Garder son sang-froid aux championnats du monde des métiers et donner le meilleur de soi-même demande bien plus que du talent. Pour les jeunes, un tel engagement signifie de mettre au second plan durant plusieurs mois les sorties et parfois même la vie personnelle. Il faut aussi pouvoir compter sur des suppérieurs qui les soutiennent pleinement.
«Un tel succès ne tombe pas du ciel», sait Fina Niebergall (22 ans), originaire de Zurich. Fin septembre, elle a remporté la médaille d’or aux WorldSkills de Shanghai, dans la discipline «Réception d’hôtel». La jeune professionnelle, qui travaille au prestigieux hôtel La Réserve à Zurich, a mené sa préparation en parallèle de son activité professionnelle, consacrant la majeure partie de son temps libre à l’entraînement. «Quand on participe à une telle compétition, on n’y va pas pour passer deux semaines de vacances. Nous étions en mission.»
Dans un hôtel fictif, Fina Niebergall a dû relever, devant les caméras, le jury et le public, des jeux de rôle improvisés et un chaos de réservations. La pression était immense. «Nous ne savions jamais quel scénario allait être évalué. Il fallait donner le meilleur de soi à chaque instant.»
Les WorldSkills ont aussi exigé le maximum de Matthias Steiner (21 ans), de Lyssach BE. Il a investi environ 1000 heures d’entraînement avant le départ pour le métier «Sanitaire et chauffage». À Shanghai, il a dû, pendant quatre jours et sous une pression temporelle énorme, sertir des tuyaux en cuivre, monter des douches et venir à bout des exercices sous la pression d'un rythme éfréné. Le plus grand défi sur place? «La nourriture chinoise!», rit Steiner.
Quand tout le personnel vibre avec eux
À Shanghai, Matthias Steiner a reçu le soutien de son patron. Roman Baumberger, directeur de Bill Haustechnik AG, a suivi la compétition en direct, le cœur battant. «J’étais incroyablement fier du calme et de la maîtrise avec lesquels Matthias a mené tout cela à bien», s’enthousiasme Baumberger. Le mot «or» était absolument tabou pendant la compétition. «Ce n’est que le dernier jour que nous l’avons prononcé. Nous avons alors compris qu’il pouvait décrocher le titre.»
L’aventure des WorldSkills a aussi suscité beaucoup d’enthousiasme dans l’entreprise et renforcé la cohésion de l’équipe. Quand Matthias Steiner est rentré de Chine, toute l’équipe l’attendait à l’aéroport de Zurich. Quelques jours plus tard, une grande fête avec 250 personnes, nourriture et boissons s’est tenue dans son village de Lyssach. «C’était comme une fête de village», s’enthousiasme le champion du monde.
Anna-Lena Körner, supérieure de Fina Niebergall, confirme l'importance de cette expérience pour la cohésion de groupe. «Ce succès appartient en partie à toute l’entreprise. L’équipe a allégé la charge de Fina, repris ses services et s’est entraînée avec elle aux jeux de rôle après le travail.»
Toutes les entreprises ne peuvent pas soutenir une apprentie ou un collaborateur à ce point, pendant des mois, pour des entraînements et des compétitions. Le temps et l’organisation nécessaires sont considérables. Beaucoup d’entreprises y voient pourtant un investissement dans le développement de leurs talents et dans leur attractivité comme entreprise formatrice.
La formation professionnelle et la diversité des métiers constituent un facteur essentiel de réussite pour la place économique suisse. Afin que les jeunes puissent découvrir et développer tout leur potentiel dans le monde professionnel, UBS s'engage sur les plateformes de SwissSkills avec pour objectif de renforcer durablement l'excellence de la formation et de l'exercice des métiers en Suisse.
Cela inclut le soutien à l'équipe nationale professionnelle SwissSkills. Ses membres bénéficient d'un accompagnement dans leur préparation aux compétitions internationales, comme les WorldSkills 2026 à Shanghai, et démontrent la force du système de formation professionnelle suisse sur la scène internationale.
Ringier Médias Suisse est partenaire média officiel de SwissSkills.
La formation professionnelle et la diversité des métiers constituent un facteur essentiel de réussite pour la place économique suisse. Afin que les jeunes puissent découvrir et développer tout leur potentiel dans le monde professionnel, UBS s'engage sur les plateformes de SwissSkills avec pour objectif de renforcer durablement l'excellence de la formation et de l'exercice des métiers en Suisse.
Cela inclut le soutien à l'équipe nationale professionnelle SwissSkills. Ses membres bénéficient d'un accompagnement dans leur préparation aux compétitions internationales, comme les WorldSkills 2026 à Shanghai, et démontrent la force du système de formation professionnelle suisse sur la scène internationale.
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Plus de visibilité pour les métiers de l’apprentissage
Pour les entreprises, l’engagement dans de telles compétitions va bien au-delà du simple team building. Les métiers manuels et de la gastronomie sont confrontés à une importante pénurie de personnel. «Nous avons été très exposés dans les médias et avons reçu d’innombrables félicitations de nos clientes et clients», raconte Baumberger. Il est convaincu que de tels succès peuvent donner aux jeunes l’envie de se tourner vers les métiers manuels. «Les apprentis admirent Matthias et veulent l’imiter. C’est formidable qu’un métier manuel suscite des retours aussi positifs», ajoute Baumberger. «Cela montre aux jeunes qu’on peut aussi atteindre les sommets dans l’artisanat.»
L’entreprise profite en outre durablement des nouvelles compétences de son champion du monde. «Participer aux championnats du monde des métiers, c’est acquérir une expérience de vie. On apprend à fonctionner sous une pression extrême. Il faut sinon des années d’expérience professionnelle pour y parvenir.»
Une culture d’entreprise où les talents peuvent grandir
L’hôtel La Réserve tire lui aussi une grande valeur ajoutée du triomphe de Fina Niebergall. Pour sa supérieure Anna-Lena Körner, ce succès prouve que les talents d’exception ont besoin d’une culture d’entreprise moderne pour s’épanouir. «Il ne faut pas s’accrocher rigidement aux hiérarchies. Il faut donner tôt des responsabilités et cultiver une culture positive de l’erreur», souligne-t-elle. «On n’apprend de ses erreurs que si on a le droit d’en faire.»
Pour Fina Niebergall aussi, la médaille d’or est bien plus qu’un trophée personnel. «C’est un signal fort pour la formation professionnelle suisse», affirme la jeune femme de 22 ans. La Zurichoise, spécialiste en communication hôtelière, a découvert tous les services de l’hôtel de A à Z. «Le système dual transmet des compétences pratiques dont la qualité et la profondeur sont comparables à celles de nombreuses filières académiques.»
Et pour les deux champions de leur métier, que réserve la suite? Tous deux souhaitent poursuivre leur carrière dans leur branche, preuve de la durabilité des effets de l’expérience des WorldSkills. Alors que Fina Niebergall veut élargir ses horizons vers le revenue management et la finance, Matthias Steiner s’accorde une pause bien méritée avant sa formation continue de chef monteur l’an prochain.
Cette contribution a été créée par le Ringier Brand Studio sur mandat d'un client. Le contenu a été préparé sur le plan rédactionnel et répond aux exigences de qualité de Ringier.
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