«Je n'ai jamais rien vu de tel», confie à Blick une habitante de Sargans, abasourdie. Devant la porte de cette Saint-Galloise, une véritable invasion de chenilles s'est développée.
Mardi dernier, elle a remarqué les premières chenilles dehors. «Au début, il y en avait peut-être des centaines, puis leur nombre n’a cessé d’augmenter», raconte-t-elle. Au moment de notre appel samedi, on en comptait déjà plusieurs milliers. «C'est horrible. Dès que j'ouvre la porte et que je sors de chez moi, je tombe sur une chenille!», déplore cette femme.
« Elles s'introduisent dans les maisons »
Sur les images qu'elle a immortalisées, on voit les chenilles ramper dans la rue. Mais ce n'est pas tout: «Ces bestioles grimpent le long des murs des maisons et entrent même à l’intérieur.»
Désemparée, elle a appelé la police. Celle-ci lui a conseillé de se rendre à la succursale Landi la plus proche, où elle pourrait obtenir des conseils pour éliminer ces bêtes. «Le vendeur m’a expliqué qu’il existait des insectes utiles permettant de les combattre. Mais cela n'était possible qu'entre juin et août.»
«Elles disparaissent d’elles-mêmes»
Interrogé par Blick, le Centre agricole de Saint-Gall explique que la commune l’a alerté lundi matin au sujet de ce problème. Il s’agit de chenilles de noctuelles, précise Daniela Büchel, responsable du département des grandes cultures et des cultures spécialisées.
Les chenilles de noctuelles sont les larves de papillons de la famille des Noctuidae. Elles peuvent s’attaquer aux légumes, aux plantes ornementales et aux arbres fruitiers, principalement durant la nuit. La raison précise de leur prolifération reste toutefois inconnue.
Les périodes chaudes et sèches pourraient favoriser leur développement. «Selon les années, elles peuvent se multiplier massivement et localement, avant de disparaître généralement par la suite. C’est un phénomène que nous observons régulièrement dans l’agriculture», explique Daniela Büchel. «Dans les jardins, il est possible de les ramasser à la main ou de protéger les plantes à l’aide de filets afin de limiter les dégâts causés par leur alimentation.»