L'ambassadeur convoqué
Un carte postée par Trump déclenche une crise avec l'Islande

Donald Trump a créé un tollé en publiant une carte montrant l'Islande sous banière américaine. Reykjavik a aussitôt convoqué l'ambassadeur américain en signe de protestation.
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Donald Trump a créé un tollé en publiant une carte montrant l'Islande sous banière américaine.
Photo: Screenshot Truth Social
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ATS Agence télégraphique suisse

Donald Trump vient de déclencher une nouvelle polémique avec une «carte» couvrant du drapeau des Etats-Unis toute l'Amérique du Nord, le Mexique, les Caraïbes, le Groenland et l'Islande, dans une avalanche de messages postés sur son réseau Truth Social.

Première à réagir, l'Islande a annoncé mardi avoir convoqué la veille l'ambassadeur américain à Reykjavik «pour lui signifier clairement que cette image était totalement inappropriée». Le président américain est coutumier des publications controversées sur Truth Social. Il a posté la «carte» en cause sans légende lundi, au milieu d'une centaine de messages mis en ligne sur son fil au cours du long week-end de la Fête du travail (Labor Day).

Le Canada, le Groenland et d'autres aussi

Outre l'Islande, on peut y voit la bannière étoilée recouvrir le Canada, en guerre commerciale avec Washington et dont Donald Trump rêve de faire le 51e Etat des Etats-Unis, le Groenland, territoire autonome danois, mais aussi le Mexique, Cuba et la République dominicaine ou encore la Jamaïque, les Antilles françaises et les autres îles des Caraïbes.

Le président américain a publié sa multitude de messages à rythme accéléré – une soixantaine sur la journée de dimanche, 37 en 10 heures lundi, selon un décompte de l'AFP – avec comme souvent un recours immodéré aux images générées par intelligence artificielle.

Outre ses revendications territoriales extérieures, Donald Trump s'est notamment mis en scène recevant George Washington dans le Bureau ovale ou, habillé en joueur de hockey, menaçant le Premier ministre canadien Mark Carney de coups de crosse. Proposant également de rebaptiser le Nouveau-Mexique «Nouvelle-Amérique», il s'est attiré une réponse sèche d'un de ses critiques les plus virulents, le gouverneur de Californie Gavin Newsom. «Ferme-la!», lui a intimé ce dernier sur X.

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