Deux morts dans une série d'attaques russes en Ukraine
Des bombardements russes visant l'Ukraine ont fait au moins deux morts à Kiev et dans sa périphérie, ont rapporté les autorités locales lundi, à la veille d'une réunion des alliés de Kiev pour tenter de relancer les efforts diplomatiques de règlement du conflit.
Des alertes antiaériennes ont résonné sur tout le territoire national au cours de la nuit et l'armée a averti de nombreux mouvements de missiles et drones russes.
A Kiev, une clinique privée a été touchée, provoquant un incendie et faisant un mort et trois blessés, selon les services de secours qui ont diffusé des images d'un immeuble avec une façade éventrée et d'évacuations de patients sur des brancards.
Source: AFP
La Russie a abattu plus de 25 drones se dirigeant vers Moscou
Les autorités russes ont affirmé dimanche avoir abattu au moins 25 drones ukrainiens se dirigeant vers Moscou, rarement prise pour cible. Ces dernierso ont entraîné des perturbations du trafic aérien dans les aéroports de la capitale.
Le maire de Moscou Sergueï Sobianine a annoncé l'interception d'appareils ukrainiens se dirigeant vers Moscou au cours de la nuit et de la journée de dimanche. Au moins 25 drones ont été abattus, selon un décompte en milieu d'après-midi, sans faire état de victimes.
Le trafic aérien a en revanche été perturbé dans trois des quatre aéroports moscovites: Vnoukovo, Domodedovo et Zhukovsky, avec des restrictions temporaires sur les arrivées et départs. Des dizaines de vols ont été retardés et certains annulés, pouvait-on voir sur les sites de ces aéroports.
Source: ATS
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré samedi qu'en cas d'échec de la diplomatie pour pousser la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine, son pays devrait continuer à «se défendre». «Si la Russie bloque tout ça, si nos partenaires ne contraignent pas la Russie à mettre fin à la guerre, il y aura une autre voie: nous défendre nous-mêmes», a déclaré Zelensky, interrogé sur les remaniements en cours au sein de son cabinet et de l'appareil de la Défense.
Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi la nomination du chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l'un des postes les plus importants du pays. Il a aussi annoncé son intention, sous réserve de l'approbation du Parlement ukrainien, de remplacer l'actuel ministre de la Défense Denys Chmygal par le ministre de la Transformation digitale, Mykhaïlo Fedorov. Denys Chmygal prendrait la tête du ministère de l'Energie.
«Qu'est-ce qui influence cela? Pour notre pays il y a deux voies», a-t-il expliqué, celle de la diplomatie et celle d'une poursuite du conflit, en cas de «réticence de la Russie à mettre fin à la guerre». Se sont rencontrés à Kiev samedi les conseillers en sécurité de 15 pays alliés de l'Ukraine ainsi que des représentants de l'UE et de l'Otan.
Source: AFP
L'Ukraine assure ne frapper que des «cibles militaires» après une attaque meurtrière en zone occupée
Kiev frappe uniquement des «cibles militaires» russes, a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole de l'armée ukrainienne après que Moscou a accusé Kiev d'avoir tué 27 civils lors d'une frappe de drones sur un café et un hôtel dans une zone occupée du sud de l'Ukraine.
«Les Forces de défense de l'Ukraine respectent les normes du droit international humanitaire et frappent exclusivement des cibles militaires ennemies», a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, Dmytro Lykhoviy.
Une source au sein des forces de défense ukrainiennes a confirmé l'attaque à l'AFP tout en assurant qu'elle avait ciblé un rassemblement militaire russe dans un site fermé aux civils.
La Russie a accusé jeudi Kiev d'avoir frappé un café et un hôtel pendant les célébrations du nouvel an dans le village de Khorly, situé sur une minuscule péninsule de la côte de la mer Noire dans la partie occupée de la région ukrainienne de Kherson. Un bilan, fourni vendredi fait état de la mort de «27 civils, dont deux enfants».
La Russie a accusé Kiev de «torpiller consciemment toute tentative de recherche de solutions pacifiques au conflit».
Ces accusations interviennent dans un contexte d'intenses efforts diplomatiques pilotés par les Etats-Unis et visant à mettre fin à la guerre entre Kiev et Moscou déclenchée il y a presque quatre ans par l'invasion russe de l'Ukraine, pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Kiev a de son côté accusé Moscou de chercher à saper le processus diplomatique avec de la «désinformation».
Source: AFP
Zelensky choisit le chef du renseignement militaire Boudanov pour diriger son cabinet
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi avoir choisi le chef du renseignement militaire Kyrylo Boudanov, réputé pour avoir orchestré de retentissantes opérations contre la Russie, pour diriger son administration.
«J'ai eu une rencontre avec Kyrylo Boudanov et lui ai proposé de prendre la tête du cabinet présidentiel», a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. «Des procédures formelles» pour sa nomination officielle «ont commencé», a indiqué aux journalistes un conseiller du président, Dmytro Lytvyn.
Le précédent chef de l'administration, Andriï Iermak, très influent, avait quitté son poste fin novembre à la suite d'un scandale de corruption au sein du gouvernement. Des agences anticorruption ukrainiennes avaient mené des perquisitions à son domicile, sans l'inscrire à ce stade sur la liste des suspects.
A la tête du département du renseignement militaire ukrainien (GUR) depuis 2020, Kyrylo Boudanov a personnellement participé à plusieurs opérations militaires dans lesquelles il a été blessé. Selon le porte-parole du GUR, il a également été visé par «plus de dix tentatives d'attentats».
«L'Ukraine a aujourd'hui besoin de se concentrer davantage sur les questions de sécurité et sur le développement des forces de défense et de sécurité, ainsi que sur la voie diplomatique dans les négociations», a déclaré Volodymyr Zelensky en expliquant son choix. «Kyrylo possède une expertise particulière dans ces domaines et la force nécessaire pour obtenir des résultats», a-t-il poursuivi.
Source: AFP
Moscou fait état d'au moins 20 morts dans une frappe de drone ukrainienne
La Russie a accusé jeudi l'armée ukrainienne d'avoir mené pendant la nuit de nouvel an une attaque de drones dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par Moscou, faisant au moins 20 morts.
Dans un communiqué, le Comité d'enquête russe a affirmé qu'un café dans le village de Khorly avait été touché par une attaque «massive» de drones ukrainiens. Le gouverneur de la région de Kherson, nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a affirmé sur Telegram qu'au moins 24 personnes avaient été tuées et des «dizaines d'autres» blessées. Il a également publié des images où sont visibles plusieurs cadavres carbonisés.
Les attaques nocturnes russes de missiles et de drones en baisse
La Russie a lancé moins de missiles et de drones contre l'Ukraine en décembre que le mois précédent, malgré des dégâts importants sur les infrastructures énergétiques, selon une analyse des données ukrainiennes réalisée par l'AFP.
Les forces russes ont lancé un total de 5310 missiles et drones longue portée contre le pays en décembre, une baisse de 6% par rapport à novembre, d'après une compilation des chiffres fournis chaque jour par l'armée de l'air ukrainienne.
Dans le détail, Moscou a lancé 5134 drones et 176 missiles pour ce mois, soit une baisse de 6% pour les drones et de 18% pour les missiles par rapport au mois précédent. L'armée de l'air ukrainienne a déclaré avoir abattu ou intercepté en décembre 80% de ces munitions, alors que les engins se perfectionnent, obligeant la défense aérienne à s'adapter.
Poutine dit que la Russie croit en sa «victoire» en Ukraine, lors de ses vœux du Nouvel an
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé mercredi lors de ses vœux du nouvel an que la Russie croyait en sa «victoire» en Ukraine, près de quatre ans après le début de son offensive.
«Je félicite tous nos combattants et nos commandants à l'approche du nouvel an. Nous croyons en vous et en notre victoire», a-t-il déclaré dans un message vidéo diffusé à la télévision russe.
Source: AFP
La Russie réaffirme ses accusations: elle publie une vidéo d'un drone qui aurait été utilisé par Kiev dans l'attaque de la résidence de Poutine
L'armée russe a réitéré mercredi ses accusations affirmant que l'Ukraine avait attaqué avec des drones une résidence du président Vladimir Poutine, publiant une vidéo montrant un appareil qui aurait été abattu lors de cette attaque, que Kiev dénonce comme mensongère.
Le ministère russe de la Défense a diffusé une vidéo montrant un soldat au visage dissimulé se tenant près des débris d'un drone, ainsi qu'une carte montrant la trajectoire des engins lancés lors de cette attaque présumée dans la nuit de dimanche à lundi.
De son côté, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a accusé mercredi la Russie de chercher à faire «dérailler» les efforts de paix avec l'Ukraine, en avançant des accusations «infondées». «L'affirmation de la Russie selon laquelle l'Ukraine aurait récemment pris pour cible des sites gouvernementaux clés en Russie a pour but de faire diversion», a-t-elle averti dans une publication sur le réseau social X.
Il s'agirait de cette vidéo:
Lors d'un compte-rendu diffusé mercredi par l'armée russe, un général chargé des unités de missiles antiaériens, Alexandre Romanenkov, a lui déclaré que l'«attaque terroriste» contre cette résidence de Poutine était «soigneusement planifiée».
Source: AFP
«Aucune preuve solide» pour corroborer les accusations russes
Les assertions du Kremlin, qui accuse l'Ukraine d'avoir attaqué une résidence de Vladimir Poutine, ne reposent sur «aucune preuve solide y compris après recoupement des informations avec nos partenaires», a déclaré mardi l'entourage du président français Emmanuel Macron. «Les autorités russes elles-mêmes disent tout et son contraire sur ce qui s'est réellement produit», a-t-on ajouté.
Quant à la poursuite et l'intensification des frappes russes, elles «sont en soi un acte de défi contre l'agenda de paix du président Trump», a souligné l'entourage du chef de l'Etat.
Source: AFP