Un championnat du monde de hockey féminin en novembre? C'est une première. Jusqu'à présent, la compétition se déroulait toujours au printemps. Cela entraînait toutefois des conflits de calendrier avec la Professional Women’s Hockey League (PWHL), la ligue professionnelle nord-américaine qui réunit l'essentiel des joueuses de l'équipe nationale du Canada et des États-Unis. Lors de 23 des 24 précédents championnats du monde, les deux nations se sont affrontées en finale.
En 2026, le Mondial aura donc lieu en novembre, juste avant le début de la saison de la PWHL. La Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) espère ainsi attirer davantage l'attention sur le hockey féminin et rendre la concurrence internationale plus attractive. Le fait que la fédération internationale réponde au souhait de la PWHL en dit long sur le rayonnement et la puissance de cette ligue.
Le hockey sur glace ne connaît pas de genre, seulement la passion. En tant que partenaire principal de la PostFinance Women’s League et de la National League, PostFinance s’engage en faveur d’un hockey sur glace suisse qui enthousiasme, évolue et permet aux talents de grandir.
Depuis 25 ans, les Top Scorer de PostFinance chassent les points et ont déjà récolté plus de 8 millions de francs pour la relève. Ainsi, la passion sur la glace devient un investissement dans l’avenir du hockey sur glace suisse.
Le hockey sur glace ne connaît pas de genre, seulement la passion. En tant que partenaire principal de la PostFinance Women’s League et de la National League, PostFinance s’engage en faveur d’un hockey sur glace suisse qui enthousiasme, évolue et permet aux talents de grandir.
Depuis 25 ans, les Top Scorer de PostFinance chassent les points et ont déjà récolté plus de 8 millions de francs pour la relève. Ainsi, la passion sur la glace devient un investissement dans l’avenir du hockey sur glace suisse.
Fondée en 2023, la PWHL a débuté en janvier 2024 avec six équipes pour sa première saison. Pour sa quatrième saison, en 2026/27, la ligue passera à douze équipes. La saison dernière, la moyenne de spectateurs a dépassé les 9'000 par match et les ventes de produits dérivés ont doublé. Depuis sa création, la PWHL est financée et commercialisée de manière centralisée. Elle appartient au Mark Walter Group, dirigé par l'investisseur milliardaire du même nom. Le produit est désormais si attractif que deux entreprises ont investi environ 100 millions de dollars en tant qu'investisseurs externes. Le manager de la ligue Stan Kasten a déclaré au «Washington Post» que les investisseurs externes et une expansion à douze équipes n'étaient attendus qu'après dix à douze ans : «Nous y sommes déjà après deux ans et demi.»
Le modèle à succès de la PWHL: quelles sont les raisons de son ascension fulgurante ?
Portée
La PWHL a fortement accru sa présence sur les plateformes numériques. Elle rend ses matchs accessibles gratuitement en direct sur YouTube. Des matchs de la ligue sont régulièrement disputés dans des villes qui n'avaient encore jamais été en contact avec le hockey féminin. De plus, les collaborations contribuent à sa visibilité: les poupées Barbie joueuses de hockey attirent davantage l'attention sur le hockey féminin et une partie des recettes est également investie dans la formation de la relève.
Relève
La PWHL investit dans des camps d'initiation, des programmes de soutien pour les filles et un programme de mentorat. 120 jeunes sont directement accompagnées par des joueuses de la PWHL qui leur servent de mentores. Les échanges portent sur la confiance en soi, la santé mentale et le développement sportif. Le programme s'adresse spécifiquement aux filles à un âge où beaucoup abandonnent leur activité sportive. Des joueuses de la PWHL participent à de nombreux événements consacrés à la relève. Cela les rend visibles comme modèles.
Valeurs
Une étude publiée dans la revue «International Review for the Sociology of Sport» montre que les contributions en faveur de la justice sociale suscitent une résonance particulièrement forte chez les fans. Ceux-ci s'identifient à des valeurs telles que la promotion des femmes, l'inclusion et un environnement exempt de discrimination.
Qualité
De nombreuses joueuses parmi les meilleures du monde évoluent dans la PWHL, dans des conditions professionnelles. La convention collective de la ligue fixe des salaires minimaux. Pour la saison 2025/26, un salaire de base moyen équivalant à 48'500 francs par joueuse (moyenne par équipe) était prescrit. Le salaire minimum s'élevait à près de 31'000 francs. Le contrat réglemente également les prestations d'assurance ainsi que la protection en cas de grossesse et le congé parental payé.
Alina Müller au cœur de l'action
Une Suissesse vit cette ascension de très près: Alina Müller. L'attaquante de 28 ans a joué pour Boston lors des trois premières saisons de la PWHL. Elle évolue désormais avec la nouvelle équipe canadienne de Hamilton. La ligue est remarquablement bien commercialisée, estime Alina Müller. «La proximité avec les fans et leur forte identification aux valeurs de la ligue sont des raisons importantes de cette croissance rapide.» Chaque joueuse doit participer à au moins dix activités communautaires par saison, notamment des visites dans des écoles et des hôpitaux. «Je vois toujours à quel point ces rencontres comptent pour les femmes de différentes générations: c'est particulièrement beau.»
Pour l'internationale suisse, la perspective sportive est déterminante: la qualité et le professionnalisme des entraîneurs et du personnel d'encadrement ont énormément progressé, affirme Müller, «notamment grâce à la collaboration avec la NHL. Nous utilisons les infrastructures existantes et profitons de coaches ayant une expérience en NHL.» La présence médiatique est également importante: «Les résultats et les meilleurs moments de notre ligue sont intégrés à la couverture d'autres ligues sportives majeures. En Suisse, le hockey féminin est davantage séparé médiatiquement du hockey masculin.»
Ce que la Suisse peut apprendre
Alina Müller est consciente que la PWHL et la PostFinance Women’s League ne sont que partiellement comparables en raison de leurs conditions différentes. «Il existe néanmoins des approches dont nous pouvons nous inspirer», explique Melanie Häfliger, responsable du hockey féminin chez Swiss Ice Hockey. Âgée de 44 ans, elle a autrefois joué chez les femmes du ZSC avant de devenir entraîneuse de la sélection suisse des moins de 18 ans. Depuis le printemps, elle assume la responsabilité globale du développement du hockey féminin helvétique. «Pour nous, une collaboration étroite entre la fédération et les clubs est essentielle afin de continuer à développer ensemble la commercialisation et la visibilité de la ligue.»
Melanie Häfliger considère comme essentiel de renforcer le profil des joueuses, comme le fait la PWHL: «Nous voulons positionner encore davantage les joueuses comme des personnalités, des modèles et des ambassadrices. Elles peuvent contribuer, sur leurs canaux de réseaux sociaux, à accroître encore la portée de la PostFinance Women’s League.» L'ancienne internationale voit le plus grand potentiel d'apprentissage auprès de la PWHL dans la formation de la relève. Il existe un fonds de développement pour les filles et celles-ci peuvent désormais participer à la Junior Women’s League au niveau M16. «Un programme de mentorat avec des joueuses de l'équipe nationale serait un complément intéressant.» Pour cela, il faut que les filles trouvent dans leurs clubs un environnement «dans lequel elles se sentent bien et peuvent progresser».
Pour que la PostFinance Women’s League puisse adapter plus précisément les mesures de la PWHL, des étapes de développement sont d'abord nécessaires en matière de collaboration et d'infrastructure. Melanie Häfliger explique: «Tous les clubs n'ont pas suffisamment de joueuses pour constituer leur propre équipe féminine junior. Notre objectif est de renforcer les coopérations entre les clubs, d'améliorer les conditions de formation et de montrer aux joueuses une voie de développement claire, de la relève jusqu'aux équipes nationales.»
Un pont entre la PWHL et l'Europe
Alina Müller propose finalement une collaboration basée sur le principe des équipes formatrices: «Les joueuses qui ne parviennent pas encore à intégrer la ligue professionnelle pourraient acquérir de l'expérience et assumer des responsabilités dans un club suisse.» Cela permettrait également de trouver des solutions à court terme si une joueuse était écartée juste avant le début de la saison de la PWHL en décembre. Dans de nombreux domaines, la PWHL a pris une longueur d'avance sur la concurrence européenne. Le fait que les Suissesses ne se soient inclinées que 1-2 face aux Canadiennes en demi-finale olympique en février 2026 montre toutefois qu'elles sont également compétitives face à l'élite mondiale. Pour le hockey féminin suisse, le défi reste de garder le contact: l'express de la PWHL n'attend pas.
Cette contribution a été créée par le Ringier Brand Studio sur mandat d'un client. Le contenu a été préparé sur le plan rédactionnel et répond aux exigences de qualité de Ringier.
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