Il plaide pour le dialogue
A l'ONU, Guy Parmelin appelle à surmonter les obstacles

A l'ONU mardi, Guy Parmelin a exhorté les dirigeants mondiaux à prouver que «la coopération demeure possible». Il a plaidé pour le dialogue et un multilatéralisme fort face aux tensions géopolitiques croissantes.
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Guy Parmelin s'est exprimé à l'ONU à New York.
Photo: EPA
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ATS Agence télégraphique suisse

Guy Parmelin a appelé mardi les chefs d'Etat et de gouvernement présents à l'ONU à «montrer que la coopération demeure possible». «La Suisse, pays de montagnes, de vallées et de langues différentes, a appris à surmonter ce qui nous sépare», a-t-il déclaré.

«Une frontière naturelle peut aussi devenir un lieu de passage», a déclaré le président de la Confédération devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York. «Notre expérience nous a appris que le dialogue n'est pas un signe de faiblesse.»

La coopération n’impose pas ses valeurs ou un modèle unique. Elle est utile quand elle crée des partenariats, facilite le partage des connaissances et renforce la capacité de chacun à agir par lui-même. «Il s'agit moins de faire pour autrui que de faire avec lui», a déclaré M. Parmelin.

Le monde à un tournant

Cette expérience peut s’appliquer au monde, qui se trouve à «un moment de bascule», a dit le ministre des finances. «Les principes les plus fondamentaux de la Charte des Nations Unies - l'interdiction du recours à la force, le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale - sont ouvertement violés», a-t-il déploré.

Et de plaider pour un retour au multilatéralisme. «Il s'agit de savoir si les relations entre les Etats continueront d'être régies par des règles communes - ou si elles dépendront toujours davantage du poids et de la puissance de chacun», a déclaré M. Parmelin.

Le protectionnisme contre l'économie

La perte de confiance entre les nations dépasse le cadre de la paix et de la sécurité. L'économie mondiale est aussi touchée: «Le protectionnisme progresse. Des chaînes d'approvisionnement construites au fil de décennies d'interdépendance se réorganisent ou se fragmentent sous l'effet des tensions géopolitiques», a déclaré le président de la Confédération.

A ses yeux, la résilience économique exige de diversifier les relations, de créer de nouveaux partenariats et de maintenir aussi ouverts que possible les échanges entre les différentes régions du monde.

Promotion de Genève

La Suisse, en tant que pays neutre, continue d’offrir ses bons offices et de créer un espace propice aux échanges. Genève est l’un de ces espaces. «La Suisse continuera, en tant qu’Etat hôte, à veiller à ce que Genève demeure ouverte, accessible et inclusive, pour les grands Etats comme pour les petits, pour le Nord comme pour le Sud», a déclaré M. Parmelin.

Il a évoqué le sommet sur l’intelligence artificielle qui se tiendra à Genève les 21 et 22 juin 2027 sous la devise «Bridging Innovation and Trust» - créer un lien entre innovation et confiance. Deux notions qui doivent avancer ensemble, selon le Vaudois.

L’intelligence artificielle montre clairement une chose, a déclaré le président de la Confédération: «Certaines transformations sont devenues si profondes et si rapides qu'aucun Etat ne peut, à lui seul, en maîtriser toutes les conséquences. Nous avons besoin d'institutions capables de traiter ce qui dépasse les frontières. Nous avons besoin du multilatéralisme.»

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