Le récent démenti concernant les activités de Nestlé en Russie n'a pas été concerté avec le siège du groupe à Vevey, rapporte la «NZZ». Les déclarations de la filiale russe de Nestlé reflètent la position de l’administration judiciaire mise en place par la Russie.
Le siège du groupe a déjà perdu le contrôle de ses six usines en Russie, dont les actifs ont été transférés à une société russe selon un décret du président Vladimir Poutine. Nestlé n’y a toutefois pas abandonné ses activités et examine actuellement les options qui s’offrent à elle.
Une vente forcée est envisageable
Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) soutiennent le groupe par voie diplomatique. L’objectif est de permettre à Nestlé d’exposer son point de vue aux autorités russes et d’œuvrer à la levée de l’administration judiciaire.
Selon les experts, des actions en justice ou un retrait de Russie constituent des options possibles. Une vente forcée, à l’instar de celle subie par son concurrent français Danone, est également envisageable.