Sur une seule semaine...
Plus de 1000 migrants secourus sur la route de l'Atlantique

Plus de 1000 migrants ont été secourus en mer en une seule semaine, à la fin du mois d'août. Ils cherchaient à rejoindre les Canaries par la dangereuse route de l'Atlantique.
En l'espace d'une seule semaine, 1036 personnes ont dû être secourues.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Plus d'un millier de migrants qui tentaient de rejoindre l'Europe par la dangereuse route de l'Atlantique depuis les côtes ouest-africaines ont été secourus en mer en une seule semaine fin août, a annoncé l'ONG médicale Médecins Sans Frontières (MSF). «En seulement une semaine, fin août, 1046 personnes exilées qui tentaient de rejoindre les îles Canaries (en Espagne) à bord d'embarcations de fortune ont été secourues», précise MSF dans un communiqué daté de lundi.

A la recherche d'un avenir meilleur en Europe et au péril de leur vie, de nombreux Africains tentent de rejoindre clandestinement le continent, les pays européens ayant drastiquement restreint la délivrance de visas et renforcé les contrôles à leurs frontières. Pour la plupart originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée et du Mali, des centaines de migrants ont ainsi été secourus ces derniers mois au large de la Mauritanie, tandis que des centaines d'autres sont morts ou portés disparus dans des naufrages.

Déshydratation et fatigue extrême

Sept embarcations venues de Gambie, comptant en moyenne 150 migrants chacune, ont été secourues en mer par les gardes-côtes mauritaniens et sénégalais, indique MSF. «Dans un état de santé critique, (les personnes secourues) ont été débarquées en Mauritanie et au Sénégal, et prises en charge par les équipes médicales de MSF», explique le communiqué.

«Après avoir longuement dérivé en mer, les personnes secourues souffraient de déshydratation et de fatigue extrême, de perte de connaissance, de fractures ainsi que d'infections cutanées, gastriques et respiratoires», poursuit le document. Selon l'ONG, «la plupart des survivants venaient du Sénégal et de la Gambie, d'autres provenaient du Mali, de la Guinée, de la Côte d'Ivoire». A bord des embarcations se trouvaient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs.

Impact psychologique profond

«L'impact psychologique sur les survivants est profond, beaucoup d'entre eux ayant vu leurs proches mourir pendant la traversée», souligne MSF. Des milliers de personnes originaires d'Afrique de l'Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années de gagner clandestinement l'Europe en empruntant cette route de l'Atlantique, principalement vers l'archipel espagnol des Canaries, à bord d'embarcations surchargées, souvent vétustes.

Des milliers de personnes sont mortes ou ont disparu en tentant de rejoindre ainsi l'Europe ces dernières années. Le renforcement récent des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a poussé les départs de pirogues vers les Canaries vers le sud, depuis les côtes de Gambie, de Guinée-Bissau ou de Guinée, allongeant encore la durée des traversées et accroissant les risques pour les migrants.

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