Les loups devraient pouvoir être abattus lorsque leur population atteint un certain seuil en Suisse. Le Conseil national a adopté jeudi une motion du Consel des Etats élargissant encore davantage le tir du loup de même teneur qu'une motion du National déjà validée.
La population de loups a connu une croissance exponentielle ces dernières années, passant d'une dizaine en 2010 à plus de 300 aujourd'hui, répartis en plus de 30 meutes, a déclaré Monika Rüegger (UDC/OW) au nom de la commission.
Bras de fer entre gauche et droite
Les conséquences sur les élevages de montagne et sur la population sont dramatiques. Les loups doivent donc être tirés si leur nombre dépasse un certain seuil. Ce sans formalité administrative, a complété Christine Buillard-Marbach (Centre/FR) pour la commission.
Certains alpages partent à l'abandon, a indiqué la Fribourgeoise. Ils ne sont plus exploités en raison des attaques de loups.
Pour la gauche, le dispositif actuel de régulation des loups prévoit déjà de nombreux nouveaux outils, dont l’efficacité doit encore être évaluée. Selon elle, il existe en outre d’autres mesures efficaces, par exemple un soutien accru à l’économie alpestre ou l’accélération des procédures d’autorisation de tir.
«Plus de régulation n'est pas nécessaire», a lancé Hasan Candan (PS/LU). Malgré l'augmentation de la population de loups, le nombre d'attaques est en diminution. C'est une protection efficace des troupeaux qui fait la différence.
Le Conseil fédéral était favorable au texte.