Selon la Maison Blanche
Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump

Les manifestations se poursuivent en Iran, où la répression se durcit. Selon une ONG, 648 morts sont d'ores et déjà à déplorer. Notre suivi des événements.
Raquel Alonso, Leo Vonlanthen, AFP
22:32 heures

Les USA n'excluent pas des frappes pour mettre fin à la répression en Iran

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

Photo: keystone-sda.ch

«Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef», a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que «la diplomatie (était) toujours la première option pour le président». Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un «ton très différent» lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

Source: ATS

17:37 heures

Au moins 648 manifestants auraient été tués depuis le début de la contestation en Iran

Au moins 648 manifestants ont été tués en Iran depuis le 28 décembre, début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé lundi l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.

Photo: KEYSTONE

Parmi les personnes tuées figurent neuf mineurs, précise l'organisation, faisant également état de milliers de blessés. Certaines estimations, que l'ONG n'a pas pu vérifier, évoquent un bilan nettement plus élevé, allant jusqu'à plus de 6000, ajoute-t-elle.

Source: AFP

22:29 heures

Le personnel diplomatique non essentiel français a quitté l'Iran

Le personnel diplomatique non essentiel de l'ambassade de France à Téhéran a quitté le territoire de l'Iran en raison des troubles agitant le pays, a-t-on appris lundi soir auprès de deux sources.

Ces employés ont quitté l'Iran en deux vagues, dimanche et lundi, ont indiqué ces sources, sans préciser leur nombre exact. En fonctionnement normal, l'ambassade de France à Téhéran comprend une trentaine d'expatriés, auxquels s'ajoutent quelques dizaines d'employés en statut local.

Source: AFP

19:17 heures

Londres condamne «l'horrible» répression en Iran

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a condamné lundi la répression «horrible» des manifestants en Iran, appelant les autorités de Téhéran à «cesser immédiatement les violences».

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«Les meurtres et la répression brutale des manifestants pacifiques en Iran sont horribles», a écrit la ministre dans un message publié sur X.

Elle a ajouté s'être entretenue avec son homologue iranien Abbas Araghchi, l'enjoignant à «cesser immédiatement les violences, respecter les droits et libertés fondamentaux et garantir la sécurité des ressortissants britanniques».

Source: AFP

18:11 heures

Diplomates de quatre pays européens convoqués par Téhéran

Des ambassadeurs ou chargés d'affaires d'Allemagne, de France, d'Italie et de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, ont été convoqués lundi par les autorités iraniennes qui déplorent le soutien exprimé par ces pays aux manifestants iraniens, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères.

«Nous confirmons la convocation d'ambassadeurs européens», a indiqué à l'AFP le ministère français des Affaires étrangères. Dans une vidéo, on peut voir les diplomates prendre place devant un écran géant. Le ministère iranien des Affaires étrangères leur a projeté des images documentant, selon lui, des actions violentes des manifestants.

«Ces actions dépassent le cadre de manifestations pacifiques et relèvent d'un sabotage organisé», selon le communiqué du ministère, relayé par la télévision d'Etat. Par conséquent, Téhéran a demandé aux ambassadeurs de transmettre directement les images à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs et exigé «le retrait des déclarations officielles soutenant les protestataires». L'Iran a en outre souligné que «tout soutien politique ou médiatique était inacceptable et constituait une ingérence manifeste dans la sécurité intérieure du pays».

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait déclaré dimanche qu'il soutenait «les aspirations démocratiques du peuple iranien». Il avait appelé «les autorités à garantir les droits humains et les libertés fondamentales de tous les manifestants, et à renoncer, en toutes circonstances, au recours honteux à la peine de mort comme mesure répressive», dans un message posté sur X.

La France «comprend les aspirations légitimes du peuple iranien» et appelle les autorités iraniennes «à la plus grande retenue» dans leur réponse aux manifestations, avait déclaré vendredi une source diplomatique à des journalistes.

Source: ATS

18:02 heures

La Suisse suit «avec une grande préoccupation» la situation en Iran

La Suisse suit «avec une grande préoccupation» les «nombreuses arrestations et décès» liés aux manifestations en Iran. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) exige que les droits humains et les libertés fondamentales de tous les protestataires soient garantis.

La Suisse appelle les autorités iraniennes à mettre fin «aux violences contre les manifestants et à garantir les droits humains et les libertés fondamentales de l'ensemble des protestataires», ajoutent lundi sur X les services du conseiller fédéral Ignazio Cassis.

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La Suisse peut s'exprimer sur des questions relatives aux droits humains malgré son mandat de puissance protectrice des intérêts américains dans la République islamique, a précisé le DFAE à Keystone-ATS.

La Suisse représente les intérêts des Etats-Unis en Iran dans le cadre d'un mandat de puissance protectrice qui remonte à la crise des otages de 1980. A l'époque, les Etats-Unis avaient rompu tout contact avec l'Iran après que le pays eut proclamé la République islamique, que des étudiants eurent occupé l'ambassade américaine à Téhéran et retenu en otage des collaborateurs de l'ambassade.

Source: ATS

13:09 heures

L'UE envisage de nouvelles sanctions contre l'Iran

L'Union européenne envisage de nouvelles sanctions contre l'Iran après les récentes manifestations durement réprimées par le pouvoir à Téhéran, a indiqué un porte-parole de l'UE.

«Nous sommes prêts à proposer de nouvelles sanctions, plus sévères, à la suite de la répression à l'encontre des manifestants», a déclaré Anouar El Anouni, porte-parole du service diplomatique de l'UE.

Source: AFP

12:49 heures

Friedrich Merz condamne la violence de Téhéran, «signe de faiblesse»

Le chancelier allemand a «fermement condamné» lundi la violence exercée par les dirigeants iraniens contre leur propre peuple, la qualifiant de «signe de faiblesse», lors d'une conférence de presse en déplacement à Ahmedabad, dans le nord de l'Inde.

«J'appelle les dirigeants iraniens à protéger leur population au lieu de la menacer (...) Cette violence n'est pas un signe de force mais un signe de faiblesse. Elle doit cesser immédiatement», a dit Friedrich Merz.

A Berlin, l'un des porte-parole du gouvernement allemand, Sebastian Hille, a appelé à inscrire les Gardiens de la Révolution sur «la liste des entités soumises au régime de sanctions antiterroristes de l'UE». Les 27 doivent d'ordinaire disposer d'une base juridique solide, comme une décision judiciaire existante dans un pays, pour procéder à une telle inscription. «Nous nous engageons au sein de l'UE pour qu'un accord soit trouvé à ce sujet», a-t-il dit lors d'un point presse régulier du gouvernement allemand à Berlin.

De son côté, le ministère allemand des Affaires étrangères a condamné la coupure d'internet en Iran (qui dure, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, depuis plus de trois jours et demi) et appelé à des mesures pour permettre l'accès au net.

Quant à se servir de Starlink (service d'accès à Internet par satellite développé par SpaceX, l'entreprise fondée par Elon Musk) pour permettre aux Iraniens d'accéder de communiquer, un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a répondu: «toutes les mesures que nous pouvons prendre pour permettre l'accès à Internet, bien sûr en contournant le régime, sont les bienvenues».

Source: AFP

10:56 heures

L'Iran annonce l'ouverture d'un canal de communication avec l'émissaire américain

Un canal de communication est «ouvert» entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.

«Ce canal de communication entre notre ministre des Affaires étrangères (ndlr: Abbas Araghchi) et l'émissaire spécial du président des Etats-Unis est ouvert», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, dans une déclaration retransmise par la télévision d'Etat, semblant faire référence à l'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.

«Des messages sont échangés à chaque fois que c'est nécessaire», a-t-il dit, soulignant que les intérêts américains en Iran étaient représentés par l'ambassade de Suisse, en l'absence de relations diplomatiques entre Washington et Téhéran, rompues en 1980.

Source: AFP

09:48 heures

L'Iran «ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparé pour la guerre»

L'Iran est tout à fait prêt à la guerre mais également à des négociations, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, après des menaces de Donald Trump d'intervenir militairement pour secourir les manifestants.

«La République islamique d'Iran ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparée pour la guerre», a déclaré le chef de la diplomatie lors d'une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran diffusée par la télévision d'Etat. «Nous sommes également prêts à des négociations, mais ces négociations doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel», a-t-il ajouté.

Source: AFP

03:20 heures

Trump affirme que l'Iran «veut négocier» et qu'une réunion «est en cours de préparation»

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l'Iran, aux prises avec une vaste contestation, «veut négocier». Selon lui, une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique. Il n'a toutefois pas écarté des options militaires.

A bord de l'avion Air Force One, le président américain a estimé que Téhéran commençait à dépasser la ligne rouge qu'il avait fixée concernant les morts de protestataires lors de ce mouvement d'une ampleur inédite depuis trois ans, précisant que l'armée étudiait des «options très fortes».

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un «massacre» et un «crime [...] majeur contre le peuple iranien». L'IHR a aussi estimé à plus de 2600 les manifestants arrêtés.

Source: AFP

03:18 heures

Le fils de l'ancien chah appelle les forces de sécurité à «rejoindre le peuple»

Le fils de l'ancien chah d'Iran et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a appelé dimanche les forces de sécurité iranienne à «rejoindre le peuple», alors que le gouvernement tente de réprimer un vaste mouvement de contestation.

Des personnes brandissent une photo de Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier shah d'Iran, lors d'un rassemblement à Londres.
Photo: Getty Images

«Les employés des institutions publiques, ainsi que les membres des forces armées et de sécurité, ont un choix à faire: se tenir aux côtés du peuple et devenir des alliés de la nation, ou bien se rendre complices des meurtriers du peuple – et porter la honte et la condamnation éternelles de la nation», a écrit Reza Pahlavi sur son compte X.

S'adressant aux ressortissants iraniens «hors d'Iran», il a souligné que «toutes les ambassades et tous les consulats iraniens appartiennent au peuple iranien», appelant à «les orner du drapeau national de l'Iran», faisant référence au drapeau utilisé par l'ancienne monarchie iranienne renversée par la révolution islamique de 1979, à la place de celui de la République islamique.

Samedi à Londres, des centaines de personnes avaient manifesté devant l'ambassade iranienne, et un homme était parvenu à grimper sur le balcon du bâtiment pour remplacer brièvement le drapeau de la République islamique par un drapeau de l'époque de la monarchie.

Source: AFP

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