La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré mercredi que son pays était désormais tourné vers «une nouvelle ère politique» après la capture le 3 janvier du chef de l'Etat Nicolas Maduro au cours d'une opération militaire américaine.
«Le message est celui d'un Venezuela qui s'ouvre à une nouvelle ère politique, une ère qui permet la compréhension malgré les divergences et à travers la diversité idéologique et politique», a-t-elle dit devant la presse, s'exprimant du palais présidentiel de Miraflores à Caracas.
Des vagues de libérations
Delcy Rodriguez a en outre annoncé que Caracas avait libéré 406 prisonniers politiques depuis décembre, dans le cadre d'un processus dont, selon elle, l'initiateur a été Maduro. L'ONG Foro Penal recense néanmoins environ 180 libérations en additionnant deux vagues, celle de décembre et celle actuelle de libérations au compte-goutte, loin du chiffre évoqué par Delcy Rodriguez.
«Ce processus n'est pas encore terminé, il reste ouvert», a précisé la dirigeante alors que le syndicat de la presse SNTP et Foro Penal ont annoncé mercredi qu'au moins 17 journalistes et employés de presse avaient été remis en liberté. La présidente par intérim a indiqué que les libérations excluent les «délits graves» comme l'homicide et le narcotrafic, tandis que sont pris en compte les délits liés à «l'ordre constitutionnel», ainsi que «la haine, la violence et l'intolérance».
Des centaines de personnes ont été arrêtées sous la présidence de Maduro et poursuivies pour «incitation à la haine» et «trahison à la patrie», notamment dans des contextes électoraux et de manifestations politiques.