Les USA approuvent un contrat d’armement record pour l’Ukraine
Les Etats-Unis ont validé un contrat d’armement massif: missiles et matériel militaire pour une valeur de 825 millions de dollars (environ 663 millions de francs suisses) seront livrés à l’Ukraine afin de renforcer Kiev face à la guerre d’agression de la Russie.
Le financement est assuré par les Etats-Unis, le Danemark, les Pays-Bas et la Norvège, a annoncé dans la nuit le département d’État américain. C’est la première fois que le nouveau mécanisme d’achat via l’OTAN est utilisé. L’accord prévoit la livraison de 3350 missiles Extended Range Attack Munition (ERAM), de modules GPS, de formations militaires et d’un soutien technique.
Des combats sanglants
Alors que Kiev se dote d’une puissance de feu accrue, les combats sanglants se poursuivent. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a lancé l’une des attaques aériennes les plus intenses depuis le début de la guerre: plus de 600 drones et 30 missiles ont frappé la capitale ukrainienne, faisant au moins 23 morts, dont quatre enfants. Les bureaux de l’UE et du Royaume-Uni ont également été touchés.
Dans ce contexte, les perspectives de paix s’éloignent. Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est montré pessimiste. Un sommet envisagé après les discussions de Trump en Alaska entre Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky semble avoir échoué. «Il n’y aura manifestement pas de rencontre entre Poutine et Zelensky», a déclaré Friedrich Merz.
Moscou aurait revu à la baisse ses exigences territoriales
La Russie continue d'exiger de l'Ukraine la cession du Donbass (est), qu'elle ne contrôle pas intégralement, mais est disposée à geler le conflit dans le sud de ce pays le long des lignes de front actuelles, a affirmé jeudi soir le chef de la diplomatie turque.
L'armée russe occupe un cinquième environ du territoire ukrainien et Moscou revendique l'annexion de cinq régions: celles dans l'est de Donetsk et de Lougansk, qui forment le Donbass, celles dans le sud de Kherson et de Zaporijjia, ainsi que la Crimée conquise en 2014.
Au cours de pourparlers à Istanbul plus tôt cette année, les négociateurs russes avaient, en tant que condition préalable à l'arrêt du conflit, exigé que l'Ukraine se retire totalement de ces cinq régions. Selon Ankara, Moscou a toutefois infléchi sa position à la suite du récent sommet en Alaska entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine.
Les Russes ont ainsi «renoncé à cette exigence et restent sur les lignes de contact, à l'exception d'une région (...). Il existe actuellement un accord préliminaire concernant la restitution (cession à la Russie, NDLR) de 25 à 30% de (la région de) Donetsk et le maintien des lignes de contact (dans celles de) Zaporijjia et Kherson», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, dans un entretien avec la chaîne de télévision TGRT Haber. Celui-ci n'a pas précisé si cet «accord préliminaire» avait été conclu entre Moscou et Washington ou entre Moscou et Kiev, qui a jusqu'ici catégoriquement rejeté toute concession territoriale, ni de quand il datait.
Huit personnes toujours disparues après les frappes russes
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré vendredi que huit personnes étaient toujours portées disparues après les bombardements russes ayant fait la veille au moins 23 morts à Kiev. «Le sort de 8 personnes demeure inconnu, 53 autres ont été blessées», a indiqué Zelensky sur ses réseaux sociaux.
Des tirs de missiles et de drones russes ont éventré jeudi à l'aube des immeubles d'habitation de la capitale ukrainienne. Selon le dernier bilan, 23 personnes ont été tuées, dont quatre enfants. «La plus jeune, une petite fille, n'avait même pas trois ans», a déploré Zelensky.
Une journée de deuil a été décrétée vendredi dans la capitale ukrainienne Volodymyr Zelensky a appelé une nouvelle fois à "des sanctions fortes" contre la Russie pour la contraindre à cesser ses bombardements et à arrêter la guerre déclenchée par son invasion à grande échelle de l'Ukraine en février 2022.
«La Russie ne comprend que la force (...) Les Etats-Unis, l'Europe et les pays du G20 ont cette force», a-t-il déclaré. Des dirigeants européens ont vivement condamné ces bombardements sur Kiev, estimant qu'ils montraient que Moscou ne souhaitait pas réellement négocier pour mettre fin à plus de trois ans et demi de guerre.
Source: AFP
Deux morts dans des frappes russes dans la région de Dnipropetrovsk
Des frappes de drones russes ont fait deux morts et un blessé dans la région de Dnipropetrovsk en Ukraine, a affirmé l'administration militaire ukrainienne. «Malheureusement, deux personnes sont mortes – un homme et une femme», a indiqué Sergiy Lysak, chef de l'administration militaire de la région, précisant qu'une femme avait également été blessée et que huit drones russes avaient été abattus.
L'Ukraine a pour la première fois reconnu mardi que les soldats russes avaient pénétré dans cette région du centre-est, où Moscou avait revendiqué de son côté des avancées dès juillet.
Source: AFP
Représailles des attaques contre Kiev? L'Ukraine confirme la destruction d'un centre logistique près de Moscou
Tver, ville d’ordinaire discrète située près de Moscou, abritait un nœud ferroviaire stratégique sur la ligne reliant la capitale russe à Saint-Pétersbourg dont il faut désormais parler au passé.
Selon le renseignement militaire ukrainien, qui s’est exprimé sur Telegram, cette liaison cruciale a été détruite jeudi à l’aube lors d’une attaque à l’explosif. Vers 5 heures du matin, plusieurs wagons de train — apparemment chargés de carburant — ont explosé après la pose de charges.
Les flammes se seraient rapidement propagées à l’ensemble du site de la gare de Tver. L’opération s’inscrit, a précisé un porte-parole des services secrets ukrainiens, «dans une série de mesures visant à détruire les capacités logistiques de la Russie».
L’attaque survient quelques heures seulement après les bombardements nocturnes sur Kiev. Difficile de dire s’il s’agit d’une riposte, mais l’impact sur la logistique russe pourrait être considérable.
La Maison Blanche dit que les «terribles» frappes russes menacent le plan de Trump pour la paix en Ukraine
L'émissaire spécial de Donald Trump pour l'Ukraine a condamné jeudi les «terribles» frappes russes sur Kiev, qui ont causé la mort de 17 personnes dont 4 enfants, jugeant qu'elles compromettaient les efforts de médiation du président américain.
«Ces terribles attaques menacent la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir», a commenté Keith Kellogg sur X, relevant que les frappes ont tué des «civils innocents» et endommagé des représentations de l'Union européenne et du Royaume-Uni dans la capitale ukrainienne.
La Russie a «de nouveau montré son vrai visage» lors de ses dernières frappes nocturnes sur Kiev, a déploré jeudi le chancelier allemand Friedrich Merz.
«Que la représentation de l'UE soit désormais également prise pour cible témoigne du fait que le régime russe a de moins en moins de scrupules», a ajouté le dirigeant allemand sur X après que les locaux de la délégation de l'UE ont été endommagés.
Source: AFP
Paix en Ukraine: Von der Leyen veut que Poutine soit à la table des négociations
Le président russe Vladimir Poutine «doit venir à la table des négociations», a affirmé sur le réseau social X la cheffe de l'exécutif européen Ursula von der Leyen après s'être entretenue par téléphone avec Donald Trump. «Nous devons garantir une paix juste et durable pour l'Ukraine avec des garanties de sécurité fermes et crédibles», a-t-elle ajouté, affirmant: «L'Europe prendra pleinement sa part.»
Les Européens cherchent par tous les moyens à peser dans les discussions sur la sécurité de l'Ukraine et du Vieux continent. D'intenses tractations sont en cours parmi les alliés de Kiev pour déterminer quel type de garanties de sécurité lui offrir en cas d'accord de paix avec Moscou afin de prévenir toute nouvelle attaque russe sur ce pays.
Ursula von der Leyen a aussi dit avoir parlé jeudi avec Volodymyr Zelensky à la suite des frappes massives sur Kiev qui ont tué une dizaine de personnes et endommagé les bureaux de l'UE en Ukraine.
Source: AFP
L'UE convoque l'ambassadeur russe après l'attaque de cette nuit
L'Union européenne a convoqué l'ambassadeur de Russie à Bruxelles après les frappes de la nuit qui ont endommagé ses bureaux à Kiev, a annoncé jeudi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, sur le réseau social X.
«Aucune mission diplomatique ne devrait être une cible», a-t-elle déclaré après ces bombardements russes qui ont fait 14 morts, dont trois enfants, selon les secouristes. Cette convocation doit avoir lieu dans la journée, a précisé une porte-parole du service diplomatique de l'UE, Anitta Hipper.
Source: AFP
La Russie «reste intéressée» par les négociations, mais poursuivra ses frappes en Ukraine
Le Kremlin a indiqué jeudi que la Russie restait «intéressée» par les négociations de paix avec l'Ukraine, mais qu'elle continuerait de mener des frappes dans le pays tant que ses «objectifs» ne seront pas atteints, après des bombardements nocturnes sur Kiev qui ont fait au moins 14 morts.
«Les forces armées russes accomplissent leur mission. Elles continuent de frapper des cibles militaires et para-militaires», a indiqué à des journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. «Dans le même temps, la Russie reste intéressée par la poursuite du processus de négociation, afin d'atteindre les objectifs qui sont fixés par des moyens politiques et diplomatiques», a-t-il ajouté.
Source: AFP
La Russie ne «recule devant rien» pour terroriser l'Ukraine, selon von der Leyen
Les frappes russes sur Kiev dans la nuit, qui ont fait 14 morts et endommagé les bureaux de la mission de l'UE, montrent que la Russie «ne recule devant rien» pour «terroriser» l'Ukraine, a affirmé jeudi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
«Il s'agit de l'attaque de drones et de missiles la plus meurtrière contre la capitale (ukrainienne) depuis juillet», a-t-elle déploré devant la presse. «C'était aussi une attaque contre notre délégation», a-t-elle ajouté.
Source: AFP
Le Premier ministre britannique accuse Poutine de «saboter les espoirs de paix»
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a accusé jeudi le président russe, Vladimir Poutine, de «saboter les espoirs de paix» après les frappes meurtrières de la Russie sur Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi.
«Poutine tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix. Ce bain de sang doit cesser», a déclaré sur son compte X le dirigeant britannique, qui a confirmé que le bâtiment du British Council avait été «endommagé» par ces frappes.
Source: AFP