Une mission «essentielle»
Deux nouveaux satellites européens ont été lancés avec succès

La fusée européenne Vega-C a lancé avec succès les satellites Sentinel-3C et Flex depuis Kourou, Guyane française, le lundi 14 septembre. Ces satellites surveilleront les impacts du changement climatique sur les océans et la végétation.
La fusée européenne Vega-C a lancé avec succès les satellites Sentinel-3C et Flex depuis Kourou, en Guyane française
Photo: AFP

En bref

Généré par l’IA, vérifié par la rédaction
  • La fusée Vega-C a lancé avec succès les satellites Sentinel 3-C et Flex lundi soir depuis Kourou, Guyane française, pour étudier les effets du changement climatique. Les satellites ont été placés en orbite héliosynchrone près de deux heures après le décollage.
  • Flex surveillera la santé des végétaux en captant la fluorescence, permettant d'étudier l'impact des vagues de chaleur sur la végétation. Sentinel-3C analysera les océans et l'occupation des sols pour prévenir les crises alimentaires.
  • La mission, essentielle pour le climat, renforce la position européenne face aux États-Unis, où 50% des budgets scientifiques pour l'observation de la Terre ont été réduits sous l'administration Trump.
Post carré.png
AFP Agence France-Presse

La fusée européenne Vega-C a lancé avec succès les satellites Sentinel 3-C et Flex, destinés à mieux détecter les épisodes extrêmes liés au dérèglement climatique, après avoir décollé lundi soir du centre spatial de Kourou en Guyane française.

Les deux satellites d'observation de la Terre ont été placés en orbite héliosynchrone près de deux heures après ce décollage lundi à 22H21 (01H21 mardi GMT), a constaté un correspondant de l'AFP depuis la base spatiale guyanaise. Le vol était opéré par l'italien Avio, dont c'était le deuxième lancement de l'année depuis le port spatial de l'Europe.

Développé par Thales Alenia Space pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA), Flex (FLuorescence EXplorer) fournira des données sur l'impact des vagues de chaleur sur la végétation. Il surveillera la santé des végétaux depuis l'espace en captant la fluorescence, cette lumière rouge émise par les plantes lorsqu'elles réalisent la photosynthèse, un processus par lequel elles absorbent le CO2 et, grâce à l'eau et à la lumière, le transforment en énergie nécessaire à leur croissance tout en libérant de l'oxygène dans l'air.

L'expérience doit permettre de «faire le lien entre le stress végétal et la fluorescence et de le quantifier», avait expliqué en avril à l'AFP Thierry Huiban, responsable du programme Flex chez Thales Alenia Space, contrôlé à 67% par le français Thales et 33% par l'italien Leonardo, qui fabrique le satellite sur son site à Cannes dans le sud de la France.

Une mission «essentielle»

Flex a été lancé en même temps et mis sur la même orbite que Sentinel-3C, un satellite du programme «Copernicus» d'observation de la Terre de la Commission européenne, qui a embarqué plusieurs instruments sophistiqués mesurant l'environnement océanique (température, couleur, hauteur des vagues, courants marins), mais aussi l'occupation et l'usage des sols pour optimiser les rendements et prévenir les crises alimentaires.

Une mission comme Sentinel-3C, complémentaire de celle de Flex, «est essentielle à l'heure du changement climatique que nous connaissons», a souligné depuis Kourou Simonetta Cheli, directrice du programme d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Pour l'Europe, ces missions permettent également d'"accroître sa différence par rapport aux Etats-Unis» alors que l'administration Trump «a coupé 50% des budgets scientifiques pour l'observation de la Terre», a souligné en avril à l'AFP, Hervé Derrey, PDG de Thales Alenia Space.

Articles les plus lus