Une nouvelle vidéo montre Alex Pretti aux prises avec des agents de l'ICE
Une nouvelle vidéo montre un affrontement physique entre Alex Pretti et des agents de la police fédérale de l'immigration à Minneapolis, survenu une semaine avant que ce dernier ne soit mortellement abattu par des agents de l'ICE. Un représentant de la famille d'Alex Pretti a confirmé à CNN qu'il s'agit bien de lui dans la vidéo.
Dans celle-ci, diffusée à l'origine par le média The News Movement, le manifestant crie sur les agents de l'ICE et frappe le feu arrière de leur véhicule alors qu'ils s'éloignent. Les agents s'arrêtent alors, sortent de leur véhicule et le plaquent au sol. L'altercation ne dure que quelques secondes avant qu'Alex Pretti ne se relève.
Une arme semble être dissimulée dans sa ceinture, mais on ignore si les agents l'ont remarquée. Ils ne le désarment pas et s'éloignent. Les circonstances exactes avant et après l'incident restent floues.
Selon des sources de CNN, Alex Pretti avait souffert d'une côte cassée après avoir été plaqué au sol lors d'une manifestation contre les arrestations répétées de personnes d'origine étrangère. On ignore encore si cet incident correspond à la séquence filmée. «Rien de ce qui s'est passé une semaine avant sa mort ne peut justifier son assassinat le 24 janvier», a déclaré Steve Schleicher, avocat de la famille d'Alex Pretti.
Source: CNN
L'élue démocrate Ilhan Omar, cible de Trump, visée par un jet de liquide lors d'un discours à Minneapolis
L'élue démocrate Ilhan Omar, très régulièrement ciblée par Donald Trump, a été interrompue mardi lors d'une réunion publique à Minneapolis par un homme qui a projeté un liquide sur elle, avant qu'il ne soit plaqué au sol, a constaté l'AFP.
Alors que cette figure de la gauche parlait derrière un pupitre, un homme s'est avancé et a projeté à l'aide d'une seringue un liquide non identifié en sa direction, avant d'être interpellé par un agent de sécurité. «La sécurité et la police de Minneapolis ont rapidement interpellé l'individu, qui est désormais détenu», a précisé le bureau de l'élue dans un communiqué. «L'élue va bien. Elle a poursuivi sa réunion publique parce qu'elle ne laisse pas les petites brutes l'emporter».
Elle tenait cet événement dans sa ville de Minneapolis. «Nous allons continuer, ces c******* ne vont pas s'en tirer comme ça», a-t-elle déclaré quelques secondes plus tard, et après avoir demandé une serviette. «Nous devons une fois pour toutes abolir la police de l'immigration et la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem doit démissionner», lançait-elle à la foule auparavant.
Ilhan Omar, figure de la gauche américaine d'origine somalienne, est depuis longtemps une cible privilégiée de la droite américaine et particulièrement de Donald Trump. Le président l'a encore mentionnée mardi dans un discours dans l'Iowa. «Elle vient d'un pays qui est une catastrophe, ce n'est même pas un pays, franchement», a dit Donald Trump, qui multiplie depuis des mois les attaques contre la Somalie.
Source: AFP
Un influent conseiller de Trump admet que la mort d'Alex Pretti résulte probablement d'un manquement au «protocole»
Stephen Miller, très influent et très radical conseiller de Donald Trump, a déclaré mardi que la mort d'Alex Pretti à Minneapolis (nord) pouvait résulter d'un manquement au «protocole» des agents fédéraux qui l'ont tué, ce qui est un net changement de ton de sa part.
«Les renforts envoyés dans le Minnesota pour une mission de protection devaient être utilisés pour conduire des opérations rapides créant une barrière entre les équipes procédant aux arrestations et les perturbateurs. Nous examinons pourquoi l'équipe de la police de protection des frontières (CBP) pourrait ne pas avoir suivi le protocole», indique-t-il dans une déclaration transmise à l'AFP.
Après la mort d'Alex Pretti, Stephen Miller avait très vite pris la défense des agents de la police aux frontières qui ont abattu cet infirmier de 37 ans, en le traitant d'«assassin en puissance.»
Source: AFP
Une manifestation pacifique contre l'expulsion d'un enfant dispersée au gaz lacrymogène
Une manifestation pacifique organisée au Texas pour la libération d'un enfant de cinq ans détenu par la police aux frontières américaine a été dispersée mercredi à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre, a constaté l'AFP. Une centaine de personnes se sont rassemblées devant un centre de détention pour familles de migrants à Dilley, dans le sud des Etats-Unis, où un petit Équatorien de cinq ans avait récemment été conduit avec son père.
L'arrestation de Liam Conejo Ramos le 20 janvier à Minneapolis (nord) avait ému au-delà des Etats-Unis, notamment en raison d'une photo montrant le petit garçon, bonnet à oreilles de lapin sur la tête et cartable sur le dos, interpellé par un agent vêtu de noir, visiblement apeuré. La justice américaine a depuis bloqué l'expulsion du petit garçon et de son père.
«L'ICE terrorise et criminalise les enfants» ou encore «Abolition de l'ICE» figuraient sur des pancartes brandies mercredi à Dilley par des manifestants opposés à l'administration de Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration une priorité de son second mandat. Après avoir ordonné à la foule de reculer, des agents anti-émeutes dépêchés sur place ont tiré des gaz lacrymogènes et arrêté au moins deux personnes, selon un journaliste de l'AFP.
Des manifestants ont été victime d'irritations des yeux et de toux persistantes. Un vidéaste de l'AFP a lui aussi été affecté par le gaz. «Là où je vis, les gens ont peur. (...) je connais des gens qui ont été arrêtés, qui sont citoyens américains, qui ont été persécutés», a confié James Castillo, un étudiant de 18 ans habitant à Houston, grande ville démocrate texane.
Source: AFP
Trump durcit le ton après la suspension de deux agents de l'ICE
Changement de ton. L'administration Trump, qui avait joué l'apaisement ces derniers jours face à la vague d'émotions suscitée par la mort de deux Américains à Minneapolis, a de nouveau durci ses propos mercredi envers cette ville devenue l'emblème de sa politique migratoire.
La police aux frontières a annoncé qu'elle avait suspendu dès samedi deux agents impliqués dans la mort d'Alex Pretti, tué de dix coups de feu. Une procédure «standard», a affirmé un porte-parole à l'AFP. Il s'agit bien, selon le «New York Times», des deux policiers qui ont ouvert le feu sur l'infirmier que plusieurs agents maîtrisaient au sol.
Le président américain Donald Trump, après avoir promis une «petite désescalade» et un retrait partiel des hommes masqués qui quadrillent la cité du Midwest, a renoué avec sa rhétorique incendiaire en s'en prenant au maire démocrate de Minneapolis Jacob Frey, pour avoir déclaré qu'il «n'appliquerait pas les lois fédérales sur l'immigration».
«Est-ce que quelqu'un (...) pourrait lui expliquer que cette déclaration constitue une violation très grave de la loi et qu'il JOUE AVEC LE FEU», a lancé Donald Trump sur sa plateforme Truth social.
Source: AFP
Deux agents auraient tiré sur Alex Pretti, selon un rapport préliminaire
Selon un rapport préliminaire du ministère de la Sécurité intérieure communiqué au Congrès et consulté par plusieurs médias, deux agents fédéraux ont fait usage de leurs armes à feu lors de l’altercation qui a coûté la vie à Alex Pretti, à Minneapolis ce week-end.
Le document, établi dans le cadre de l’enquête initiale des services des douanes et de la protection des frontières (CBP) sur cette fusillade, précise qu’au cours d’une lutte au sol entre Alex Pretti et les agents, l’un des officiers a averti à plusieurs reprises qu’il pensait que l’homme était armé. Peu après ces avertissements, deux agents ont tiré, alors que la confrontation se déroulait à proximité du sol.
Source: AFP
Un blessé en Arizona après des tirs de la police aux frontières
Un homme a été blessé après des tirs impliquant la police aux frontières américaines (CBP), en Arizona, Etat américain frontalier avec le Mexique, ont annoncé les autorités locales mardi. Ces tirs interviennent dans un contexte de vives tensions aux Etats-Unis autour des opérations anti-immigration de l'administration Trump, dénoncées comme brutales et ayant conduit à la mort de deux manifestants tués par balles par des agents fédéraux.
Selon le shérif local Chris Nanos, un homme de 34 ans, Patrick Gary Schlegel, a été blessé après un échange de tirs avec les agents de la CBP à environ 16 kilomètres de la frontière avec le Mexique. «Son état est grave mais stable», a ajouté Chris Nanos, qui a précisé que l'homme était suspecté de trafic d'être humain.
Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans, a été tué par balles samedi à Minneapolis par des agents de la CBP lors d'une manifestation contre des opérations antimigrants. Sa mort est survenue moins de trois semaines après celle de Renee Good, une Américaine également âgée de 37 ans, tuée par balle le 7 janvier dans cette même ville du nord des Etats-Unis par un agent de ICE.
Source: AFP
Blocage temporaire de l'expulsion d'un enfant de 5 ans
Un juge a temporairement bloqué l'expulsion hors des Etats-Unis d'un garçon de 5 ans arrêté avec son père la semaine dernière dans le Minnesota et devenu depuis l'un des symboles des méthodes dénoncées comme brutales de la police américaine de l'immigration.
«Toute expulsion ou transfert» de l'enfant et son père sont interdits tant que ceux-ci contestent leur détention «et jusqu'à nouvel ordre» de la justice, a décidé lundi le juge Fred Biery, du tribunal fédéral de San Antonio, au Texas, où ils sont détenus. Liam Conejo Ramos et son père Adrian Conejo Arias, originaire d'Equateur et présenté comme clandestin, ont été arrêtés le 20 janvier.
Leur cas a suscité une vague d'indignation après qu'une photo montrant le garçonnet apeuré, coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, est devenue virale. Deux versions s'opposent concernant sa prise en charge par la police de l'immigration.
Selon une représentante du réseau scolaire que l'enfant fréquentait, il a été utilisé comme «appât», forcé de frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s'y trouvaient. Les autorités fédérales affirment au contraire qu'il a été récupéré devant chez lui après que son père eut pris la fuite.
Source: AFP
La mort de Renee Good et d'Alex Pretti fait peser un risque de nouveau «shutdown»
Confronté en octobre à la paralysie budgétaire la plus longue de l'histoire des Etats-Unis, Donald Trump encourt le risque d'un nouveau «shutdown», les démocrates étant déterminés à l'empêcher de financer sa lutte contre l'immigration après la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux à Minneapolis.
Jusqu'au week-end dernier, le président américain et les principaux responsables républicains au Congrès semblaient proches de faire voter le reste du budget fédéral pour l'année fiscale 2026. L'obstacle de la Chambre des représentants était déjà passé et les sénateurs républicains étaient plutôt confiants quant à la possibilité de convaincre suffisamment de démocrates à voter en ce sens avant la date limite, vendredi prochain.
Mais la mort samedi d'Alex Pretti, deuxième victime de la police fédérale à Minneapolis (Nord) ce mois-ci, a rebattu les cartes et pourrait désormais faire de nouveau basculer le gouvernement fédéral dans la paralysie budgétaire. Le décès de cet infirmier de 37 ans sous les tirs d'agents fédéraux est en effet devenu un symbole de la politique migratoire répressive menée par le gouvernement, provoquant de très vives réactions.
Un nouveau «shutdown» aurait des conséquences pour de nombreux ministères, de la santé à la défense, en passant par les transports ou le logement mais, surtout, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépendent la police de l'immigration (ICE) et l'Agence de protection des douanes et frontières (CBP).
Source: AFP
Le basketteur français Wembanyama «horrifié» par les meurtres de l'ICE
Le joueur français de la NBA Victor Wembanyama s'est dit mardi «horrifié» par la mort de deux citoyens américains, tués à Minneapolis (nord) par des tirs d'agents fédéraux en marge des opérations anti-immigration lancée par Donald Trump.
«Je vois les informations et suis horrifié», a répondu le pivot des San Antonio Spurs, interrogé en marge de l'entraînement de son équipe. Il a jugé «dingue que des personnes tentent de faire comme si assassiner des civils était quelque chose d'acceptable», alors que certains dans le gouvernement américain ont défendu les agents concernés.
Wembanyama mesure ses propos
La star française s'est cependant montrée prudente: «Dire tout ce que j'ai en tête aurait un coût trop élevé pour moi actuellement, je ne préfère donc pas entrer dans les détails.» «Je suis un étranger qui vit dans ce pays, je suis inquiet, c'est certain», a ajouté Victor Wembanyama, qui a assuré que cela expliquait en partie son hésitation à s'exprimer plus avant sur le sujet.
En pointe lors des manifestations «Black Lives Matter» durant le premier mandat de Donald Trump, le monde de la NBA s'était d'abord montré plutôt discret sur la situation à Minneapolis, ne réagissant quasiment pas après le décès le 7 janvier d'une première Américaine à Minneapolis, Renee Good, 37 ans, tuée par les tirs d'un agent fédéral.
Mais le décès samedi d'Alex Pretti, également tué par des tirs d'agents fédéraux et dont des vidéos de la mort ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, a suscité la réaction de plusieurs joueurs majeurs, à l'image du meneur des Indiana Pacers, Tyrese Haliburton, pour lequel cet infirmier de 37 ans «a été assassiné».
Source: AFP
L'Equateur affirme qu'un agent de la police américaine de l'immigration a tenté d'entrer dans son consulat de Minneapolis
Le ministère des Affaires étrangères de l'Equateur a dénoncé mardi une tentative d'incursion d'un agent de la police américaine de l'immigration dans son consulat à Minneapolis, sur fond de tensions autour des descentes ordonnées par l'administration Trump.
Le gouvernement de Daniel Noboa, l'un des plus proches alliés de Washington en Amérique latine, a adressé une note de protestation à l'ambassade des Etats-Unis à Quito à propos de cet événement, a indiqué le ministère dans un communiqué. Des fonctionnaires du consulat «ont empêché l'entrée de l'officier» de l'ICE mardi matin pour protéger «les Équatoriens qui se trouvaient alors dans le siège consulaire», a-t-il précisé.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage dissimulé tenter de pénétrer dans le bâtiment, tandis qu'un fonctionnaire l'avertit qu'il n'y est pas autorisé. Le ministère demande à ce que «des actes de cette nature ne se reproduisent dans aucun des bureaux consulaires de l'Equateur aux Etats-Unis».
La semaine dernière, une photo montrant un enfant équatorien de 5 ans apeuré, escorté par un agent de l'ICE qui le tenait par son sac à dos Spiderman, a fait le tour du monde et attisé les protestations. Un juge a temporairement bloqué l'expulsion hors des Etats-Unis du jeune garçon arrêté avec son père, «jusqu'à nouvel ordre».
Source: AFP
Des agents de l'ICE viendront en mission aux JO en Italie
Des agents de la police américaine de l'immigration (ICE) viendront en mission en Italie pour les Jeux olympiques d'hiver (6-22 février), a indiqué mardi un porte-parole à l'AFP.
«Aux Jeux olympiques, le service de sécurité intérieure (HSI) de l'ICE soutiendra le Service de sécurité diplomatique du département d'Etat américain, ainsi que le pays hôte, afin d'évaluer et d'atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales», a déclaré l'agence dans un communiqué.
Source: AFP
Le gouverneur démocrate de Californie lance une enquête sur TikTok
Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a annoncé lundi qu'il lançait une enquête sur TikTok après des plaintes d'utilisateurs affirmant que l'application avait censuré des contenus critiquant Donald Trump en lien avec les incidents survenus à Minneapolis où un infirmier de 37 ans a été tué par la police.
TikTok, qui compte 200 millions d'utilisateurs aux États-Unis, est désormais sous contrôle américain. Des utilisateurs de l'application qui tentaient ce week-end de poster des vidéos sur la mort d'Alex Pretti se sont heurtés à des difficultés comme l'impossibilité de publier, un nombre de vues inférieur aux attentes ou des vidéos soumises à une modération.
Le journaliste spécialisé David Leavitt a écrit sur son compte X que «TikTok a commencé à censurer les contenus anti-Trump et anti-ICE», la police anti-immigration. Pour appuyer ses accusations, il a partagé une capture d'écran de vidéos sur son profil qui avaient été signalées comme «non éligible à la recommandation». Il s'agit de vidéos montrant des manifestants ou Donald Trump. Cette publication a cumulé plus de deux millions de vues.
L'artiste Billie Eilish a également publié un message sur Instagram affirmant que TikTok censurait les contenus liés à l'ICE. Dans une story Instagram publiée lundi, Eilish a écrit: «TikTok fait taire les gens, au fait...»
Source: ATS