Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé la réouverture de l'espace aérien du Venezuela pour les vols commerciaux, soit presque un mois après le spectaculaire raid américain au cours duquel le président Nicolas Maduro a été fait prisonnier.
Le président américain a souhaité dans la matinée que cette réouverture intervienne «d'ici la fin de la journée», a-t-il dit au début d'un conseil des ministres à la Maison Blanche.
«Les citoyens américains vont, dans très peu de temps, être en mesure d'aller au Venezuela et ils y seront en sécurité. (Le pays) est sous un contrôle très ferme», a précisé Trump, indiquant avoir discuté juste avant sa prise de parole avec la présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodriguez.
Priorité à la sécurité
Environ deux heures plus tard, le régulateur américain de l'aviation (FAA) a indiqué sur son compte X avoir «retiré quatre NOTAM (avertissements aux pilotes, NDLR) concernant la région des Caraïbes, y compris une portant sur le Venezuela». Elle a ajouté avoir fait de même pour des mises en garde au sujet des espaces aériens de Curaçao, de San Juan (Porto Rico) et des régions dépendant du centre de gestion des vols de Piarco, à Trinidad et Tobago.
«Ces NOTAM avaient été émises par mesure de précaution et ne sont plus nécessaires», a précisé le régulateur, assurant que la sécurité restait sa «priorité principale». «Nous avons hâte de faciliter la reprise des trajets réguliers entre les Etats-Unis et le Venezuela», a-t-il poursuivi.
De son côté, le ministre américain des Transports Sean Duffy avait rapidement relevé sur son compte X, à l'adresse du président américain, que ses services faisaient le nécessaire afin de «dégager la voie pour voyager entre les Etats-Unis et le Venezuela».
La FAA avait exhorté le 16 janvier les compagnies aériennes et avions opérant dans l'espace aérien de certaines régions, notamment près du Mexique et de plusieurs pays d'Amérique centrale et du sud, à faire preuve de prudence à cause notamment d'«activités militaires».
«Des tonnes de cocaïne»
Cette mise en garde évoquait des «situations potentiellement dangereuses», liées aussi à des perturbations des systèmes de navigation par satellites, et devait durer au moins soixante jours. Donald Trump avait prévenu le 8 janvier que les Etats-Unis allaient «commencer des frappes au sol» contre les cartels de drogue, après avoir déjà mené des frappes contre des embarcations maritimes dans les Caraïbes et le Pacifique.
Quelques jours plus tôt, le 3 janvier, les forces américaines avaient capturé Nicolas Maduro et son épouse, accusés par la justice américaine de «narcoterrorisme» et d'importation de «tonnes de cocaïne». Le couple a immédiatement été transporté sur le sol américain, et incarcéré. Ils ont plaidé non coupable le 5 janvier devant un tribunal de New York et doivent comparaître de nouveau le 17 mars.