La Russie a tué plus de 2500 civils ukrainiens en 2025, dont beaucoup loin des lignes de front
Les civils ukrainiens ont connu l'année la plus meurtrière depuis l'invasion de la Russie en 2022, avec plus de 2'500 morts en 2025, a indiqué lundi un nouveau rapport des Nations unies. La Mission de surveillance des droits de l'homme en Ukraine de l’ONU a confirmé que 2514 civils ont été tués et 12'142 blessés en 2025 lors de violences liées au conflit, presque tous lors d’attaques russes.
Le rapport de l'ONU montre en outre qu'aucune zone n’est véritablement sûre en Ukraine: plus d’un tiers des civils tués ou blessés se trouvaient loin des lignes de front au moment des attaques russes. En 2025, la Russie a considérablement intensifié sa campagne de frappes aériennes contre les villes ukrainiennes, terrorisant régulièrement la population civile avec des attaques massives de drones et de missiles.
Lors d'une attaque la semaine dernière, Moscou a lancé en une seule nuit 242 drones, 14 missiles balistiques et 22 missiles de croisière sur plusieurs villes, ciblant les infrastructures énergétiques civiles et privant des centaines de milliers d’Ukrainiens d’électricité et de chauffage. Selon l’ONU, le nombre de victimes civiles documentées en 2025 est 31% supérieur à celui de 2024 et 70% supérieur à celui de 2023.
«Cette hausse résulte non seulement de l’intensification des hostilités le long du front, mais aussi de l’usage accru d’armes de longue portée, exposant les civils à un risque plus élevé», a déclaré Danielle Bell, responsable de la mission de surveillance de l’ONU en Ukraine. Depuis le lancement de la guerre à grande échelle par la Russie en février 2022, plus de 14'900 civils ont été tués, selon les données de l’ONU.
Source: CNN
Des frappes russes font quatre morts près de Kharkiv
Au moins quatre personnes sont mortes près de Kharkiv dans le nord-est de l'Ukraine au cours d'une nuit de bombardements russes massifs qui ont provoqué mardi de nouvelles coupures de courant dans le pays en proie à un hiver glacial, a indiqué Kiev.
Moscou a visé les régions de Kiev, Kharkiv, Zaporijjia (sud), Dnipropetrovsk (centre-est) avec 25 missiles et 293 drones, a indiqué l'armée de l'air ukrainienne sur Telegram.
Près de quatre ans après le lancement de son offensive à grande échelle, Moscou continue de pilonner sans relâche les infrastructures électriques ukrainiennes, privant des centaines de milliers de foyers de chauffage, d'eau et d'électricité.
Source: AFP
Les USA fustigent le recours aux missiles Orechnik russes en Ukraine
Les Etats-Unis ont dénoncé lundi devant le Conseil de sécurité de l'ONU l'utilisation par la Russie en Ukraine du missile balistique de dernière génération Orechnik, une «escalade dangereuse et inexplicable».
Le missile de portée intermédiaire, sans charge nucléaire, a frappé «une zone en Ukraine proche de la frontière avec la Pologne et l'OTAN. Cela constitue une nouvelle escalade dangereuse et inexplicable, alors que les Etats-Unis travaillent avec Kiev, d'autres partenaires et Moscou pour mettre un terme à la guerre via un accord négocié», a déclaré l'ambassadrice américaine adjointe à l'ONU Tammy Bruce.
Source: AFP
En Ukraine, 2025 est l'«année la plus meurtrière» pour les civils après 2022
Avec plus de 2500 civils tués, l'année 2025 a été la «plus meurtrière» en Ukraine depuis la première année de l'invasion russe en 2022, selon un rapport des Nations unies publié lundi. «Le nombre total de victimes civiles en Ukraine en 2025 a atteint au moins 2514 morts et 12'142 blessés», en hausse de 31% comparé à 2024 et de 70% par rapport à 2023, selon le rapport de la mission de surveillance des droits humains de l'ONU en Ukraine (HRMMU).
Depuis le 24 février 2022, l'ONU a comptabilisé près de 15'000 civils tués et 40'600 blessés. Mais le nombre réel de victimes est «probablement considérablement plus élevé», notamment en raison de la difficulté d'accès à certaines zones, en particulier durant les premiers mois de l'invasion russe.
«Cette hausse est non seulement due à l'intensification des hostilités le long de la ligne de front, mais aussi à l'utilisation accrue d'armes de longue portée», a déclaré dans un communiqué Danielle Bell, la cheffe du HRMMU.
La Russie s'est emparée en 2025 de plus de 5600 km2, soit 0,94% de la superficie de l'Ukraine, davantage que dans les années 2024 et 2023 réunies, selon l'analyse par l'AFP des données de l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l'étude des conflits.
Les efforts diplomatiques pour tenter de mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale se sont intensifiés ces derniers mois mais n'ont pas permis d'avancée concrète à ce stade.
Source: AFP
Frappes russes sur l'Ukraine: réunion du Conseil de sécurité
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi à la demande de l'Ukraine après de nouvelles frappes russes massives et l'utilisation par Moscou de son missile de dernière génération Orechnik. La requête de Kiev a été appuyée par six membres du conseil.
«La Russie a atteint un nouveau niveau effroyable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans ses attaques contre les civils et infrastructures civiles en Ukraine», dénonce l'ambassadeur d'Ukraine à l'ONU Andriï Melnyk dans sa lettre demandant la réunion, vue vendredi soir par l'AFP.
De nouvelles frappes russes dans la nuit de jeudi à vendredi ont privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire de la capitale ukrainienne à appeler vendredi la population à évacuer "temporairement" la ville.
Missile Orechnik
Cette nouvelle nuit de bombardements a d'autre part vu l'utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre en février 2022, du missile balistique russe de dernière génération Orechnik, dans l'ouest de l'Ukraine.
«Aujourd'hui, la fédération de Russie a officiellement revendiqué l'utilisation du missile balistique de portée intermédiaire, appelé 'Orechnik', dans la région de Lviv. Une telle frappe représente une menace grave et sans précédent pour la sécurité du continent européen, sapant la stabilité régionale et présentant des risques sérieux pour la paix et la sécurité internationale de manière plus large», a commenté l'ambassadeur ukrainien dans sa lettre au conseil.
La requête de l'Ukraine a été appuyée par six membres la France, le Royaume-Uni, la Lettonie, le Danemark, la Grèce et le Liberia, ont précisé des sources diplomatiques à l'AFP.
Source: AFP
Giorgia Meloni estime que l'Europe doit rétablir le dialogue avec la Russie
La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a estimé vendredi que «le moment est venu où l'Europe devrait parler aussi avec la Russie», plaidant pour la création d'un «envoyé spécial» européen qui permettrait de parler d'une seule voix.
«Si l'Europe décide de participer à la phase de négociations en cours en parlant avec une seule des parties, je crains qu'à la fin sa contribution positive soit limitée», a estimé Giorgia Meloni lors de sa conférence de presse de début d'année.
Source: AFP
Le tir d'un missile russe Orechnik est une «escalade inacceptable» estiment les dirigeants européens
Le tir d'un missile de dernière génération Orechnik par la Russie en Ukraine dans la nuit de jeudi à vendredi représente «une escalade» et est «inacceptable», ont estimé les dirigeants allemand, britannique et français, lors d'un appel téléphonique vendredi.
Les attaques «continues» de la Russie, «y compris l'utilisation d'un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik dans l'ouest de l'Ukraine», représentent «une escalade et sont inacceptables», ont convenu Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer lors de cet appel, selon une porte-parole de Downing Street.
Source: AFP
Après les frappes russes sur Kiev, le maire appelle à évacuer la ville
Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire à appeler vendredi les habitants à évacuer "temporairement" la capitale ukrainienne.
Pour la première fois depuis le début de l'invasion russe lancée en 2022, le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a appelé les habitants à quitter «temporairement» la ville, alors que les températures oscillent entre -7 et -12°C.
«La moitié des immeubles d'habitation à Kiev, près de 6000, sont actuellement privés de chauffage», s'est-il alarmé. Dans les gares routières et ferroviaires de la capitale, aucune foule importante ni signe de panique n'était visible, selon des journalistes de l'AFP.
Source: AFP
L'Ukraine publie des images de débris du missile russe Orechnik
Le service ukrainien de sécurité (SBU) a publié vendredi des images de débris présentés comme ceux du missile de dernière génération Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest) pendant la nuit.
Parmi les débris figurent des éléments de stabilisation et de guidage du missile, ainsi que des pièces de moteur, a affirmé le SBU dans un communiqué.
«En ciblant des infrastructures civiles dans notre pays, près de la frontière avec l'Union européenne, le Kremlin a tenté de détruire les systèmes vitaux de la région», a-t-il ajouté, sans préciser quelles cibles avaient été visées ni l'ampleur des dégâts.
Source: ATS
Les frappes russes massives sont un «test» pour les alliés de Kiev
L'Ukraine a estimé vendredi que les frappes massives russes contre son territoire, y compris avec le missile hypersonique Orechnik qui a touché l'ouest du pays, constituaient une «menace grave» pour l'Europe et un «test» pour l'Occident.
«Une telle frappe à proximité de la frontière de l'UE et de l'Otan constitue une grave menace pour la sécurité du continent européen et un test pour la communauté transatlantique», a estimé, sur X, le chef de la diplomatie ukrainienne Andriy Sybiha.
Source: ATS
La Russie dit avoir frappé l'Ukraine au moyen du missile hypersonique Orechnik
La Russie a frappé dans la nuit de jeudi à vendredi des «cibles stratégiques» en Ukraine à l'aide du missile hypersonique Orechnik, a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué.
Ces frappes, dont le nombre et les objectifs exacts n'ont pas été précisés, sont intervenues «en réponse à l'attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev» contre une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, dont l'Ukraine affirme qu'il s'agit d'un «mensonge».
Source: AFP