Bali, l'une des destinations touristiques les plus prisées au monde, voit son image de carte postale se ternir. D'après le média local The Bali Sun, une importante crise des déchets s'aggrave de jour en jour et met en lumière les limites du système actuel de gestion des ordures sur l'île des Dieux. La fermeture progressive de plusieurs sites majeurs, annoncée récemment, provoque déjà des tensions sur l'ensemble du territoire.
Mais pourquoi une telle crise? Depuis le 1er avril 2026, la principale décharge de Suwung, située au sud de l'île, cesse d'accepter les déchets organiques, qui représentent pourtant la majorité des déchets produits localement. Pire encore: sa fermeture complète est prévue pour fin la fin du mois de juillet. Les alternatives promises, notamment une usine d'incinération, sont encore loin d'être opérationnelles. En bref, le flux de déchets est actuellement hors de contrôle.
D'intenses colonnes de fumée
Sur le terrain, les conséquences sont déjà visibles. Les dépôts sauvages se multiplient dans les zones urbaines et rurales, tandis que les brûlages à ciel ouvert deviennent de plus en plus fréquents. Des images aériennes prises depuis les abords de l'aéroport montrent d'intenses colonnes de fumée couvrant certaines zones du sud et du centre de l'île.
Une situation d'autant plus préoccupante que les centres locaux de tri et de traitement sont déjà saturés depuis des années, notamment à cause de la surtourisme. Plusieurs décharges de l'île sont proches de la saturation, selon des responsables locaux, qui évoquent un risque de débordement généralisé.
Face à cette pression, certaines autorités envisagent des solutions temporaires, comme la réouverture de carrières pour l'enfouissement. Mais nombre d'entre elles alertent surtout sur une situation qui pourrait rapidement devenir critique si aucune solution structurelle n'est mise en place rapidement.