Crime organisé en Birmanie
La Chine exécute 11 membres de gangs impliqués dans des centres d'arnaque

La Chine a exécuté onze personnes liées à des réseaux criminels actifs en Birmanie, impliqués dans des centres d’arnaques en ligne. Les condamnations visaient notamment des homicides et des fraudes.
La Chine a exécuté jeudi onze personnes liées à la criminalité organisée en Birmanie (image prétexte).
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

La Chine a exécuté jeudi onze personnes liées à la criminalité organisée en Birmanie, dont des «membres clés» impliqués dans des centres d'arnaques en ligne, a rapporté l'agence de presse Chine Nouvelle. «Les exécutions ont été effectuées par un tribunal de la ville de Wenzhou, dans la province du Zhejiang, à l'est de la Chine, après avoir reçu l'approbation de la Cour populaire suprême», a indiqué l'agence d'Etat.

Les accusés avaient été condamnés en septembre par le même tribunal pour «homicide volontaire, blessures volontaires, fraude», ou encore «création de casinos». La Cour populaire suprême chinoise avait par la suite entériné la décision, les preuves produites concernant ces crimes commis depuis 2015 étant déclarées «concluantes et suffisantes», toujours selon Chine nouvelle. 

Complexes tentaculaires en Birmanie

Parmi les personnes exécutées figurent des membres du «groupe criminel de la famille Ming», dont les activités ont contribué à la mort de quatorze citoyens chinois et blessé «de nombreuses autres personnes». En Birmanie, des complexes tentaculaires, où des escrocs en ligne ciblent des étrangers avec des arnaques sentimentales et commerciales, ont prospéré le long de la frontière poreuse avec la Thaïlande depuis le début de la guerre civile, déclenchée par un coup d'Etat de l'armée en 2021.

La plupart des sites sont sous la coupe de groupes criminels chinois, en cheville avec des milices birmanes. Selon les experts, la junte ferme les yeux sur ces réseaux aux mains de ses alliés miliciens, qui, en échange, contrôlent les régions frontalières en son nom. Mais le pouvoir subit des pressions de la Chine, irritée par le nombre de ses citoyens qui participent à ces activités ou en sont la cible.

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