Trump affirme que l'Iran veut négocier, après l'arrivée d'une «armada» dans le Golfe
Donald Trump a affirmé ce mardi que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d'une action militaire contre le pays avec le déploiement d'une force navale américaine dans le Golfe.
Dans le même temps, les arrestations continuent mardi en Iran, après les manifestations ayant défié la République islamique début janvier. Au moins 41'880 personnes ont été interpellées, et des milliers de protestataires tués, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).
Cette ONG, et d'autres de défense des droits humains, poursuivent leur travail de documentation de la répression, entravé par la coupure générale d'internet imposée depuis le 8 janvier. Le président américain lui souffle le chaud et le froid: lundi, le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé dans le Golfe.
Donald Trump a prévenu que les Etats-Unis avaient «une grande armada près de l'Iran. Plus grande qu'au Venezuela», en référence à l'opération américaine de capture du chef d'Etat vénézuélien Nicolas Maduro début janvier. Mais a-t-il ajouté, dans cet entretien avec le média américain Axios, «ils veulent passer un accord. Je le sais. Ils ont appelé à de nombreuses reprises. Ils veulent parler».
Source: AFP
Le porte-avions américain Abraham Lincoln est arrivé au Moyen-Orient
Le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés au Moyen-Orient, a annoncé lundi l'armée américaine, qui renforce ainsi sa présence dans la région après la répression sanglante de manifestations en Iran.
Donald Trump, qui avait assuré la semaine passée que Washington surveillait de près Téhéran, s'est félicité lundi dans une interview au site Axios que les Etats-Unis aient à présent «une grande armada près de l'Iran», qui selon lui souhaite discuter.
«Ils veulent conclure un accord. Je le sais. Ils ont appelé à plusieurs reprises. Ils veulent parler», a-t-il affirmé à Axios. Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression menée par le pouvoir, mais il avait semblé revenir sur cette menace après avoir assuré que Téhéran avait suspendu des exécutions prévues de manifestants.
Le groupe naval, qui se trouvait jusque-là en mer de Chine méridionale, est «actuellement déployé au Moyen-Orient pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionales», a déclaré sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Source: AFP
Le SEM suspend les expulsions de ressortissants iraniens
Les ressortissants iraniens ne sont actuellement pas expulsés de Suisse, en raison de la répression brutale par le régime des manifestations en Iran, a indiqué dimanche le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). La mesure s'applique aussi aux requérants déboutés.
La décision a été prise le 13 janvier, a confirmé un porte-parole du SEM à l'agence de presse Keystone-ATS, reprenant une information diffusée par la radio-télévision publique alémanique SRF. Les décisions négatives sont assorties d'une admission provisoire, a-t-il précisé. La situation en Iran est incertaine et difficile à évaluer depuis le début des manifestations en décembre, a ajouté le porte-parole.
Les requérants d'asile délinquants ou ceux qui représentent une menace pour la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse sont toutefois exclus de ce changement de pratique, a encore relevé le porte-parole. «Dans ces cas, l'exécution du renvoi continue d'être examinée».
Source: ATS
Au moins 5000 morts confirmés lors des manifestations en Iran
Une ONG basée aux Etats-Unis a déclaré vendredi avoir confirmé la mort de 5002 personnes au cours du mouvement de contestation qui a secoué l'Iran au début du mois, dont une écrasante majorité de manifestants. Selon Human Rights Activists News Agency (HRANA), 4714 des personnes tuées sont des manifestants, 42 des mineurs, 207 des membres des forces de sécurité et 39 des passants.
L'organisation ajoute être toujours en train d'enquêter sur 9787 possibles autres décès. Le travail de vérification de cette organisation et d'autres est compliqué par la coupure d'internet imposée par les autorités dans le pays depuis le 8 janvier.
HRANA estime par ailleurs qu'au moins 26'852 personnes ont été arrêtées. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a elle confirmé la mort de 3428 manifestants, disant cependant craindre que le chiffre réel atteigne les 25'000 morts.
Mercredi, les autorités iraniennes ont donné leur premier bilan total, de 3117 morts. Mais selon le pouvoir, la grande majorité (2427) sont des «martyrs» – soit des forces de sécurité ou des passants, et non des «émeutiers» comme sont qualifiés les manifestants.
Source: AFP
Le président israélien plaide pour un changement de régime en Iran
Un changement de régime en Iran est la seule solution pour «l'avenir du peuple iranien», a déclaré jeudi le président israélien Isaac Herzog au Forum économique mondial de Davos, en Suisse.
«L'avenir du peuple iranien ne peut passer que par un changement de régime et cela doit se faire dans le cadre du peuple iranien (avec le soutien) de la communauté internationale», a déclaré Isaac Herzog après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran.
«Le peuple iranien aspire au changement, le peuple iranien mérite le changement», a-t-il poursuivi, «il est clair pour moi que le régime des ayatollahs est dans une situation plutôt fragile».
Présence iranienne au WEF annulée
Déclenchée le 28 décembre par des protestations contre le coût de la vie, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique.
Source: AFP
Un média officiel fait état de 3117 personnes tuées durant la vague de mobilisation
La télévision d'Etat iranienne a annoncé mercredi qu'un total de 3117 personnes avaient été tuées lors du vaste mouvement de contestation du pouvoir, étouffé par une répression meurtrière, citant la Fondation iranienne pour les anciens combattants et les martyrs.
Parmi les personnes tuées, 2427, dont des membres des forces de sécurité, sont considérées comme des «martyrs» au sens islamique du terme, car elles étaient des victimes «innocentes», a ajouté la télévision citant un communiqué de la Fondation.
Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, dont les chiffres sont cités par l'ONU, au moins 3428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20'000 morts.
Source: AFP
Le chef de la police lance un ultimatum aux participants aux «émeutes˚ pour qu'ils se rendent
Le chef de la police iranienne a donné lundi «au maximum trois jours» aux personnes «involontairement impliquées dans les émeutes» pour se livrer aux autorités, leur assurant qu'elles seraient alors traitées avec «plus de clémence».
«Les jeunes qui se sont retrouvés involontairement impliqués dans les émeutes sont considérés comme des personnes trompées, et non comme des soldats ennemis», a ajouté Ahmad-Reza Radan sur la télévision d'Etat.
Source: AFP
Le guide suprême iranien déclare que les autorités «doivent briser le dos des séditieux»
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a estimé samedi que les autorités devaient «briser le dos des séditieux», dans la foulée de la répression d'une vague de manifestations contre le pouvoir qui a fait des milliers de morts.
«Nous n'avons pas l'intention de mener le pays à la guerre, mais nous n'épargnerons pas les criminels nationaux (...) pire encore que les criminels nationaux, les criminels internationaux, nous ne les épargnerons pas non plus», a-t-il déclaré à ses partisans à l'occasion d'une fête religieuse.
«Par la grâce de Dieu, la nation iranienne doit briser le dos des séditieux, tout comme elle a brisé le dos de la sédition», a-t-il ajouté.
Source: AFP
Le guide suprême iranien affirme que Trump est «coupable des victimes» lors des manifestations
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a accusé samedi le président américain Donald Trump d'être «coupable des victimes» survenues lors des récentes manifestations en Iran.
«Nous tenons le président américain pour coupable des victimes, des dégâts et des accusations qu'il a portées contre la nation iranienne», a-t-il déclaré à une foule de partisans lors d'un discours prononcé à l'occasion d'une fête religieuse.
«C'était un complot américain, a-t-il insisté, ajoutant que l'objectif des Etats-Unis est d'avaler l'Iran (...) l'objectif est de replacer l'Iran sous domination militaire, politique et économique.»
Source: AFP
Reprise «très légère» d'Internet en Iran
L'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks a annoncé samedi avoir décelé une «très légère» reprise de l'activité internet en Iran après plus de 200 heures de coupure en lien avec le mouvement de contestation.
«Les mesures montrent une très légère augmentation de la connectivité en Iran ce matin passé la marque des 200 heures», indique cette organisation sur ses réseaux sociaux.
Toutefois «la connectivité générale reste à environ 2% des niveaux habituels et il n'y a pas de signe de reprise significative», ajoute-t-elle.
Selon les groupes de défense de droits humains, la coupure d'internet en vigueur depuis le 8 janvier vise à cacher l'ampleur réelle de la répression, qui a fait au moins 3428 morts depuis le début de mouvement fin décembre, selon l'ONG basée en Norvège Iran Human Rights (IHR).
Source: AFP
L'UE recommande aux compagnies aériennes d'éviter l'espace aérien de l'Iran
L'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) recommande vendredi aux compagnies aériennes d'éviter l'espace aérien de l'Iran, citant un «risque élevé pour les vols civils» après les menaces d'intervention militaire américaine et la mise en alerte renforcée de l'armée iranienne.
L'agence recommande dans un bulletin aux compagnies de ne pas «opérer dans l'espace aérien de l'Iran» et ce «à toutes altitudes». Elle cite notamment «la situation actuelle et le potentiel pour une action militaire des Etats-Unis, qui a placé les forces de défense aérienne iraniennes en état d'alerte renforcé», ce qui augmente le risque d'une «erreur d'identification».
«La présence et l'utilisation possible d'une vaste gamme d'armements et de systèmes de défense aérienne, qui s'ajoute à des réponses étatiques imprévisibles et l'activation potentielle de systèmes SAM (missiles surface-air NDLR), créent un risque élevé pour les vols civils», souligne l'AESA.