Pendant au moins 6 mois
La Russie veut interdire l'exportation d'essence à partir de vendredi

Le Kremlin veut stopper les exportations de pétrole pendant six mois. Une telle interdiction calmerait les inquiétudes concernant la hausse des prix de l'essence en Russie, mais elle préoccupe le reste du monde.
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Le vice-premier ministre russe Alexander Novak a expliqué cette interdiction par la situation tendue sur le marché intérieur.
Photo: keystone-sda.ch
Janine Enderli

Face à l'augmentation de la demande dans le pays, la Russie a ordonné l'interdiction des exportations d'essence. L'interdiction doit prendre effet à partir de vendredi et durer six mois. C'est ce que rapporte l'agence de presse AFP.

«Pour compenser la demande excessive de produits pétroliers, il faut prendre des mesures qui contribuent à stabiliser les prix sur le marché intérieur», a déclaré le vice-premier ministre Alexander Novak à la chaîne RBC.

Une interdiction similaire avait déjà été introduite l'année dernière afin d'éviter les pénuries et la hausse des prix sur le marché intérieur.

Les élections présidentielles sont-elles en jeu?

Mais cette fois-ci, l'interdiction devrait durer nettement plus longtemps. On suppose que le pays veut endiguer la hausse des prix dans le cadre des élections présidentielles de la mi-mars. En même temps, l'interdiction donne le temps à l'infrastructure de se rétablir et de se reconstruire. En effet, ces derniers mois, certaines raffineries ont subi des dommages en raison d'attaques de drones ukrainiens.

En 2023, la Russie a produit 44 millions de tonnes d'essence, dont elle a exporté environ 5,76 millions de tonnes. Les plus gros importateurs d'essence russe sont surtout des pays africains, dont le Nigeria, la Libye et la Tunisie, ainsi que les Emirats arabes unis.

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