Au moins 35 pays concernés
Les USA ont expulsé 25'000 étrangers en s'appuyant sur des accords secrets

Une enquête journalistique mondiale révèle que les Etats-Unis ont expulsé plus de 25'000 personnes vers 28 pays tiers depuis 2025. Une démarche rendue possible par des accords secrets conclus avec 35 pays.
Les Etats-Unis se sont appuyé sur des accords secrets avec 35 pays pour expulser 25'000 étrangers.
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

Le gouvernement américain a expulsé plus de 25'000 personnes dans des pays tiers, au terme d'accords secrets passés avec 35 pays pour qu'ils accueillent des personnes n'ayant aucun lien avec eux, révèle une enquête journalistique mondiale publiée lundi.

Depuis que le président américain Donald Trump est revenu à la Maison Blanche en janvier 2025, Washington a signé des accords avec des pays d'Amérique latine, d'Afrique et du Pacifique pour y envoyer des étrangers qui ne peuvent légalement être renvoyés dans leur propre pays.

Cette enquête menée par 72 journalistes de 23 médias de 15 pays et publiée par le consortium Forbidden Stories montre que le gouvernement américain a affecté au moins 410 millions de dollars à verser aux pays d'accueil ou à des agences de l'Onu permettant les retours.

La majorité au Mexique

Au 31 août 2026, au moins 25'447 personnes avaient déjà été transférées dans 28 pays – dont environ 20'000 vers le seul Mexique voisin – au terme de ces accords, selon les données compilées par Forbidden Stories. Les clauses des accords varient, notamment en ce qui concerne les nationalités pouvant être accueillies et les individus ayant un casier judiciaire.

Selon Forbidden Stories, 49 des 54 pays d'Afrique ont été approchés pour accueillir des expulsés citoyens de pays tiers. Une enquête de l'AFP début 2026 avait mis en lumière des pressions de Washington sur des pays d'Afrique, telles que des menaces de droits de douanes, de suspensions de délivrance de visas ou de réduction de l'aide, pour les contraindre d'accepter des expulsés.

Des juristes avaient indiqué à l'AFP qu'une fois sur place, ces expulsés tombaient «dans un trou noir juridique», retenus sans être inculpés dans un pays inconnu, parfois privés de droits.

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