«On chante faux et on assume!»
2600 personnes se lancent dans un karaoké spécial Céline Dion

Mercredi, 2600 fans ont fait la fête lors d'une soirée karaoké en l'honneur de Céline Dion au Grand Rex à Paris. Ils ont chanté à tue-tête des tubes comme «J'irai où tu iras» en espérant le retour de leur idole samedi.
Céline Dion prend le temps de saluer ses fans devant l'hôtel Royal Monceau à Paris le 9 septembre 2026.
Photo: IMAGO/Bestimage

En bref

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  • Près de 2600 personnes se sont réunies au Grand Rex à Paris pour un grand karaoké festif dédié à l'artiste, servant notamment de «lot de consolation» à ceux qui n'ont pas pu obtenir de billets pour ses concerts.
  • L'événement met à l'honneur des titres incontournables (comme «J'irai où tu iras» ou «Pour que tu m'aimes encore»), offrant au public l'occasion de libérer son énergie et de chanter à tue-tête, malgré la difficulté technique de ces morceaux.
  • L'amour pour l'artiste et son album culte «D'eux» rassemble toutes les générations. La célébration se poursuit à travers d'autres événements organisés dans la capitale, dont un karaoké géant par la Ville de Paris et des soirées festives portées par la communauté de fans.
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AFP Agence France-Presse

«J'irai où tu iras, mon pays sera toi», s'époumonent près de 2600 participantes à l'un des karaokés parisiens dédiés aux tubes de Céline Dion, réunies dans une atmosphère survoltée avant le retour sur scène samedi de leur idole. «On vient pour s'amuser entre copines, il y a une super ambiance» et «toutes les chansons on les connaît par coeur», lance Audrey, 49 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom.

Accompagnée de trois amies, toutes coiffées d'un chapeau de cow-boy rose, cette participante au karaoké organisé mercredi soir par L'Ecran pop au Grand Rex, à Paris, considère que «Céline, c'est notre emblème» avec sa «voix extraordinaire». Dans le complexe art déco, situé à quelques encablures de L'Olympia, qui fut la première scène de la star québecoise en France en 1984, des paroles entêtantes retentissent à tous les étages.

«Classiques»

«On n'a pas eu de places pour le concert donc même s'il n'y a pas Céline, on va partager une émotion tous ensemble», confie Géraldine Lizard, 45 ans, venue de région parisienne avec sa fille de 11 ans, à qui elle a acheté le micro recouvert de strass vendu dès l'entrée. Les 26 concerts de la star ont rapidement affichés complet, malgré des tarifs élevés voire prohibitifs pour certaines bourses. Cette soirée est «un peu un lot de consolation», sourit cette maman. Pour deviner les titres les plus prisés, il suffit de tendre l'oreille: «J'irai où tu iras», avec Jean-Jacques Goldman, occupe le haut du podium, puis viennent «Sous le vent» avec Garou, «Destin», «Un garçon pas comme les autres (Ziggy)», tiré de «Starmania», ou encore l'incontournable «Pour que tu m'aimes encore».

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«J'ai compris tous les mots...», entonne justement Maëva, 42 ans, devant le stand casting, pour tenter d'être sélectionnée et passer sur la grande scène lors du spectacle prévu ensuite. «Il y a des classiques au karaoké et Céline Dion en fait partie. Qui n'a pas cassé sa voix sur 'J'irai où tu iras'?», glisse cette habituée, appréciant des morceaux «qui permettent de se lâcher». Attention, «Céline Dion, c'est pas facile à chanter, il faut donner de la voix! Certaines chansons sont plus périlleuses», avertit-elle, en référence à «All by myself» pour laquelle la diva est capable d'atteindre le F5, nom donné au fa de la cinquième octave.

«Cathartique»

Qu'importe la justesse, pourvu que les fans aient l'ivresse: «Ça a un côté cathartique de crier comme ça. On chante tous faux et on assume!», revendique Sébastien Bonnet, 41 ans, l'un des rares participants masculins, lunettes en étoiles et paillettes sur les joues. «On est la génération 'D'eux'», souligne cet adepte pour expliquer le succès toujours vif de l'album culte (1995) concocté en majorité par Goldman. Les fans interrogés par l'AFP louent des chansons pop aux thèmes universels, interprétées par une artiste qui «chante avec le coeur», capable de toucher une nouvelle génération depuis les JO de Paris.

«Céline, c'est le phénix», résume Carole, professeure des écoles de 51 ans en robe à sequins, entourée de sept collègues. Toutes espèrent que l'artiste, «qui revient de loin», pourra assurer la totalité de sa résidence à la Plenitude Arena. En attendant le grand soir, le public se déhanche, applaudit et chante à tue-tête pendant le spectacle qui accueille les personnes sélectionnées et retrace la carrière de la star. D'autres évènements du même type sont prévus, dont un «karaoké géant» organisé vendredi par la Ville de Paris. La plus grande communauté mondiale de fans de la star, les Red Heads, propose de son côté un weekend festif, avec un samedi soir (karaoké, drag show, DJ) au Pavillon Wagram, pour prolonger toute la nuit la ferveur du premier concert.

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