Trump dit que le Venezuela «va remettre» jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis
Donald Trump a déclaré mardi que le Venezuela allait «remettre» jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, en affirmant qu'il contrôlera les revenus générés en tant que président américain.
«Je suis ravi d'annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité», a affirmé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. «Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l'argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis», a-t-il ajouté.
Source: AFP
Tirs entendus près du palais présidentiel de Caracas après un survol de drones
Des tirs ont été entendus autour du palais présidentiel de Miraflores de Caracas lundi vers 20h00 (00h00 GMT mardi), selon plusieurs témoins contactés par l'AFP, mais ceux-ci ont cessé et la situation était sous contrôle selon une source proche du pouvoir qui a évoqué des vols de drones.
Selon cette source, des drones non identifiés ont volé près du palais, déclenchant des tirs des équipes de sécurité. Ces tirs surviennent un peu plus de deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par des troupes américaines au terme d'une attaque spectaculaire sur la capitale.
Le ministère de la Communication n'a pas répondu aux appels de l'AFP pour confirmer les faits. «C'est arrivé après 8 heures du soir (20h00). Ça sonnait comme des détonations, très rapprochées, comme 'po po po'. Ça ne sonnait pas fort comme ce qui s'était passé auparavant (comme samedi avec des explosions, ndlr)», a expliqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un habitant vivant à cinq pâtés de maison du palais.
«La première chose qui m'est venue à l'esprit a été de voir s'il y avait des avions qui survolaient, mais non. J'ai seulement vu deux lumières rouges dans le ciel. Ça a duré environ une minute. Tout le monde regardait par la fenêtre pour voir s'il y avait un avion ou ce qui se passait», a-t-il indiqué. Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir ce qui ressemble à des balles traçantes s'envoler vers le ciel vers une cible invisible.
Source: AFP
Sept jours de deuil en hommage aux victimes de l'attaque américaine
La présidente par intérim vénézuélienne Delcy Rodriguez a décrété mardi sept jours de deuil en hommage aux victimes de l'attaque américaine qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro et dont le bilan exact n'est pas connu.
«Un message à nos jeunes martyrs qui ont donné leur vie pour la défense de notre pays. J'ai pris la décision de décréter un deuil de sept jours en honneur et à la gloire des jeunes, des femmes, des hommes qui sont morts, qui ont offert leur vie en défendant le Venezuela et le président Nicolas Maduro», a-t-elle dit à la télévision.
L'opération américaine de capture du couple Maduro a fait au moins 55 morts, 23 militaires vénézuéliens et 32 cubains, membres des services de sécurité, tandis que le bilan de civils tués n'est pas connu. Certaines sources parlent d'un total de 70 à 80 morts.
Source: AFP
La présidente par intérim fait un tacle à Trump
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a affirmé mardi lors d'une allocution à la télévision publique qu'aucun «agent extérieur» ne gouvernait le pays, alors que le président américain Donald Trump avait indiqué que les Etats-Unis étaient désormais «aux commandes».
«Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d'autre. Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela», a assuré Delcy Rodriguez trois jours après la capture par les Etats-Unis du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Source: AFP
L'intervention américaine au Venezuela «a sapé un principe fondamental du droit international», déclare l'ONU
L'ONU a exprimé mardi sa profonde inquiétude après l'intervention militaire américaine au Venezuela, avertissant qu'elle «a sapé un principe fondamental du droit international».
«Les Etats ne doivent pas menacer ou recourir à la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un autre Etat», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse à Genève.
Source: AFP
Trump ne prévoit pas d'élections au Venezuela dans les 30 jours
Selon le président américain Donald Trump, aucune nouvelle élection n'aura lieu au Venezuela avant 30 jours. «Nous devons d'abord remettre le pays sur les rails», a déclaré le président américain à la chaîne NBC. «On ne peut pas organiser d'élections.»
Cependant, le nouveau gouvernement n'a pas confirmé qu'il considérait la situation actuelle comme une absence prolongée.
La cheffe de l'opposition veut faire du Venezuela «le centre énergétique» des Amériques
Maria Corina Machado, la cheffe de l'opposition vénézuélienne, a clamé lundi qu'elle comptait faire de son pays, qui possède les plus importantes réserves prouvées de pétrole du monde, «le centre énergétique» des Amériques, deux jours après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro.
«Nous allons faire du Venezuela le centre énergétique des Amériques, nous allons apporter l'Etat de droit, nous allons ouvrir les marchés, nous allons avoir besoin de sécurité pour les investissements étrangers», a déclaré sur Fox News la prix Nobel de la Paix 2025, qui compte retourner rapidement au Venezuela même si Donald Trump ne la soutient pas pour prendre la tête du pays.
Source: AFP
Maria Corina Machado, prix Nobel et cheffe de l'opposition, dit vouloir retourner «le plus vite possible» dans son pays
Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de revenir «le plus vite possible» dans son pays, deux jours après la capture du président Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine.
«Je prévois de retourner au Venezuela le plus vite possible», a-t-elle déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News, sans dire le lieu où elle se trouve. Maria Corina Machado a aussi vivement critiqué Delcy Rodriguez, investie lundi présidente par intérim du Venezuela, estimant qu'elle était «l'une des principales architectes de la torture» imputée au gouvernement vénézuélien.
Donald Trump avait dès samedi disqualifié Maria Corina Machado pour prendre la tête du pays à la place de Nicolas Maduro, estimant qu'elle «ne (bénéficiait) ni du soutien ni du respect au sein de son pays».
Source: AFP
La police réplique avec des tirs dissuasifs sur des drones près du palais de Miraflores
La police a tiré «de façon dissuasive» sur des drones ayant survolé la zone autour du Palais présidentiel de Caracas lundi vers 20h00 (00h00 GMT mardi), a affirmé une source officielle aux médias alors que le bruit d'armes à feu avaient été signalés par de nombreux habitants du quartier.
Cet incident est survenu un peu plus de deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par des troupes américaines au terme d'une attaque spectaculaire sur la capitale.
«Ce qui s'est passé dans le centre de Caracas était dû à des drones qui ont survolé la zone sans autorisation. La police a tiré de façon dissuasive. Il n'y a eu aucun affrontement. Le pays entier est dans un état de parfaite tranquillité!», a affirmé aux médias une source officielle.
Source: AFP
Le ministère de la Justice révise l'acte d'accusation contre Nicolás Maduro
Le ministère de la Justice a renoncé à une allégation douteuse concernant le président Nicolás Maduro, que l'administration Trump avait promue l'année dernière pour préparer son éviction du pouvoir au Venezuela: l'accuser de diriger un cartel de la drogue appelé Cartel de los Soles.
Mais des spécialistes de la criminalité et du trafic de stupéfiants en Amérique latine affirment qu'il s'agit en réalité d'un terme argotique, inventé par les médias vénézuéliens dans les années 1990, pour désigner les fonctionnaires corrompus par l'argent de la drogue. Samedi, après l'arrestation de Nicolás Maduro par le gouvernement, le ministère de la Justice a publié un acte d'accusation remanié qui semblait implicitement le reconnaître.
Les procureurs ont maintenu l'accusation de participation à un trafic de stupéfiants contre Nicolás Maduro, mais ont renoncé à considérer le Cartel de los Soles comme une organisation réelle. L'acte d'accusation révisé évoque désormais un «système de clientélisme» et une «culture de la corruption» alimentés par l'argent de la drogue.
Source: New York Times
A l'ONU, les alliés des Etats-Unis critiquent l'action militaire à Caracas
Certains des plus fervents alliés des Etats-Unis ont critiqué le raid qui a permis de capturer le dirigeant vénézuélien le premier week-end de janvier, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour s'opposer à une opération militaire qui a conduit l'autocrate devant un juge fédéral lundi.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré que l'administration Trump avait violé la Charte des Nations Unies avec ce raid nocturne qui a mobilisé environ 200 membres des forces spéciales américaines pour arrêter le président déchu, Nicolás Maduro, et son épouse. Les alliés des Etats-Unis, dont la France, ont critiqué ce raid, tandis que des représentants de la Russie et de la Chine ont exigé leur libération.
Source: New York Times
Près de 200 soldats américains sont intervenus à Caracas, affirme le Pentagone
Près de 200 soldats américains sont intervenus à Caracas dans la nuit de vendredi à samedi pour capturer Nicolas Maduro, a affirmé lundi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.
L'opération américaine, très critiquée à l'étranger, a été menée en quelques heures avec plus de 150 appareils au milieu de la nuit dans la capitale du Venezuela.
«Près de 200 de nos plus grands Américains sont allés dans le centre de Caracas» lors de l'assaut qui a mené à la capture du président du pays, a déclaré lundi Pete Hegseth lors d'un discours. Aucun d'entre eux n'est mort, a-t-il répété.
Trente-deux membres des services de sécurité cubains ont été tués lors de l'assaut américain, a pour sa part affirmé La Havane, alliée de Caracas.