Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé mardi se saisir de l'enquête sur la fusillade au collège d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) dont l'auteur présumé, un adolescent de 14 ans, pourrait adhérer à la mouvance True Crime Community, glorifiant les tueries de masse.
Le parquet national antiterroriste se saisit «de ces faits, à la suite du dessaisissement du parquet de Marseille, et poursuit les investigations en flagrance».
L'enquête est ouverte pour «tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes et infractions à la législation sur les armes, en relation avec une entreprise terroriste», précise le Pnat dans son communiqué.
Les premières investigations réalisées, «notamment l'exploitation des supports numériques du mineur, mettent en évidence la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC) ainsi que l'inscription de l'action criminelle intervenue au sein de son établissement scolaire dans cette idéologie», développe le Pnat.
La TCC est «un écosystème de communautés numériques qui glorifie les auteurs de tuerie de masse et incite, dans certaines formes, au recours à la violence extrême», précise ce parquet.
Le collège reste fermé
Les investigations ont été confiées à la Sous-direction anti-terroriste (Sdat), service coordonnateur, à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction zonale de la police nationale Sud (DZPN).
«Des précisions complémentaires seront apportées à l'issue de la garde à vue en cours» du mineur de 14 ans, élève de l'établissement scolarisé en 3e, conclut le Pnat. Cet adolescent de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse lundi dans son collège d'Aubagne, blessant le principal de l'établissement et une enseignante avant d'être désarmé.
Neutralisé par le conseiller principal d'éducation (CPE) de l'établissement, le collégien a été interpellé dans la foulée. Quelques heures plus tard, son père et sa mère ont aussi été placés en garde à vue «pour essayer de comprendre comment ce jeune s'est retrouvé en possession de cette arme», avait indiqué lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez venu sur les lieux. Le collège ne rouvrira pas ses portes mardi pour les élèves.
L'attaque s'est produite aux alentours de 09H25 lundi dans l'enceinte du collège Lakanal de la commune située à proximité de Marseille. Le pronostic vital des victimes n'est pas engagé. «Le collège n'était pas touché par le mouvement lycéen», avait précisé lundi la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.