Le président américain Donald Trump a exhorté dimanche Cuba à «accepter un accord, avant qu'il ne soit trop tard» et que le pays ne se retrouve sans pétrole ni argent vénézuéliens. «Il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba – zero!», a écrit le président américain sur son réseau social truth social. «Je suggère fortement qu'ils acceptent un accord, avant qu'il ne soit trop tard».
Ces propos interviennent une semaine après la capture par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro. L'opération, menée de nuit à Caracas, a coûté la vie à des dizaines de membres des forces de sécurité vénézuéliennes et cubaines. Peu de temps auparavant, Donald Trump avait republié un message suggérant que le secrétaire d'État américain Marco Rubio pourrait devenir président de Cuba, l'accompagnant de ce commentaire : «Ça me semble bien !»
Réponse sèche du président cubain
«La plupart de ces Cubains sont morts lors de l'attaque américaine de la semaine dernière, et le Venezuela n'a plus besoin d'être protégé contre les voyous et les extorqueurs qui les ont tenus en otage pendant tant d'années», a poursuivi Trump dans son message. «Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce aux importantes quantités de pétrole et d'argent provenant du Venezuela. En échange, Cuba a fourni des 'services de sécurité' aux deux derniers dictateurs vénézuéliens, mais c'est fini!», a-t-il ajouté.
Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel a affirmé dimanche que «personne ne dicte quoi faire» à son pays, en réponse aux menaces proférées par le président américain Donald Trump. Cuba est «une nation libre, indépendante», écrit-il dans un message publié sur X. «Cuba n'agresse pas, elle est agressée par les Etats-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu'à la dernière goutte de sang.»