Les finances de l'hôpital sous pression
La mise en place de Tardoc pousse Vaud à avancer plus de 400 millions au CHUV

L’Etat de Vaud a avancé 427 millions de francs au CHUV au 30 septembre, afin de compenser des retards de facturation liés à Tardoc et à un nouveau logiciel. L’opération doit éviter une rupture de paiement et coûter 2,1 millions à l’hôpital.
Photo: Keystone
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ATS Agence télégraphique suisse

Un retard de facturation, dû à l'introduction au début 2026 du nouveau modèle tarifaire ambulatoire Tardoc, a conduit l'Etat de Vaud à avancer plus 400 millions de francs au CHUV afin d'éviter la rupture du paiement des salaires et des charges d’exploitation. Cette perfusion financière devrait coûter environ deux millions de francs à l'hôpital universitaire.

Au 30 septembre dernier, «les avances de trésorerie de l’Etat au CHUV (...) se sont élevées à 427 millions de francs. Elles sont supérieures de 305 millions de francs aux avances réalisées en 2025 à cette même date», a indiqué lundi le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) à Keystone-ATS. Il confirmait une information parue dans les colonnes du Temps.

Vaud puise dans sa trésorerie

Si un retard de facturation en raison de l'introduction de Tardoc est «commun à tous les hôpitaux» en cette année 2026, le changement, au même moment, d'un logiciel de facturation au CHUV a accentué le problème pour l'hôpital vaudois. «Le CHUV travaille d’arrache-pied; les mesures prises récemment ont permis d’atteindre une vitesse de facturation qui devrait régler la situation d’ici la fin de l’année», assure le département de Roger Nordmann.

Pour financer ces avances, le canton puise dans sa propre trésorerie, sans recourir à l'emprunt, et applique un taux d’intérêt de 1% au CHUV. A la fin du 3e trimestre 2026, l'estimation des intérêts cumulés s'élève à 2,1 millions de francs pour l'hôpital universitaire, relève encore le DSAS.

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