité le dirigeant russe à rejoindre cet organisme, où le ticket d'entrée serait d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Source: AFP

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