Albert Bovard, ancêtre de Louis Philippe Bovard, a également participé au spectacle mythique de la Fête des Vignerons en 1905. Il y incarnait le rôle de Bacchus. Le décor s’inspirait du temple antique de Louxor. Le jeune homme, vêtu d’une peau de léopard, a marqué les esprits.
C’est ainsi qu’est née l’étiquette de style «jungien» qui caractérise encore aujourd’hui le vin emblématique de Bovard. Le nom de Médinette est, lui, dérivé du temple de Deir el-Medineh. En 1907, le grand-père de Louis Philippe Bovard a déposé la marque.
Le Dézaley, un terroir très particulier
Les raisins utilisés pour la Médinette proviennent d’un vignoble de quatre hectares situé au sud de la commune de Puidoux. Les ceps de chasselas s’enracinent dans des sols graveleux reposant sur une couche dure de nagelfluh.
Ils sont cultivés selon le système dit du gobelet, c’est-à-dire en port libre, sans structure de fils. La densité de plantation est très élevée, avec plus de 10’000 pieds par hectare. Le vin est ensuite élevé en fûts de bois pendant environ une année.
Expressif et de longue garde
Les vins issus du terroir du Dézaley – qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO à Lavaux – sont réputés pour leur potentiel de garde. Une caractéristique rarement attribuée aux vins blancs de chasselas. Les spécificités des quelque 50 hectares nuancent toutefois cette règle.
Qu’il soit dégusté jeune ou à maturité, le Dézaley figure parmi les vins blancs les plus expressifs de Suisse. Grâce à sa richesse et à sa complexité, il accompagne aussi parfaitement les repas. Jérôme Aké Béda, sommelier au Châlet du Mont-Pèlerin et co-auteur du livre «Les 99 chasselas à boire avant de mourir», le décrit comme un TGV, un très grand vin.